Zabou the terrible

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - Etincelles

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi, juillet 10 2019

Quelles cloches

http://img.over-blog-kiwi.com/1/21/39/61/20170823/ob_8cf385_cloches.png

La messe et les vacances, c'est toujours une grande histoire... En France, il y a un truc sensationnel qui s'appelle Messe info - certes, quand la dite "info" est renseignée - qui permet de trouver tout plein de messes (dans l'idéal) autour de son lieu de villégiature. D'accord, ça, c'est le cas dans lequel tout va bien. 

Alors, imaginez-vous maintenant en voyage itinérant à l'étranger avec des non-messalisants dans un coin dont vous ne parvenez pas à trouver le site internet de la paroisse, le tout dans un planning serré dans lequel vous n'avez pas votre marge de liberté... c'est moins sympa tout de suite, non ? Que faire ? 

Pas question de sécher : si j'en avais les moyens matériels concrets, la messe, ce serait vraiment tous les jours et pas "la messe en semaine quand les horaires sont compatibles avec ceux du travail" parce que j'aime profondément ce moment d'une part, d'autre part parce qu'il est vital pour nourrir ma vie de consacrée. Et là, ce n'était pas la question d'une messe de semaine, c'était la question de la messe dominicale. 

J'étais donc assez embêtée samedi en fin de journée : il allait me falloir dénicher une église en espérant que les horaires seraient affichés et ne gêneraient en rien personne le lendemain. C'était sans compter sur la Providence et sur ses cloches... 17h45 : une volée de cloches bien caractéristique ! Chrétiens, venez prier ! Chrétiens, venez participer à ce moment où le ciel s'unit si spécialement à notre terre ! "Oh ! Je vous laisse, je vais à la messe" : l'église n'apparaissait pas sur l'application, je me suis guidée au son pour finalement arriver dans une petite chapelle avec une vingtaine de personnes. Je ne connaissais personne, je ne parlais pas la langue mais je venais retrouver des frères et des soeurs alors je leur ai souri... et nous avons prié ensemble, et nous nous sommes nourris de la Parole du Seigneur et de Son corps. C'était simple mais c'était, comme toujours, extraordinaire. 

Quand certains râlent contre le son des cloches, peut-être devraient-ils davantage se laisser interpeler par celles-ci pour leur bien ? Se faire sonner les cloches ainsi, ça fait toujours du bien ! :-) 

 

samedi, juin 22 2019

Comme une douce ondée de vie

 

 

            Ils sont jeunes, ils chantent en chœur pour la fête de la musique dans ce lieu de croisements de vies qu’est le hall d’un hôpital. 

 

            Il y a là quelques blouses blanches, peut-être venues égayer la pause trop courte de leur emploi du temps surchargé. 

            Il y a là des officiels venus moitié par devoir pour certains, moitié par plaisir pour d’autres. Ils sont venus aussi serrer quelques mains, prendre des photos, alimenter leur compte officiel certifié. 

            Il y a là des passants de tous les âges, il y a là des patients de tous les âges. 

 

            Les élèves chantent, la magie opère et l’ambiance naît dans ce lieu souvent plus triste qu’à son tour. Des sourires naissent sur les visages auparavant fermés, certains s’animent et tapent des mains : comme une joie, une allégresse qui se communique grâce à la musique chantée et surtout partagée à plusieurs. Il est l’heure de la fête. 

 

            Une petite enfant s’échappe des bras de sa maman dans le public pour rejoindre les chanteurs, tout sourire, toute chorégraphie : les sourires grandissent encore de cette vie toute pétillante. Oui, il est l’heure de la fête. 

 

            Certains brancards passent. Si certains sont indifférents, la plupart des alités regardent avec attention nos élèves et leurs regards sont touchants : comme s’ils attrapaient au passage une dose de cette vie qui défaille en eux présentement et la respiraient, et s’en emplissaient. D’autres sont encore plus touchants quand ils agitent une main en cadence ou saluent d’un signe faible mais volontaire nos élèves qui leur répondent. Instants furtifs sur la totalité du spectacle, instants précieux, d’une immense qualité humaine : il est l’heure de l’humanité. 

 

            Parmi nos élèves, certains vivent aussi des drames, même s’ils sont moins visibles en apparence : l’une enterre sa maman un peu plus tard dans la journée et, si je fais partie de ceux qui frappent dans leurs mains pour l’ambiance, j’ai le cœur serré et un peu envie de pleurer quand je la regarde. En attendant, elle chante, elle aussi pleine d’un espoir, d’une vie plus grande encore que ce qui est limité et vient de se terminer. Il est l’heure de l’espérance. 

 

Un spectacle sans rien de très spirituel en apparence et pourtant empli de nombreuses gouttelettes de vie à guetter, à savourer, à chanter : parce que, simplement, il y était question de la vie à célébrer malgré tout, de la Vie à espérer, malgré tout. 

 

 

lundi, décembre 10 2018

2 ans de joie !

https://i.pinimg.com/236x/07/20/22/072022669e4afcdab6ee673ab07bcf5e--happy-smiley-face-happy-faces.jpg

 

Aujourd’hui, 10 décembre 2018, je fête mes 2 ans de consécration, le cœur en immense action de grâce, évidemment. …. J’aimerais remercier le Seigneur sans qui rien n’aurait été possible (c’est vrai en plus !) et, pour Le remercier très concrètement, j’ai aussi eu la joie de participer à la messe célébrée par mon cher confesseur pour rendre grâce au cœur de l’immense action de grâce qu’est l’eucharistie ! 

 

Le célébrant m’avait demandé de dire quelques mots sur ce qui faisait ma joie de consacrée et qui pouvait concerner tout le monde. J’ai parlé sans le papier que j’avais préparé, il peut donc y avoir quelques différences mais voici mes notes : 

 

  • Joie de la certitude profonde d’être à ma place, d’être là où le Seigneur le et me veut… Joie de répondre à notre vocation, quelle qu’elle soit ! Et c’est juste incroyable la profondeur de cette joie, malgré les épreuves et les difficultés du jour. Je n’ai jamais été aussi profondément heureuse que depuis que je suis consacrée : une joie liée à un amour d’une incroyable profondeur. 

 

  • Joie qu’une de mes missions soit de porter la prière de l’Église pour le monde. Pas seulement d’avoir les mains dans le cambouis du monde de par mon travail de professeur mais aussi de le porter dans la prière des heures et dans ma prière personnelle. J’en suis honorée et c’est très beau ! 

 

  • Joie d’être appelée à une conversion permanente pour chercher à être comme un panneau indicateur vers le ciel… De plus en plus, des personnes viennent me parler non pour voir « Zabou » mais parce que je suis consacrée, que j’ai un peu ce double ancrage de mes pieds dans le sol de notre monde et mon cœur ancré dans le Seigneur, pleinement donné à Dieu. En cela, il y a la découverte de mon immense petitesse, de ce que je ne maîtrise pas vraiment, c’est-à-dire de ce que le Seigneur fait et veut faire à travers moi pour témoigner de Lui. Et cela, c’est très grand ! 

 

.... J’ai fini en partageant la prière suivante, écrite en août (et que j’ai dite en « nous » pour l’occasion, en précisant que chacun pouvait en prendre ce qu’il voulait de par sa consécration baptismale mais j’en donne ici la version originale). Prions les uns pour les autres, afin de témoigner de Lui et de Sa joie, quel que soit notre état de vie !  

 

Seigneur, Toi, Tu brûles d’amour pour moi en tout lieu et, si souvent, je passe avec l’indifférence de mes préoccupations à côté de Ton buisson ardent qui ne s’éteint jamais. 

 

            Pourtant, je crois que ma vie de consacrée (et cette joie incroyable dont je ne me suis toujours pas remise d’être à Toi) est d’apprendre à T’aimer en tout. A me libérer de tout ce qui me préoccupe pour que Tu aies pleine place et que Tu aimes à travers moi. Apprentissage d’une vie : accueillir l’Amour, Le laisser emplir chaque recoin de notre être. Mystère d’alliance… Donne-moi, sur terre, de vivre comme Ta bien-aimée, dans la fidélité, témoin de Ta joie et de Ton Amour fou qui Te consume pour l’humanité entière. Cette humanité que Tu as aimée à jusqu’à te livrer pour elle. 

Amen. 

samedi, novembre 10 2018

Notes en vrac d'espérance

http://a403.idata.over-blog.com/4/38/92/59/A-B-C/conseil-de-discipline-1.jpg

            Ce sont de curieux moments que les conseils de discipline. 

 

            J’ai du mal à expliquer en quoi cela constitue une place de choix pour une chrétienne qu’y siéger tant ce sont indubitablement des moments douloureux, souvent accompagnés d’une certaine violence et qui me laissent intérieurement groggy plusieurs jours de suite. Mais, en même temps, ce sont des lieux porteurs d’une incroyable espérance pour qui ose y croire : et le chrétien a, ce me semble, à s’en faire particulièrement l’écho. 

 

            Quand l’élève a – gravement – fauté, on n’est pas juste là pour le juger et le « virer », même si la disposition de la salle s’apparente alors à un tribunal, qu’on y est grave et qu’il n’est pas rare de voir nos élèves et leurs parents y trembler, voire y pleurer. Et, pourtant, si l’on prend la peine de ce moment, ce n’est pas pour exclure d’un coup parce que le cadre a été outrepassé, c’est bien plutôt pour jauger la situation et, surtout, toujours, espérer. Il ne s’agit pas la petite et à la fois si grande Espérance chrétienne mais un peu tout de même : il s’agit d’espérer l’élève dans ce « plus beau », dans ce « meilleur » dont il n’a pas encore su faire preuve et réfléchir ensemble au moyen de l’y conduire. En gros, c’est ne jamais croire que tout est fichu, ne jamais s’y résoudre… même si cela n’empêche pas la sanction d’être posée. 

 

Lire la suite...

vendredi, août 10 2018

A pied mais dans Ses mains

data:image/jpeg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAkGBxMSEhUSEhIVFRUVFRUVFRUVFRUVFRUVFRUWFxUVFRUYHSggGBolGxUVITEhJSkrLi4uFx8zODMtNygtLisBCgoKDg0OGhAQGi0lHSUtLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLS0tLf/AABEIALcBEwMBEQACEQEDEQH/xAAbAAABBQEBAAAAAAAAAAAAAAABAAIDBAUGB//EAEMQAAEDAgMDCQMKBQQCAwAAAAEAAhEDIQQSMQVBUQYTImFxgZGhwTJCsSMzUnKCkrLR4fAUFWKiwiRTc9Jj8Qc0Q//EABsBAAIDAQEBAAAAAAAAAAAAAAABAgMEBQYH/8QANxEAAgECBAEKBAUFAQEAAAAAAAECAxEEEiExBSIyQVFhcZGhscETgdHwFBUjQuEzUmJy8UM0/9oADAMBAAIRAxEAPwDeAXZOOEBMY6EgCAi4WHAJDsGEhhAQAYQA4BAHN7WHy7uwfBZK/ONVHmmRv7vQKq5dYrVB7Y4tlVdZb1BYSWOBAgOJBA3lrM3ok9hnU7IaatCnMdBj2vt7rqtMsJ193nR9lQ6RhwLgwDPGsOmbFp1PC/epsijntk03DnqbgRzeIqtg6wX5r/ePipoiSP1jeAPEz/1TbEkU8K2Jm0F4jgC85f7YVZMhqt6c9viC2P8ANIfQTY0QxjvovYfvEMd+MqTREjpU+kOoi/WQR+SglqWPY63YmYBxBMta6B1jpDzAUZhA6SpVPO05Mg5mA63LS657Kaytu5osrG6yz2bpa4dplpGulg5XlDLZCmIxsWS3EtdugT4lZZaVbmiOtOxn41kVHj+o/GV36bvBdxxKitJkMKZAEIGKECAQgYoQIUIAEIGGEAVQFYVBypDsODUDsOhIAwgYYSAdCAFCAHAJDOb2235Y9YHwWXEbmqhsYz9R2CfD9FSi0je3p9rSFAs6B2zxma5nUHjWbNeCPB0/ZUSTWho8ncWabxJ6EnO0zBaRUZAj/k81GXWM28ZgslTMXZmVHgnom2YguBOkXKM2grHOUcKRiawJzCo2jUaQ6ZbUpNYHHrmlfgQRdSWwDMT7QGkkjrs62vUHKTeyIJdJTwzIL+s5j4ZRM/UlJLQcnYgfEtgj24i30ahg8NR5ISBtE+0mZmFo1ILewnR3dZOWgRTfQDDnNBiJEjxBGveoJE2dTsXUwSLA8N/DfuRUWhGDVzoWMOVjr2fTPZnLWHwDisSXKNd9Do3D2DEQ7gd4Lb8PaC1GYnP7+CQGRjWzVP1D+/NZpazZpjpBFPHjpk8QD4tC7lB3po49dWqMrwrioUIABQISAFCABCBihAChAiuGqdyA4NQMMJAEBABhIY4BABARcAwkAYQBzO32/K9w+CzVlyjVR2MSsdI4fBUIvG17Fp6/Rv6qD3Jx1LOymubWERlu1wI6JbcdLgOtVzkoq7diyEXLRK5JQyMfJeIkez0z0YIiOjq3eRqs88XTW133fzY20uHV59Fu/wDi7NmrygY5paKbndIkFxDSJywAADpl47ysssc1zY+LNsODv90/BffoUKeIglwY2S0NvJgNc5wjgekRPBZ3jq3Q7fL63NkeEYdb3fz+hHWfOob91v5dZVbxVaW83429DRDh+GjtBfPX1KFb98PBXU5ye7Y50oQ5sUvkRSrUkQuwhSshNscnZEbsUJg2yRlVw0cR2EhMrcU90dVsPHVg0ONSpBcGguc5zS4XjpWnfCwYideF5QbsvArrU8PpFqN/kn5HZbMxJewl1yDuEbgVt4fiJ1qblPdP2TONiqUac0o9RHVI5wHrI74IV7fLIfsKGNbcfVjwJHouthH+nY5uKX6hWhaTMKEAKEwBCAFlQAIQMUIEHKgCvCkQDCBhASAdCACAkAYQMMICwYQMMIEczt4fLHsb8Cs9XnfI0U9jAqn1+Kw1K0KfOf1OjRwtWs+QtOvoGur2AjTeb3jcNPGVz6uNnLm6ev393O1Q4VThrN3fl9/dhr6pd7RJ/e4blilJyd2dKEIwVoqw6mFFlkUW6DVVJlqLTQq2TMfGmo2tNSu6lh3AAVGUmVBSdaOdaRmLDfpA2suvgaeGqwytcvvevdr5HB4hVxlGeeMuR3LTvuvM0MVsDGNAcx+HxLCA4FpNJzgbgtMuYQe1bfwFL9t15mRcWrfuSfk/f0Mt2JyOFOsx9F50bUEB2k5H+y/UaFUVMJUhruuz6G2jj6NV2vZ9v12+9iyAqTYFAghMQgmROr2BtE8yaDm5mOuDOUtMg8DIkA7t/dlq4z4MXBq9/cpxGDVSUaqdmvP6f8Or2K+Guni3zEeiXCJcia7V6HNx65UfmFz5zOvAcPKPyW9O7bRnaskiHaDdO13xn1XTwb5LXac/FrVMqQtpkBCAFCAFCABCADCABCADCAIcidyNhBqLhYOVAWCGoGGEAGEAGEgDCADCAOU5Q1Q2o8uMBrQSYm0ToNVRU3+RfSaS1V9fv5GJtKkxtVwY6QG0jB9ppfTa5zSeok8LELz+Op5KrVz13DKzrUIyat0abFVYzpDggRNTCiycS5RCpZai2wKtjYKrJEESNIN5G8FOMmndEWk9GZFHF1cAS6iDUw5Jc+gTdk+0+ifd4kaceI9FgsaqtoVOd0Pr7+31PN8Q4a6V6lFXj0rq7uzs6DrMJicPjaMjLVpus5rmgwRuc06OH6g6FdPVHITUkc7ieTOIpOIwxZUpH2WVXEOpdQd7zO+dOEmiph6dR3ej7Ok1UcbWorKtV0X6Pn1dhR2vs+vQpsNSuDVqOy06dJjcgOrnOe8SWgRuFyO0H4ejFXa0Xax/jcVOSjFq7dkklbzuPw4cGjOQXby0QO5c2WVybjsd2nnUF8Rpy6bbEgSJG7sI6LkY/cu/8zq6NXLSq9jOrVxHr5I4dK0Ktupe5ycTG84fMtbMdNIu48N8AA+crrUXeF+v+DFVVp2JMddrT+9P0XVwb3OdiloijC3GIUIAUIGKECBCAFCAFCAFCBlr+FVPxC74ZXfRhWqVypxsRlqaZFoIYncLCyouFgwlcBQgAwgAwgDktu1ctaoYkQ2RMSCIidyzV6rp3kuo14XDLESVNu137HMNpwXuJlz3F7j1nh1Cw7l5uvNzndns8PSjSpqEdkOCqNA4JCJaaTLIl6kqWWItMVTBjnBJCRTxLVqpPUUtjH2ZV/hsdRNOzcQebqMHskyAHRuILgfvcSvSYKrKdNqXQeS4nQjSrRlDTNe67V0+Z6MtRiOH5R4jnMe1guKFIk/XqRP9rmeCoxTtR73/ACauHxzYn/VN+OgFy0egEmI1thuuuPj9WaUv0zp+chjusCbxFxdUcOnaUl2e6OZiFs+018Dh4YGA6E9Wp/VehhTUYqPUcuc7ybJcYyGd/wC/it2E0nYx4nWNyhC6NzBYUIuFgQi4WFCAsKEXHYUIuKwoRcLChFxmyAFhubbFevQlWRmQlEruw6t+IVOBE5kKadyDViKFK5AMIAUIEGEXHYMIuFjjOVDfln/VZ6LDjXyPA6vCV+uvn6HPuXnp849bFaAUCQQgCWmkycS9RVLLkW6aqYmSOUURRTxIWimN7GdyVwf8TijiT81Q6NLg+pF3dgBnvZ1r1eGpfCpJPd6v6HjMbXVeu5R5sdF7s7LaePZQpOqv9lomN7juaOsmyuSuZm7K7OA2Qxxz16nt1nF57CSRE6C5gcIXPxlRSnlWy9fv3Ozwug4UnUlvLX5dH1NBZEdMJSbsriNDYZuuNi9TSuYdbhyN+hEW11Gio4c/17dat5o5mK5jZt4KJdedHb94tbtBPivTrVs47HVx0COz8vRaMM/1EU11eDKMLpnOBCAFCBihAhQgBQgYoQIUIGWsPiJXPNxbzymIWVSuKxWxFJWRmQlAqZFepFDiIsTuRaBCYgoAUIA4zlWflndjfRYMc+R4HX4Qv1vk/Y54rz89z1UdgKJIIQBKwJMsiXKKpkWot01UxMmKiQRibUc+tUbg6HztX23ailS957uFvjxIXb4Xhcz+NNclbdr+iOPxXG5I/BpvlPfsX1Zt4/H0NnU6dBjXPdlinSbGd97vcdGyZJPbAMLvX6WeeStaMVd9COZxZrYp4fiS0MaZZQZ7IP8AUfePE/AWWOrjEllp+P0Olh+GSclOvt/b9foXAuedoBKTdhWGvcqqk9CUUX9iHpLm4jml65rOxwB6TZ0/K/os3DnbFQ+fozmYtfpSN3DtGZx3kAfdJn8S9UktTiN7CdfNwuPifVSou013iqq8H3FSF1jmAhAhQgYoQAIQAoQAoQAsqAIcM6NVgubjSo3TAshqBDKgTArindSUmRcRVKSsjMrlEgcxXJlLQITEKECOI5WfPO7QP7ZXNx708PRnb4MuW+5+qOfK4Utz0yAAkSHBICRiTLYlyiqpFiLVNVsTKuOxVQvGHwzDUrvEge7Tb/uVDo0dv5A78BgfjPPPmLz7F7nJx+P+AskNZvy7WbeyMNQ2fSd0+fxD71qjb5nfRzaNYDu13xuHXq42jTtFdGyXR7HJocOr1bylpfdv6b92yOXxTc1epiHGX1IA4MYAAGN8LneVgnjJVbJqy9zr0cDDDttO7fT2dX1HBNO5axx0RKVgWpAXLPKZYkCVW2Bo7EPSWbEc0sjzWdngD0m779nmsmA/+qHf7M52K/pS7joGxmm/vN3dR3fV816zS5wdbDKDgZAImbjfcBRpyV9OsnNdZBC7ByQQgBQgBQmAoSAUICwoQOwoQBTcIXPubizh8TCEwNGnWBUriBUcmIY1yAJE0wsQVGq2MiqUSLKrkyloWVArHCcrT8u8dbT/AGwubxB7Hd4KtZPuMBcNno0BxAEmwFyTaB1lCV9AbSV2Uv5xh/8AeZ5nzAWj8JX/ALWZvx2G2zokG2sOP/2b5n4BH4Ou/wBjJriGGW9RD28pcMPfJ7GP9QE/yzEPo80QlxjCL91/k/oNdywpD2abz25Wg9Ugk+Ssjwaq+dJLz+hlqceormxb8EZz+VTxm5qlTp5zLySXucd0kwDG6RZb48KhZKpNtLo2XgcuXGZ3bpQSb6Xq/YxNsbSq1WfKVHOki2jfuiy1rD0qEP0429fHcwyxdevP9STa8vA7HZMvw9JxueaYSfsi683VVqskutnr6Er0IN9S9CxSVtOV0OQqhso1GEURKkmAlAGhsU9JUYjmlkdmdngD0mfWb8QsGFdsRB/5L1OfiVenLuZ0j4sdLnuABHqvYSaPPxuyrSpe8Ika907u/wA1RFa3LZMc4XK7SehypLVghMiKEAKEAKEAKEACEDDCLgZ9R65htIKjlJAT4auQncC1/ESncAtqpgTMrJ3ESEozCsRkqyNQg4DmhWqZDIcByybGId2D8IXMx8tUdzgy0n8vc55cg7yMjlXVIw5H0ntaey7v8Vt4fG9a/Un9Pc53FZ5cO+1pe/sca0LvHmB7QpogyZh+EKViFyRoTI3JALHqChN2RKmrsrY13Qb2/BVVXyEWU42kz0jkfDsIwn6GTvBI9AvPVY2rTPV4ebdCn3emg0GCqoStc1tXIyVFu5JAJSAYSnYdi/sc9NUV+aThszs8GbtPBzfiFzKLtWi/8l6mKsrxkuxnQYl4yxHHriXW+I/VexquyPPU1qGiIAiNeEWI3fveqiY54uuvTfJRzKi5TG5VMgLKgAZUAHKgAQgBQgYYQFjIqFcvMbRoCWYVhwCFIdh4KmpAPa5TUhEjHIuBbZomAxwSADXwmmROG5Uumu/t/wAWrncQm7x+Z2uE82XejnysJ2jE5XfMt/5G/get/Df6r7n6o5fF/wCgv9l6M5WmxdiUjzqQQFfEoZI0KZBslAQIlZ7L41AHhKoqvU1UYNrTUzcW6cveqZvRIklud1yHxX+nc36Lp7i23mCuRjFlmpda9P8Ap6Hh8s1Nx6mvP/heebrCdIamA1xTGMUhmhsg9NZ63NJx6TssObBchO00+0x1DpqpEC2/X7Un4L21Q81AFAtHGzWzbrMkGLqpWLHckc1dKjzEc+rz2CFaVihAAhACQAoQAoQAoQMwJXEubrBBTzBYdKdwsAuRmCw5rk1MVi3hqJcrItsViapLNfFTba3AQqgozCAXJ5gOD5S/Pv7fQLnY93ce47HCuZLv9jGeLrGnodlGLysp/It6qrfwVFt4fK1V93ujmcWV6K/2Xozm8JQc8wxpcZmGgnvMaDrXTnUjHWTscSnTlPSKbfYSYnZtWkAajC0EwDYidYsTBWmjiKVTSErsqxGEr0VmqRsmRMC0mJskhAJXdkeqbOwraVNtNoAAABgRJi5PEk714TEVpVqjnLW59Bo0Y0YKEVsZe3OTdDESXNyv+myA77W53er8PjKlLS911P70Ka+Bo19ZKz61v/Jl7G2M7CmoDUDw4CIBB6ObUX48Vqr4pVoxsrWKsLgXhnJ5rp26Oq/1LDjdUrY1jkhEblJABMZe2UOmFRW5pKHSdnQPRXFm7O5mnudE9/ssOpk210H/AG8l7aTvZHmkrXZPUYIItdpE+H6qMktRpjxcDsW6g+QY665YYVxSCEAKEwFCQChMBQlcBJ3HY5hr15/Mbx2dGcA50ZwBmTzCJGFSuBoYHEhtj4q6nUS0Ymg43EBwgFOdRW0FYpNcq1ILEjailmA4zlCZru7fQLLjHfJ3e51+Gc2Xf7GTvWRPQ66IdoYRtZhpukAwZESCCDIn93U6VV05ZkVV6Ma0MkiXA4VlJuVjco8yeJO8qNSpKbvJk6VKFKOWCsihypP+nI4vaB5n0K3cL/rruZk401+Ed+lo5NrLSvRZjx+W5JTMEHrHxCjUfIfcSoL9WPevU9XafivBn0NjaqcRoyMctVMlJaGeFcZmWAQO9QIkVQQVJDGgIAvbMPygVVXmjgdlQHRXGqGeW5rtqfLMH/jeRrezPCSD5L2MHdxf+J5+W0u8vVqoza6ST3gx5jyQ2sxFJ2I9k4kPpBw4nw3eS1YOd4FGLhaZczLVczZQZgjMGUjdXCLisRuxQSzollEK4SdRDyMdzqi6iJKmQGsVH4o/hmIGLimkBppNCBlSytDHMTTYrEwKncdh2ZGYVgOKLgMzJZhD2uTzAcjtu9Z/b6BV4t8zu9zq8N5su8zN6zdB1lsPakMLUMkjB5Y1IZTbxc533RH+S63CtJSl2W+/A5HHJXpwj238Fb3MClUEQupmOBlRWqvtHZ6qUp3Qoxses4GsHsY8aOa13iAfVeLqxyyceo91CWaKkulE1RQiTRk48LXSLHsZtF8EdRHxV7RlkrkjGF11EV7DCUJAFqBMt7OPTCrq80dPc7bC+yuJU3M9Tc06Lpr0hb5nxkgR4DzXrcNLNCm/8F6HBrKzn/sR7cx4ojRxJjQGLN4nfCdWai2vvYlShm++0bsCv0MtrBjrcHAn0UsJKyaI4mN2mXa2NAWl1DMomfiNrRoqnXfQSVMya+1HnqVbrTJKEUV/5m7iqnXa3HlRoYLawOqupV1Ii4mhU2o0BaVIhYh/mrPpJ6CGMK46ZYSFykmAgArLoLjxTCWg7gcxDsFxoaohckLLJsQGU0kgJhRlWZWI4vb1q7x1+gVOKWkTq8N2l8jJfqsyOsth+ayQCa5OxNHKcsK81Wt+iye9zj6ALr8PVqbfWzg8XlerGPUvX/hi03LecoicdEpMEekcicVnwrBvpk0z3Xb/AGlq83xCGWs316/fzPVcNqZ8OuzTw/g3nLEjejM2gFppFnQY2/vWroM0i0HwICjlKiMhGw7iaELcTLWAPTChUXJZKG53OEFlxqsdTPUepfos+WpEDSkJ6hmuez8ivT4LWlSf+KOJX0c12mdyzr5G9Zc3TrAme5GIfKt97FmHWn31ia00m3sSymbGRGZ4ie8KMLw8ERqtSXzZTr4klTzNlNiDOrEkIgq1BuU+giVSySsdaxIkpti4VcHZ3ELEVCRBK1RqAQAqzOyOVHS51zFIYjUTzBYZz0IzNCsPbiClnYiTnil8RgN51NTYh7cSpKqSHtrKSmJlyhVB1WmE0xWOM5T/AP2H934QqsXtH5+x1eG7S+RjPWVHXiNlAx9NDJo4LbNfnMRVduzZR2M6I/DPeu5h45aUV966nlcZUz15vtt4aFQusFfcykZUWM6z/wCPsblqvpH32hzfrMmfFp/tXM4nTvBTXR6P78zs8Iq2nKm+nXw+/I70riHfM/Hiy0UixGG7VbFsUS3JmuSTKGrDk2IKhFNMCXB+2O1FRclkqb5R3mz/AGe5caorMorbl/Au+VEnRggbpzVPReg4bJujHu9JM42LVpPv9kY/LmgTD7xIHgDp4/2qWIXLuTwz5Ni7twQxn1XW32cwj18E56NfMqveMvl7mCanWhFVyvUqdalcCs4b0OdgI3VoVTWYCahVJQqYiarSJU4qwFfKVouhHSNYuaoizFlmGnerVSFcP8tceCHRYXA7BEJOk0O40NhRyiA4BFgsDIouA7BAVkYDSJablNRsOxy3KN01nd3wCjiubD5+x0eHfvXd7mO9ZkdZDXJkkR16/Nsc/wCi1zu8AkealCGeSj1sVSp8ODn1K55/hW2ceAXebPHsjcgYmhIdjS2DTqHEUuaBLg9ptuEjMTwESqcQ4qlLNtY1YRT+NHJvdeB6xC8xc9aUca2yvplkTArarbHYonuOob+xKRVIlCcWQYijYCXCHpt7VGT0Y47ndYKuIAC4+Jkk7LcrqRd9S/s6sRV3cI6oHqfJdrhU70Uu/wBf5OPjI8og5W05ovJsQGkdRDpjyWjELpIYd62KO23E21lsg8IaLeag1yx/sZjUcKTqVOyRnLBwsKWURFzShkAP8HOqdrATUcIAk2BYyDgo5hNkBYOCedhc2nuEaKTgkRSIGY2DofBRzpEsppYbaDTvU1UiJxHVq4O9RlNMLFQtVTsSsRkIUR2BKNgYchUlILjm01LMFzluULoqumwG82sGsMk95UcQrxhbt9jdw9pObe2nuZLlkR2ENGifSSMvlK8twz43lrfFwJ8gVpwivVXzMnEJZcPL5LzOY2Zg6lRrxTY50wLC031doO8rp1KkYc52PPQo1KjShFv769vE2MHyOquvUe1g4Dpu8oHmsc+IQXNTfkdOlwirLntLzN/A8kMOyC4OqH+p0D7rY85WKpxCq9tO7+ToU+F0Ic677/4OgweEZTGWmxrBwa0NHksNSpKbvJt95ujThBWikl2FgBVjKmMFldT3LYnOYoXW+OxVU3G03IaKidmiinZlbE7RD3BDG1YITtdE4LU63Zu16uTDCmHGnUu8gHK3MOjnI33i/ADeF2KNCEKaikrW17W1r56HlMZXnPETk3s3bsSen17zew78tcbxDdOJz3g/VHgsFCnCjUnCG2bwvGLNM5yqU1OW9vRsXLOeYkOtmbIjUSBHiQniebcMNzrFHHyW0CbyzxkMv5KEt0yS5rQykBFwo/EM1wPMqaqCuV6jUOYripPSzDJ8yrbGLOkJkZKVxFym129TdRsCQU1EdwhgCTQXHh4UbiuPNRK40yu5WKVyWdD2NRIi5E7UkRuOapAcbyvo5qj2gxmaO45R+QVzqKCpzauk2bMJTdSNSCe6XuZQECOCwyeaTZ26ccsFHqVgsCGWofzIdYtBHAgEeBSUmtUyWRSVmrl2hTsR2KqUtS21rE7GKtskTsYoNiZOxqg2QbH5FG4rlXFU7K2nItgzm8cyCujTd0RqldoU2UEzXqtoi0F7x1IsyLaRASOI8QrMsuoj8Wmt5LxLmwMfUoOApv8Aky4TYnKCekWkGxglaFVrqLyo51enhKk80pa9jO7wtdrslRvsudYkR81mBsb2NQLPhKVeneVbeUk/J39imtKnLkw2S+hq8pqM4epxABFt7SHeFlsxMb02Z8O+WjHrtnD0CLZWnwbTkeOVZ581MujzpIjAhZr6mK4iFLMIaaYUlICPm08wAcoOWo7kLnochXAlZjuawcmA4J2GNeUWEyMFIiStckFw5kwHgp3Ala5O4CzpZgucnyi+ddxIt4CFup0oVKSzIsp1p0m3BnMVa1Tc5tsxJgXv0Y4WSeFp9Xma1j6y6V4DX16kw18cAWg7wCO3pN8CksLDqJfmFZdK8CYV6o94aiLDTV3lKl+EpvoD8yr9fkN/mFZpI5zcDdo3lw3dyX4Kl1B+Z1+vyLDcbWABL7dGbD3nZQPVH4Gl1B+Z1+teA9+061jmi4FgN8D4kKH4Gj1DfEa/WvAeNp1ZjnD7XAG0Dq4lP8BR/tI/mNfr8kZH88xPOVWmqQGER0KekCZ6PapfgaFrqPm/qH5hX/u8l9AnadckA1Df+mmN44NCSwtLoj5v6g8dX/vfl9B+Ok0w7MZls3jfB0jgrvgwS2Kniq0nrJ+JXwLbmST2kncOPXPihQj1EJVZ/wBz8STG0WhzLC5j+1x9FPIivO3uxYOm0PHRF2ndwP6ogl0imbOGoBxgC5FuuDorbIhdm/yJ2K2sHmqHBrCGgezLsokG0wBw4i6UXoElqdDtfCspMYGANY0PDRcwS5jybmSYY7tVFfmtl1Hexo4szRIMwaTu7S3n5KNX+m+4dPSa7zCwcnAstcC43xD2+oWZ/wBNW+9zT/6srOqLE9zA97AL0rMBConqO5G+oi4rjWsc64FlONKUhXGNiYK0Rw6Il1oYtCpDJgViJgzp3FcIdKG0K48BQbAaVG4DmhTQDoURBuhsYQEAc1yhHTceHq1v5FdTDP8ATQWOYqAAAt96Tr68JIVr6hoqSMwtoSZ+ySPMBNDLTWEwG65Mx/DHVZNqwk0NLASDFpDYO8QXCe4KVtCNyesIY69mifuCfRGW7DMNxMBrv6SD912Y/hSsO40kgz2fEyoWaLLpoo1KP+qhwIbUptI3ZvnAYJ62AJvSOhFaysy9UwjbQNZ6yYAAv9tU3dy1pWFWvSdA90uA7szQr+gqe5SpOh5jg3yzT8VXsT3LeN90/wBQ85b6qbIIrMfDx9oeIB+DVGL1JSOgwD+k0/1HyVzKlueg8lXkMym+/W8n/wBKmGjaLKmqTLG3qQcGtvBc4dc8zWhFRXTQ6bs7iwVTNSYDvB+BPoqk7xVybVpMobEpjmajB7tSq3wd6SqYLk2Lqj5d+4xXO6LTxa0+LQVzpbmaqrTfeGgxztArYQlLZFOYvUtk1DrZXxwsnuO5cZsGdSVfDCRQiWvsqG9Gy0qmkNHJ45r6dS4tx3KaihMeMZ+5TsgNVq4GcmiRjUZhpDy0ITBoICkIMJ2EEWQAsyTYCJSbAJKjcDmNv+26/ugd8C/p4rrYTWl4+ormAaFmA6MN+JmLeIC0vRsaehXbhRIO6CewiAB2SU0nZsG9bEmz9x6vIBv6qUiKJv4cRE3DuuIBIHx8kdFwvqQN6bXcHZh3En0KOm4dBPszDNrwHTDwJIgRNpOs+1MKPaSTNrZlJmRj2sGZzQZdcy5gdqd35qqTexakjF5TnLWwz7AZqjT2TSeB4B/inDWLQpaSTGVwQ4tnRxjsIf8Ak3wVdtSaehBhXzbddvgSB5K6L0KpblEthw7CD35PyKhLZk4ss1LsE7ns/G0+pUkyDIMSYc09Y8TLf8iookzZ2e6Y7f1VqehW9z0PYDzzl9HhpHcL+ap/eWvmGrtpuVrSd1WkZ4A1GtPk4qyRCBU2JUmlTEQbDeb5SFnpvkIuqLlMo7BqZatWne7ucH2rk+qpg7Syls1eKkZeIbBAO4Afd6P+KwzXLSM1fns3NjUhC6tCKSKbHR0qYharASZQgBj2gpDRk7R2c1wMgJAcvV2OASAFHMFj/9k=

 

En sortant de confession, il m'avait dit, alors que je m’apprêtais à partir pour une semaine de pèlerinage avec des jeunes adultes sur le chemin d’Assise : "surtout, prends souvent la main du Bon Dieu". 

 

Dans ma tête, en entendant cela, j'ai pensé à tous les péchés, à tous les « ratés » de ma vie et à la main du Seigneur qui venait toujours m’y relever : c’était très vrai, très essentiel et je venais encore de le vivre. Mais en marchant, concrètement, comment prendre la main du Seigneur ? 

 

Prendre Sa main, c’est sans doute avant tout cette attitude profonde de la prière, appelée à devenir celle de notre vie : celle des heures qui rythme le temps et qui commence toujours par un bel appel à l’aide ; celle de la prière du cœur, courte ou longue, pour grandir en confiance et pour que ma main, timide, ose pleinement aller vers Lui particulièrement quand elle se fait intercession ; celle de la prière en petite communauté de pèlerins ou encore celle de la messe où, bien mieux qu’une simple main, nous Le recevons tout entier. 

 

Prendre Sa main, cela passe aussi par le service concret des autres et par la recherche de mener la vie la plus évangélique possible : c’est un acte de conversion de vie, pas celui d’un instant. 

 

Mais est-ce vraiment prendre Sa main ou plutôt se la laisser saisir qu’être émerveillée par la magnificence d’un paysage de montagne ou par celle d’un cœur au détour d’une conversation ou d’un acte de charité, pleinement fraternel ?

N’est-ce pas surtout se laisser saisir la main, voire être saisie tout entière, que d’avoir bien souvent le cœur en action de grâces de la beauté de ce qui se vit dans un pèlerinage partagé ? 

 

Peut-être qu’en réalité, on ne peut que tendre notre main vers Lui plutôt que L’agripper – Il échappe à ces tentatives-là ! –, avec la confiance du jeune enfant l’élevant pour la glisser dans les grandes mains rassurantes de ses parents, a fortioriquand sa marche est mal assurée.

Et, alors, si nous élevons main et cœur vers le Seigneur, c’est Lui qui vient toujours prendre notre main dans les Siennes, marchant avec nous et nous donnant la stabilité nécessaire pour, ensemble, avec des frères, mieux nous édifier et nous élever vers Lui. 

 

C’est ainsi qu’en pèlerinage à plusieurs, nous pouvons expérimenter qu’Il nous a gravés sur la paume de Ses mains (Is 49, 16) et qu’Il nous y tient solidement, car amoureusement. 

 

 

 

 

dimanche, juin 24 2018

Comme lui pour avancer et être comme Lui

https://pbs.twimg.com/media/DgaR9w9X0AE3xvw.jpg:large

 

Comme Jean le Baptiste, savoir reconnaître le Seigneur qui s’approche, même caché… et en tressaillir d’une joie communicative ; 

Comme Jean le Baptiste, savoir si bien Le reconnaître qu’on est capable de Le désigner, clairement, nettement, à ceux qui nous entourent ; 

Comme la première lecture de sa solennité, savoir que nous ne sommes pas le fruit du hasard mais que nous sommes choisis, aimés, désirés de toute éternité ; 

Comme Jean le Baptiste, être prophète, parler de la part de Dieu… mais savoir que cela ne peut pas se faire sans lourde et permanente conversion de notre part ; 

Alors, comme Jean-Baptiste, sempiternellement savoir qu’on ne saurait même pas enlever les godasses du Seigneur mais qu’on peut parler de Lui, quand même ; 

Comme saint Jean-Baptiste, Lui laisser toute la place ; 

Comme saint Jean-Baptiste, savoir que le Seigneur peut nous faire perdre la tête, d’amour et par amour. 

 

Se servir de l’exemple de saint Jean-Baptiste pour mieux nous convertir, pour devenir un signe vivant tourné vers Son cousin, vers Lui et vivre, et aimer, et se donner, comme Lui ! 

 

 

mardi, juin 12 2018

La conception virginale expliquée non pas à mais par mes 3èmes

Ce soir, en réunion CdEP, à la fin du repas, grosse discussion sur la laïcité, sur ce qui se dit ou pas en classe. En guise de clin-Dieu, voici une scène vécue la semaine dernière en 3ème alors que j'expliquais l'origine de Monseigneur, puis de Monsieur et enfin de Madame... 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c0/Notre_Dame_de_Paris_DSC_0846w.jpg/280px-Notre_Dame_de_Paris_DSC_0846w.jpg

Elève 1 :  Madame, et Notre-Dame ? 

Moi - Prof : Tu parles de la cathédrale de Paris ? Eh bien, c'est une appellation chrétienne pour désigner la Vierge Marie, mais tu vois c'est le même principe, c'est pour honorer quelqu'un... 

Elève 1 : Nan, mais Marie, c'était la meuf de Jésus nan ? 

Elève 2 : T'as rien compris, c'était sa reum ! 

Elève 3 : Même dans le Coran, ils en parlent ! 

Elève 1 : Attends, mais comment ça peut être sa mère si elle est vierge ? C'est juste impossible ! 

(Prof, silencieusement dans sa tête en s'amusant terriblement de la scène : Rien n'est impossible à Dieu) 

Elève 4 : Ben, tu vois, là, au lieu du papa, c'est le Saint Esprit qui lui a mis un enfant dans le ventre ! 

Elève 1 : Ah oui.... (gros silence)

Prof : On vient de perdre ***élève 1*** je crois... 

 

mercredi, janvier 24 2018

Pierre et Mohamed, semence d'espérance

 

 

          En général, on connaît Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, au moins de nom… Parfois, l’on sait qu’il fut assassiné (on peut en savoir plus en lisant ce dossier de La Croix qui lui est consacré) mais on sait rarement qu’il était accompagné de son jeune chauffeur musulman, Mohamed. C’est à cette rencontre entre deux hommes que ce petit livre, Pierre et Mohamed, est consacré : quelques pensées, de part et d’autre ; quelques réflexions de chaque côté, non isolées mais bien conçues en lien, en pont, bref, en amitié. Quand on se frotte par la quotidienneté de sa vie au dialogue islamo-chrétien, on ne peut que se sentir concerné. 

 

          Dans ce livre, dont le texte est joué au théâtre depuis plusieurs années, il ne s’agit pas d’une tragédie devant laquelle pousser des hauts cris, ni d’une dénonciation de la violence aveugle qui ne fait qu’empirer mais bien plutôt de graines de réflexion qui ne demandent qu’à germer. Ce dont il s’agit ici, c’est d’un appel : non à la tolérance souvent si condescendante mais bien à l’amitié vraie, celle qui nous permet d’entrer en dialogue avec l’autre, en restant nous-mêmes. Cultiver cette culture du dialogue en ces temps troublés, c’est très certainement d’une réelle actualité : on le perçoit a fortiori dans la postface inédite de l’auteur. Merci frère Adrien de ce bel ouvrage !

 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures_mini/9791021031180.jpg

 

« Toutes les religions sont sans cesse exposées à devenir des instruments d’oppression et d’aliénation. Ne laissons pas l’esprit être étouffé par la lettre. Nous pouvons lutter contre ces dénaturations de la foi, la nôtre comme celle des autres, en maintenant le dialogue malgré les remous de surface et les apparents durcissements. Le dialogue est une œuvre sans cesse à reprendre : lui seul nous permet de désarmer le fanatisme, en nous et chez l’autre. C'est par lui que nous sommes appelés à exprimer notre foi en l'amour de Dieu qui aura le dernier mot sur toutes les puissances de division et de mort. » (p. 37)

 

fr. Adrien Candiard (o.p.), Pierre et Mohamed, éd. Tallandier, 2018, 77 p.

lundi, décembre 25 2017

Conte pour la nuit

Une fois n'est pas coutume... Avant de vous souhaiter plus longuement un joyeux Noël, voici un petit conte rédigé pour cette Nuit différente des autres.

 

Saint François et la crèche

http://www.encyclopedie.bseditions.fr/image/article/image/ITPEIPRIGIOTTOB064.jpg

En ce temps-là, François, celui qu’on nomme aujourd’hui Saint François d’Assise, avait déjà créé son ordre religieux et avait fait le choix de vivre dans une immense pauvreté. Il aimait dire qu’il avait épousé Dame Pauvreté pour être disponible afin de suivre le Christ. Malgré cela, il continuait à chercher tous les moyens pour mieux dire le message chrétien : c’était là toute sa joie et il y mettait toute sa force d’homme. Dire et transmettre la joie de l’Évangile à tous, en chantant la louange de Dieu. 

            Nous sommes en 1223. Cette année-là, l’hiver est rude en Ombrie, cette province d’Italie dans laquelle il vit, et François cherche comment il souhaite fêter Noël cette année avec ses frères. Il y faut de la joie et de la simplicité.

Lire la suite...

lundi, novembre 13 2017

Les jeunes plantes et leurs spores audacieuses

Dimanche, c'était la "journée des néophytes" de mon diocèse : eh bien, fréquenter ces "jeunes pousses" est aussi bon pour la foi qu'écouter les enfants parler de Dieu ! Deux exemples, tout comme pour l'EPJ, là encore en guise de fioretti

 http://www.chantonseneglise.fr/pdf/apercus/22677_apercu.gif

 

En parlant d'un psaume : 

"Le verset qui me parle, c'est 'Oui, le Seigneur est ton refuge ; tu as fait du Très-Haut ta forteresse.' parce que, vous vous rendez compte ? Nous, les chrétiens, on a carrément l'être le plus puissant comme refuge !  On n'a jamais à avoir peur !"  

Et bim ! 

 

***

 

 

Quand quelques néophytes cherchent à savoir quelle bête étrange est donc une consacrée et viennent te poser des questions à la fin d'un atelier sur la prière : 

- Mais vous avez le droit d'avoir une relation amoureuse? 

- Ben, non, je me suis engagée à la chasteté dans le célibat pour toujours là : c'est le principe dans la vie consacrée. 

- Mais même pas droit une relation tendre avec quelqu'un ? 

- Eh bien, je n'aime pas trop parler en termes de droit ou d'interdit. J'ai "droit" à l'amitié, et même à des amitiés très profondes, c'est d'ailleurs essentiel dans ma vie, mais pas de relation exclusive avec quelqu'un si c'est votre question. L'idée du célibat consacré, c'est de nous donner corps et âme à Dieu... pour avoir aussi notre amour disponible, en Lui, pour chacun. 

- Ah, en gros, avec votre vie et votre prière, vous êtes une sorte de ressource d'amour, un buffet d'amour où les chrétiens viennent se restaurer quand ils en ont besoin. 

- Euh ouais.... Bon, j'ai aussi besoin de me convertir avant tout comme n'importe qui, hein. 

Bref, belle définition mais reste à le vivre : pression, pression ;-)  

 

dimanche, juin 4 2017

Ftour de Pentecôte

 

http://www.actu-maroc.com/wp-content/uploads/2012/04/images_pictures_ftourcoeur.jpg

Coïncidence de dates : j’ai passé la Vigile de Pentecôte invitée par une collègue et amie musulmane à un repas de « ftour » qu’elle organisait pour quelques amis.

 

Le ftour est le repas de rupture de jeûne lors du Ramadan dont l’horaire est fixé jour après jour et qui ne peut se poursuivre au-delà d’une certaine heure. Un moment solennel, ritualisé, attendu par les pratiquants tout au long de leur journée de jeûne mais surtout extrêmement convivial qui est l’occasion d’une vraie fête quand il se vit avec des amis.

 

J’ai été touchée, moi la catholique, d’être accueillie si fraternellement par des musulmans si heureux de me faire découvrir la tradition de ce repas nocturne et ses différents plats. Tout cela est si inhabituel pour nous ! De mon côté, j’ai glissé quelques mots sur la fête de Pentecôte qui allait me faire lever le matin suivant au lieu d’enchaîner par une grasse matinée.

 

A la même heure, encore une fois, une fois de trop, un attentat terroriste frappait la ville de Londres.

 

Hier soir, nous n’avons pas fait de prosélytisme en essayant de nous convertir les uns les autres : nous savions qui nous étions, ce que nous croyions. Mais hier soir, on a essayé de mieux se comprendre, de mieux se connaître, de vivre en amitié.

 

Hier soir, musulmans et chrétienne, nous avons partagé un repas.

Moi je crois qu’hier soir, aussi dérisoire cela puisse-t-il sembler, nous avons fait ensemble un anti-attentat.

 

Alors, que l’Esprit Saint souffle fort pour que nous puissions avoir l’audace de créer des liens d’amitié quand d’autres cherchent à tout prix à les briser pour instaurer l’ignorance, le rejet et la peur.

 

Viens Esprit Saint,

Viens en nos cœurs.

Viens Esprit de paix,

Comble-nous de Ta paix.

 

mercredi, mai 17 2017

Des âmes simples

http://images.telerama.fr/medias/2017/01/media_153062/des-ames-simples,M413592.jpg

Cela faisait longtemps que je n'étais pas sortie aussi éblouie d'une lecture... Le résumé du livre tient pourtant en quelques lignes : "le narrateur part dans les Pyrénées à la rencontre de frère Pierre, curé d'une petite vallée de montagne depuis des dizaines d'années, cherchant à tenir debout un bout de monastère accueillant les paumés de la vie". 

Peu d'action et rien d'intéressant ? S'en tenir là serait rater l'essentiel. Dans ce récit, il s'agit de rencontres, de l'homme et de la foi. Le tout écrit dans un style solide et élégant, ouvrant à la contemplation d'un Mystère irriguant une vallée bourrue de Sa vie. 

Il y a du Bernanos dans ce livre : le rythme est lent, au pas de l'homme, et la joie furtive, comme tendremet dissimulée, alors qu'elle est clairement au coeur de la foi de Pierre, cette foi qui est son combat, sa vie et sa passion... et dont il rayonne tellement. 

Je dirais qu'il y a aussi du Jean Mercier dans ce livre, contrepoint contemplatif de Monsieur le curé fait sa crise : deux réalités de l'Eglise en France, tout aussi réelles l'une que l'autre. La première plus rapide, la deuxième plus lente. 

En tout cas, personnellement, en quittant ce livre, j'ai largement souri et j'ai eu envie d'aller prier. Peut-être que cela vous prendra aussi et, promis, cela ne fait pas de mal ! :-) 

 

Références de l'ouvrage : Pierre Adrian, Des âmes simples, éd. Equateurs, 2017. 

mercredi, mai 10 2017

Ne laisse pas un seul jour filer sans aimer

 

"Pierre poursuit :
'Le cérébral est l'ennemi du coeur. Tu ne viendras pas à la foi par l'intelligence. Par les livres, la philosophie, la théologie. Je crois que l'intellectuel ne voit que la pointe émergée de l'iceberg. Alors qu'avec le coeur, je dépasse mes schémas. Les murs tombent, un à un, par pans entiers.
- Cela peut etre si dur à entendre. On a parfois l'impression que ceux qui croient sont déconnectés, ou bien qu'ils se rassurent.' 

Pierre sourit doucement.
'Croire, c'est faire le passage de l'intellect à la réalité, à l'expérience. Ce n'est pas une échappatoire ou une fuite. Au contraire. La foi est une épreuve de la réalité. Il faut éprouver pour aimer. Regarde, Dieu s'est fait homme, Il a épousé la condition de l'homme poru éprouver sa réalité. Et l'aimer jusqu'au bout.' 

Le regard de Pierre verse dans le vide. Comme s'il fouillait à l'intérieur. Après un léger silence, il reprend : 'L'intelligence du coeur, voilà le grand réalisme. Ne pas laisser un seul jour filer sans aimer. Lorsqu'on lui demandait : Que faut-il à un prêtre pour qu'il garde toute sa ferveur ? Le curé d'Ars répondait : Il devrait rester au séminaire toute sa vie. Le désir de Dieu dépasse l'intelligence.'" 

In Pierre Adrian, Des âmes simples, p.65-66

 

https://lh4.googleusercontent.com/_AHBH87Dm6karixX1rydBCOlr41VDgQ8vtLavGo8_cUyldKOZ-s3TL_RyrNtpmf_MxRwc-_a1qREiLw=w1198-h754

 

mercredi, mars 29 2017

Se laisser catéchiser

Avec des ados en chemin vers la 1ère communion, séance constituée d'un petit tour d'horizon général sur la messe à l'issue duquel je leur ai posé cette question : 

Et finalement, pourquoi est-ce important à votre avis que le pain durant la messe devienne le Corps du Christ ? 

- Pour nous bénir ! / Tu sais ce que cela veux dire ? / Un peu...  / Cela signifie "dire du bien" / Donc pour que Jésus dise du bien de moi et des autres ! 

- Pour qu'Il soit ma force dans toute ma vie. 

- Pour qu'Il soit en nous. 

- Pour qu'il reste en nous. 

 

"Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite" (Jn 15, 11)

      :)         

http://www.oratoire.org/wp-content/uploads/2017/02/communion-malade.jpe

samedi, novembre 26 2016

Entrée en Avent 2016

 

http://www.stephan-leitenberger.fr/Images/PAGES__SITE/02_Bougies_et_Bougeoirs/avent-rouge.jpg

 

On entend souvent que l’Avent, ce temps de préparation à Noël, est le temps de l’Espérance par excellence. On a envie d’y croire, de se rappeler encore et toujours de la petite fille Espérance de Péguy ou de cette bougie d’Espérance capable de rallumer toutes les autres… Surtout en ces jours où les nuits augmentent tant qu'elles semblent triompher sur le jour.  

 

Quand la nuit pèse encore sur la ville et qu’il est temps de partir travailler, j’ose, justement, espérer la lumière diurne que je vois poindre à l'horizon, comme un encouragement ! 

A toi que je ne connais qu'à peine et que j’ai croisée si triste hier, j’espère ta joie ;

A toi qui trembles de douleur dans ton lit d’hôpital, alité depuis des mois, j’espère ta santé, j’espère ta joie ;  

A toi qui multiplies les c****ries à l’école de plus en plus et qui refuses de les admettre, j’espère la révélation de ce « meilleur » en toi ;

A toi qui trembles devant la participation à un événement que tu ne veux pas voir, j’espère ta venue, j’espère ta joie ;

A toi qui sembles recevoir si durement les coups bas de la vie en ce moment, j'espère des jours meilleurs, j'espère ta joie ; 

A toi qui viens de perdre un proche, j’espère pour lui, j’espère pour toi... 

 

Quand nos nuits et toutes les nuits humaines de la souffrance, malheureusement si innombrables que cette litanie ne saurait les contenir, semblent si présentes, je T’espère Seigneur ! 

J’espère Ta venue comme une audace non triomphale mais fragile,

J’espère..

J'espère comme une simple prière, tendue vers Toi.

 

Dans quelques jours aussi, je m’engagerai pour toujours à la suite du Seigneur et, évidemment, cela marque mon Avent d’une tonalité spécifique.

Est-ce que j’espère ? Qu’est-ce que j’espère ?

Finalement, je ne le sais pas : ou plutôt si, je pressens un bonheur promis, dans l’audace libre d’un « oui » obtenu à l’aune d’un « je t’aime » susurré en mon cœur. Ce bonheur, je le désire, je l’espère !

Je ne sais pas non plus si ma vocation, si méconnue chez la plupart des chrétiens, est réellement « espérée », en dehors de mes amis et connaissances. Mais elle est le fruit, par la prière très certainement, de l’inattendu de Dieu qui, j’ose le croire, espérait mon oui, l’espère et l’attend. Il espère ma joie, mais surtout Il m’espère !  

 

C’est le plus beau tout ceci : non pas notre espérance humaine, mais celle de Dieu.

Dieu qui nous espère toujours, même dans et même après nos pires merdouilles, même dans nos pires nuits ;

Dieu qui nous espère toujours comme Il nous voit, comme Il nous aime.

Peut-être que l’Avent, c’est autant le temps d’apprentissage de l’Espérance que le temps d’apprentissage à être espéré :

Parce que, sous ce regard d’espérance, on a envie de grandir,

On a envie d’accueillir le Christ comme notre sauveur ! 

 

Fais paraître Ton jour et le temps de Ta grâce !

 

 

mercredi, septembre 14 2016

La grâce, cette poésie de Dieu dans la vie

http://personaltao.com/wp-content/uploads/2013/09/Grace_wordle.jpg

"Avant d'agir politiquement, la foi agit poétiquement, crée le regard neuf, chante le Magnificat, c'est-à-dire abat la puissance, relève ce qui est à terre, non par envie, à cause d'une perception spontanée des choses, hors de l'aveuglement. Elle voit la force dans la faiblesse, la gloire dans la dérision. L'énorme absurdité de la Croix brise ce qu'on nomme réalité." 

 

In Jean Sulivan, Matinales

lundi, août 3 2015

Vacance(s) et présence

 

http://img11.hostingpics.net/pics/762498DSC2189.jpg

 

C’est drôle, ce besoin de s’éloigner pour se recentrer,

Ce besoin de marcher pour mieux s’arrêter sur le quotidien,

Ce besoin de s’élever pour mieux contempler,

Ce besoin de changer de rythme pour reprendre une juste cadence,

Ce besoin d’être seul(e) pour mieux rencontrer,

Ce besoin de rencontrer, pour savoir être seul(e),

Ce besoin de se taire pour mieux écouter et mieux parler.

 

C’est drôle, toutes ces recherches et tous ces constats presque contradictoires tendus vers Toi, Seigneur,

Alors même que Toi, Lumière, où qu’on soit, Tu es toujours là.

 

jeudi, avril 30 2015

Miroir déformant ?

 

Y a pas que les copies dans la vie... Y a l'aide à la sacristie ! #nettoyageprintemps

 

Essuyer délicatement et avec soin des taches de cire venues on ne sait comment sur ces deux vases sacrés ;

Les laisser à côté de l'amas des copies corrigées... comme un fruit du travail de l'homme (!) ; 

Contempler, amusée, sur leur surface mon visage quelque peu déformé, flou, pas net... mais où l'on me reconnaissait quand même ;

Et s’il en était un peu de même de l’image de Dieu en moi ?

Et mon "moi" d'être peut-être comme un miroir à polir et à laisser se colorer de manière personnelle pour qu’il se fasse vitrail.

 

lundi, avril 13 2015

De qu(o)i silence est-il le nom ?

 

Chez moi, c’est souvent calme, c’est souvent silencieux…

Et comme par un fait exprès, j’aime le calme, j’aime le silence.

Repos des oreilles et du cerveau, le soir, après les journées collégiennes bruyantes, certes, mais pas uniquement :

Goût, saveur, choix de ce silence.

 

Silence du travail, de la concentration ;

Silence habité de la méditation,

Silence pensif de la réflexion,

Silence étonné ou admiratif d’un regard posé,  

Silence dense de la prière,

Silence chantonnant, habité d’une ritournelle…

 

Tous les silences ne sont pas les mêmes.

 

Il est des silences bruyants, que je ne sais emplir que du bruit de moi-même.

Il est des silences pleins d’internet, de réseaux sociaux, importants parce que divertissants et communicants, certes, mais qui ne savent trop souvent que rester qu’à la surface de nos vies, même s'ils peuvent aussi être des germes. 

A côté de ceux-là, le silence de la prière pourrait sembler plénier s’il n’était pas également d’une qualité chancelante : heureusement que la qualité de la prière ne se jauge pas à l’aune de celle de son silence mais à l’habitation laissée à l’hôte intérieur !

 

En réalité, à côté de ceux-là, il y a le silence attentif…

Ce silence-là, justement, peu resplendissant, qui n’est qu’attention petite, pleine, à la vie et à l’instant présent.

Ce silence-là se détecte à la qualité du geste, même petit, posé, du geste même insignifiant, simplement vécu et voulu comme habité et qui devient alors d'une justesse presque transfigurée.

Ce silence-là sonne comme un instant volé à la plurivocité de nos jours pour les orienter,

Ce silence-là n’est que présence, révélateur d’une Présence.

 

mardi, mars 3 2015

L'offrande du mendiant : à l'école de Sa pauvreté

http://i2.wp.com/www.prieraucoeurdumonde.net/wp-content/uploads/2014/12/ILEN-20141125-120856.jpg

Ai lu durant les vacances L'Offrande du mendiant : quelques pages, fioretti d'une "communauté nouvelle", la communauté de l'Agneau, rameau descendant du solide tronc des nombreuses fondations de saint Dominique. 

 

Un charisme, une intuition : retrouver et s'enraciner dans la pauvreté et la mendicité des origines. S'ensuivent de beaux récits, tous pleins de la grâce de Dieu qui aime tant à s'écrire en clins-Dieu, à l'aune de Sa Parole, souvent rappelée en épigraphe ou au gré des récits : car la Parole n'est pas ici simple illustration, elle est au contraire vécue, incarnée, dans ces différents récits. 

 

Et pour nous dans le monde "ordinaire", quel intérêt allez-vous me dire ? 

 

Je vous répondrais déjà que se souvenir de la grâce de DIeu agissant dans notre monde, c'est déjà une belle joie et un motif suffisant pour le lire. 

 

Mais sans doute pouvons-nous le lire à plus large vue. Ainsi, pour moi, aimant la marche au long cours, j'y ai redécouvert quelques belles réalités que j'ai pu vivre le long du chemin : notamment cette réalité si grandiose que Dieu pourvoit, que l'inquiétude est de trop, que la confiance seule est essentielle... 

Il ne s'agit pas de jouer au pauvre : il s'agit de savoir ne pas, ne plus être repus, d'apprendre à laisser de la place pour accueillir le don de Dieu chaque jour, "notre pain de ce jour"... En ce sens, c'est aussi un chemin de Carême, c'est aussi un chemin de vie pour chacun. 

 

- page 1 de 3