Zabou the terrible

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Tag - Actualités et politique

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jeudi, février 2 2012

+ 2 février : journée de la vie consacrée


La fête de la vie consacrée lors de la fête de la Présentation de Jésus au temps ? Mais ça n'en concerne que quelques-uns, non ? Pas si sûr... Pas sûr du tout même ! Je n'allais pas passer cette journée sans en parler alors, voici un extrait de l'exhortation Vita Consecrata de Jean-Paul II que je trouve éclairante sur cette question. Parce que cette journée, elle nous concerne tous ! 

La vie consacrée, don fait à l'Église

3. La présence universelle de la vie consacrée et le caractère évangélique de son témoignage montrent clairement, s'il en était besoin, qu'elle n'est pas une réalité isolée et marginale, mais qu'elle intéresse toute l'Église. Au Synode, les Évêques l'ont plusieurs fois répété: «De re nostra agitur », « c'est une question qui nous concerne ». En réalité, la vie consacrée est placée au cœur même de l'Église comme un élément décisif pour sa mission, puisqu'elle « fait comprendre la nature intime de la vocation chrétienne » et la tension de toute l'Église-Épouse vers l'union avec l'unique Époux. 

Il a été plusieurs fois affirmé au Synode que la vie consacrée n'a pas seulement joué dans le passé un rôle d'aide et de soutien pour l'Église, mais qu'elle est encore un don précieux et nécessaire pour le présent et pour l'avenir du Peuple de Dieu, parce qu'elle appartient de manière intime à sa vie, à sa sainteté et à sa mission. 

Les difficultés que rencontrent actuellement un certain nombre d'Instituts dans plusieurs régions du monde ne doivent pas amener à mettre en doute le fait que la profession des conseils évangéliques est une partie intégrante de la vie de l'Église, à laquelle elle donne un élan précieux pour une cohérence évangélique toujours plus grande. Dans l'histoire, on pourra rencontrer par la suite des formes différentes, mais sans changement de la nature d'un choix qui s'exprime dans le radicalisme du don de soi par amour du Seigneur Jésus et, en lui, de chaque membre de la famille humaine. Le peuple chrétien continue à avoir cette assurance, qui a animé d'innombrables personnes au cours des siècles, en sachant bien qu'il peut recevoir de l'apport de ces âmes généreuses le plus fort des soutiens dans son chemin vers la patrie du ciel.

Jean-Paul II, Exhortation apostolique Vita consecrata (1996)

vendredi, janvier 27 2012

JSFS, vous avez dit ?

 

Hier et aujourd’hui se tenaient à Annecy les « Journées saint François de Sales », organisées par la Fédération française de la Presse catholique.

 

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lundi, janvier 2 2012

Bonne année 2012 !

Tracer un bilan de l'année 2011 serait un poil fastidieux mais surtout se chargerait d'indiscrétion ; 

Parler de 2012 serait faire un saut dans l'inconnu en ne le laissant pas être tel ; 

Alors je me contenterai de faire le lien entre les deux par une activité qui m'est chère : la marche... 

MEILLEURS VOEUX A VOUS TOUS, CHERS LECTEURS, 
COMMENTATEURS OU SILENCIEUX : 

Que l'année 2012 vous soit belle et souriante ! 

vendredi, décembre 30 2011

Le 1er janvier, si on allait prier ?


Sainte Marie des Vallées

Elle, c'est sainte Marie... 

Elle, c'est la statue qui trône au fond du choeur de ma paroisse que j'aime tant regarder. 


Le 1er janvier, c'est la fête de Sainte Marie mère de Dieu ; 

Le 1er janvier, c'est le jour de la prière mondiale pour la Paix ; 

Le 1er janvier, c'est le début de l'année. 


Trois occasions si liées de venir prier, même fatigués d'un réveillon, 

Même totalement endormis, même hébétés... 

je vous en parle un peu par là, sur sacristains.fr -> "Au matin de la nouvelle année"


Alors, c'est dit ? On priera ensemble, même à distance ? 


dimanche, décembre 25 2011

Joyeux Noël !

au Mt St Michel

 

Prière silencieuse,

Veille dans le silence de la nuit, 

Soudaine clameur !

 

« Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l'insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : « Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». Ainsi le pouvoir s'étendra, la paix sera sans fin pour David et pour son royaume. Il sera solidement établi sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Voilà ce que fait l'amour invincible du Seigneur de l'univers. » (Isaïe IX)

 

Heureux Noël à tous dans l’accueil confiant du Seigneur :

qu’Il soit notre Joie !

 

mercredi, décembre 21 2011

Santons mais pas sans teint


La crèche, c’est toujours un joyeux bazar, surtout quand c'est moi qui l'organise ! 

 

 

 

Elle est grande, bizarrement installée pour éviter les atteintes d’un roux félidé mais, surtout, constituée de toute une humanité « santonnée ».

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dimanche, décembre 18 2011

Où demeures-Tu ?

 

Jeudi matin dernier, le trimestre touchant à sa fin ;  

L’inattendu de trains supprimés

Me fit avec colère un cours rater,

Avec joie une messe gagner ; 

A quelques jours de Noël. 

 

A quelques jours de Noël…

L’Avent fut pour moi cette année non difficile mais tout rugueux :

Simplement, l’Avent fut pour moi expérience de fatigue et de faiblesse.

Temps de l’Avent, temps du dépouillement : rime moins évidente qu’en apparence car rime de vie.

 

Mais mon Avent, mais l’Avent – comme toujours en fait, chaque année différemment – fut en réalité grandissement dans l’Espérance :

A 10 jours de Noël, j’en distinguais déjà dans les nuits les lueurs grandissantes, envisagées avec une confiance renouvelée : simples joyaux de mes simples journées, vécues en Présence, confiées, données.

 

Une messe donc, une simple messe ;

La chaleur humaine d’une froide église bien remplie ;

Dieu présent dans le pain de la Parole et dans Celui de la Vie ;

Et un chant de communion qui venait comme, déjà, parapher une fin d’Avent :

 

Tu es là présent livré pour nous

Toi le tout petit le Serviteur

Toi le Tout-Puissant, humblement Tu T’abaisses

Tu fais Ta demeure en nous Seigneur

 

Parapher une fin ?

Pas tout à fait…

Parapher plutôt, d’un même élan,

une Foi et une faim,

Un « déjà là », un « encore plus » et un « pas encore » :

Ô viens Seigneur Jésus.

 

jeudi, décembre 15 2011

A 10 jours de Noël

Station St Michel... l'archange, bien sûr !

Regarde le ciel... 
Vois, déjà, se lever Son Etoile ! 
 
 Les pieds bien sur terre, occupés à l'arpenter, 
Coeur et regard ouverts au plus sombre des souterrains, au plus noir des nuits,
Pour préparer Sa venue. 

lundi, décembre 5 2011

Mes doux lapins…

 

Quand j’étais animatrice d’aumônerie en lycée, on causait de problèmes super graves, genre t’es stylo plume ou stylo bille ? T’es « fraises tagada » ou plutôt « schtroumpfs ? » Bon, aussi oui, bien sûr, mais en fait, on tâchait surtout de découvrir Dieu à l’œuvre dans nos vies et toujours un peu mieux, Bible ouverte et vies prêtes à s’ouvrir.

 

Pourtant, particulièrement quand on est ado, y a des points qui coincent et qui font qu’ils ont bien souvent du mal à faire rimer ça avec « catho ». Ca vient comme ça, quand on ne s’y attend pas et pourtant avec la même fréquence que les averses en Normandie :

 

« Nan, mais l’Eglise, elle est réac quoi…

Pas du tout adaptée. Elle n’y connaît rien ! »

Avec, en bonus potentiel, un léger soupir de dédain l’accompagnant.

 

Sur ce sujet, à tous les coups l’on gagne quand l’on commence à parler amourettes et puis, d’un coup, amour et sexualité.

 

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Ubi voces clamantes, Deus ibi est

 

Si l’on associe facilement désert et carême, l’association de ce lieu avec l’avent paraît moins immédiate. L’espace de l’Avent semble résider dans ce désir qui se creuse, non pas en un seul mais en tous lieux, nous creusant en même temps pour faire place à l’Avènement.

 

Mais ce matin, une phrase d’Evangile me secoua, me réveilla de ma torpeur :

« A travers le désert, une voix crie »

 

Une voix : Jean-Baptiste, le Précurseur ;

celui qui annonce, celui qui prépare,

celui qui s’efface pour laisser transparaître Celui en qui le Père a mis tout son amour.

Il crie de préparer le chemin du Seigneur, il crie d’aplanir sa route !

 

Il crie, il crie avec tout son cœur :

Mais il crie dans l’immensité désertique…

Et pourtant je connais cette voix.

 

Cette voix de ceux qui parlent en y mettant tout ce qu’ils sont, sans savoir s’ils seront entendus 

Cette voix de tous ces responsables dans l’Eglise, à tous les niveaux, qui proposent, qui osent, sans avoir d’échos, en ignorant où cela ira.

Cette voix qui cherche à s’exprimer dans le brouhaha ambiant, à dire une parole apaisante quand les poings et les armes sont de sortie ;

Voix dans le désert.

 

Cette voix des petits, de tous les petits, qui hurlent leur faiblesse

Cette voix de ceux à qui l’on ne laisse plus voix au chapitre : trop vieux, pas assez ceci ou peut-être trop cela – t’es catalogué, t’as plus ta place.

Voix dans le désert.

 

Ces murmures, ces râles, de celui qui va mourir, qui n’en a plus pour longtemps

Ces braillements de l’enfant délaissé par ses parents, trop occupés à se lancer leurs quatre vérités dans la figure ;

Ces hurlements jetés par le malade devant lequel on se sent juste terriblement impuissant ;

Voix dans le désert.

 

Ces mots lancés, ces cris jetés,

Ces paroles qui résonnent dans un espace semblant infiniment vide,

Elles viennent habiter au cœur de Dieu, qui n’en oublie aucune, de ces voix,

De ces voix que je crois particulièrement chères à Son cœur de Père.

 

Elles sont les voix qui L’annoncent tout particulièrement,

Qui préparent Sa route dans l’humilité ;

 

Elles sont les voix qui trouvent heureusement, parfois, l’oreille et surtout le cœur d’un pèlerin un peu égaré, perdu sur la route de son désir fou,

Elles trouvent alors le chemin d’un cœur prêt à les recueillir, à les accueillir

A leur donner cette simple réponse que ces voix espèrent : l’écoute.

 

Et ce pèlerin, et ce chrétien, pourra alors porter cette voix,

Juste un peu plus loin,

En guise de semence de Bonne nouvelle.

 

 

  

samedi, novembre 26 2011

Vous pouvez les encadrer, vous, les blogueurs cathos ?

 

J.-M. Guénois a publié un tout récent article fort intéressant sur son blogue, intitulé « faut-il encadrer les blogueurs cathos ? ». Les connaisseurs de la #FASM savent qu’ils s’encadrent très bien les uns les autres autour de la matérialité de leur devise ora et bibe !

 

Enfin, revenons à nos moutons non de Panurge mais de blogues, brebis catholiques, et citons l’article :

 

« les conclusions de la conférence de l'expert théologique, le P. Henri-Jérôme Gagey de l'institut catholique de Paris m'ont laissée perplexes quand il a affirmé et confirmé en conférence de presse, qu'il convenait « de former les blogueurs catholiques ». Il existe en effet, comme dans toutes les religions, une petite centaine de blogueurs catholiques en France, un phénomène très actif à prendre en compte. Ils sont particulièrement dynamiques et de sensibilité plutôt classique. Ils échappent en tout état de cause à la hiérarchie épiscopale. […] Beaucoup d'évêques ont heureusement aussitôt compris l'inanité de cette idée en mettant en garde le P. Gagey contre le risque de « caporalisme » (sic) »

 

Bon, déjà, c’est faux, parce que Mgr Giraud, avec son diaire, ses délicieuses twittomélies, et ses messages privés sur twitter qui donnent le sourire, je ne crois pas que les blogueurs catholiques lui échappent réellement au tout nouveau président du Conseil pour la communication des évêques de France…  et c’est heureux !

 

Plus sérieusement, je connais « en vrai »[1], une bonne partie des blogueurs catholiques français et l’affirmation du père Gagey me fait plutôt sourire… Avant tout parce que le blogueur catholique moyen – s’il existe ! – il est plutôt du genre « très engagé dans sa paroisse / dans un mouvement » et qu’il se forme le plus possible, avec ce qui lui est donné et ce qu’il est.

 

Mais je crois qu’il y a dans ces propos - s’ils sont toutefois justement rapportés - une méconnaissance plus profonde de ce qu’est la blogosphère catholique. Diverse dans ses sensibilités comme dans ses formes, elle converge pourtant dans le même désir de dire une Foi commune qui les anime. C’est le point de départ, l’Essentiel.

 

Si la blogosphère n’était faite que d’universitaires[2], ce serait une catastrophe : ce serait un peu comme dire que l’évangélisation, elle ne doit passer que par des docteurs en théologie. Ben… ben non. Sinon, ouch à l’Evangile !

 

La chance des blogues catholiques, c’est qu’ils ouvrent une possibilité inédite de dire le Christ avec des mots personnels, des mots de nos vies pour laisser y transparaître Celui qui est la Vie. Pour dire aussi aux absents de la messe dominicale, que Le suivre est un chemin de bonheur, qui n’est pas réservé aux coincés d’un autre âge qu’ils imaginent, semi-extraterrestres croyant en des valeurs aussi rigoristes qu’inaccessibles.

 

S’il est pourtant certain que nous sommes les uns et les autres principalement lus par des catholiques, je suis touchée depuis que j’ai ouvert ce blogue[3] par tous les échanges qu’il a permis. Je ne compte plus le nombre de conversations qui ont prolongé tel ou tel article, lu par des personnes souvent assez éloignées de l’Eglise et qui l’avaient croisé au détour d’un lien Facebook. Nous sommes, blogueurs, aux avant-postes… Je n’ai pas toujours la réponse à leurs questions mais ce que je peux partager avec eux, ce sont ma Foi, ma joie, ma vie, ma propre recherche et la croiser avec la leur : je peux vous dire que je garde vraiment en mon cœur certaines de ces conversations.

 

Il est bien sûr évident que chaque catholique doit avoir à cœur de se former, et en particulier tous ceux qui sont amenés à dire leur Foi d’une manière plus publique : mais cela procède d’une nécessité intérieure, de notre Foi elle-même dirais-je, d’un mouvement d’Amour qui pousse à mieux connaître Celui que nous servons. Mais cela n’est pas parce que nous aurons oublié le numéro d’un paragraphe pour citer le Catéchisme que nous n’aurons pas porté témoignage. Le plus souvent à notre insu, et c’est tant mieux.

 

J’aime bien la conclusion de J.-M. Guénois, alors je vous la cite pour finir :

 

Cette armée d'électrons libres peut certes déplaire à l'Eglise catholique, l'embarrasser ou la gêner tels des aiguillons. Mais elle lui rend un service qu'elle n'imagine pas sur la toile en assurant une présence « catholique » non officielle et très tonique. Car le propre des blogs et autres tweets est justement leur « a-institutionnalité ». Ils sont nés libres et doivent le rester. Loin de s'opposer, ils complètent la communication institutionnelle - elle-même en cours de réforme - de l'Eglise catholique

 

 


[1] IRL, si vous préférez, bande de geeks !

[2] Avec tout le respect que je dois à mes Maîtres révérés de l’Université !

[3] sans prétention  et dont je ne pensais pas spécialement faire un « blogue catholique » au départ : cela s’est fait avec le temps… 

mardi, novembre 22 2011

Au pied de la croix

 Quand on fait des études de Lettres, on apprend la distance,

On goûte le nécessaire recul critique pour ajuster, pour peser, pour relire encore puis pour dire.

Délicat exercice auquel on n’a jamais fini de se frotter en disposant du large éventail des outils d’analyse critique : on sait alors la difficulté de poser un mot juste…

Et l’on peine à le poser.

 

Littéraire, je ne mets jamais ma foi de côté quand je lis, quand j’étudie, quand j’écris.

Et cela même quand j’étudie le programme d’agrégation « théâtre et violence », versant tellement dans cette violence, dans cette esthétique du choc qui n’est pas la mienne.

 

Pourtant, je vous l’avoue, j’ai du mal à crier avec les loups.

Question de caractère, question de formation ;

Question de choix, aussi, très certainement.

 

Les récents événements ont finalement peu parlé de théâtre contemporain ou d’art ;

Les récents événements ont surtout si peu parlé de foi…

 

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samedi, novembre 12 2011

Déchristianisation massive...


... ou simple problème d'onomastique belge ? 

A un coin de rue discret

Vu à Bruxelles

mardi, novembre 8 2011

Présent d'automne

 

Froid feutré de l’automne qui progresse ;

Froid de plus en plus silencieux, comme rendu opaque par cet amuïssement sonore progressif :  

Peu de marcheurs dans les rues, les êtres commencent à se terrer, à se blottir chez eux ;

Ici ou là, des fumées qui s’élèvent, signes des foyers bien chauffés,

Quand ce n’est pas celle s’échappant de ma bouche à force de respirer dans le froid.

 

Elles semblent loin ces belles et vastes étendues de l’été…

Ils semblent loin ces projets, ces rêves estivaux faits au doux soleil revigorant !

Et ces concours à préparer, qui riment si bien avec aridité ;

Et ces services à assumer, divers et variés.

 

Le champ de vision semble se réduire, se concentrer…

 

Pourtant, c’est ici, dans ce coin,

Dans ce tout petit coin d’automne,

Fait d’études, fait de rencontres, fait de travail,

Fait de peines et de joies, minuscules comme majuscules,

Que Tu m’appelles Seigneur.

 

Temps, espace,

Tout petit coin de vie…

Que Tu m’appelles, Seigneur, à habiter pleinement.

 

Parce que c’est aussi dans ces toutes petites étendues de rien du tout,

Dans ces espaces comme resserrés de l’automne,

Simplement ici, que Tu désires faire Ta demeure

Parmi nous, en nous : 

Se laisser travailler

Pour T’y rendre présent, un peu plus.

 

Et rendre grâce, soir et matin,

De ce qui a pu se vivre de grand dans le tout-petit du quotidien

Et Te demander la grâce de continuer, fidèlement,

A s’en émerveiller.


samedi, octobre 22 2011

Click and go…

Chers lecteurs, si vous lisez tout ce passage sans froncer le sourcil, si vous lisez chaque mot malgré l’intense inconfort de lecture qui est le vôtre présentement et malgré la longueur de ce texte inintéressant, si vous ne râlez pas pour l’absence flagrante de mise en page, de mises en gras, de signes diacritiques quelconques – à l’exception des virgules parce que, quand même, faut pas délirer –, de smileys enjoués et autres liens hypertextes ponctuant habituellement nos pages web de leurs coloris et soulignements engageant à cliquer un peu partout, c’est que vous êtes un lecteur, un vrai, un courageux ce dont je vous remercie grandement. Bref…


Vous m’avez suivie jusque là, sans sauter aucun mot ? BRAVO !

 

Mon propos est en réalité réaction à cet article fort intéressant paru il y a quelques jours sur le site de la CEF : « comment les internautes lisent-ils ? ». Celui-ci montre, ce que je veux bien croire, que nous autres internautes avons tendance à lire la zone sise en haut à gauche d’un article et peu ou prou le reste. Et avons, de plus, une fâcheuse tendance à la « lecture zapping ».

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dimanche, octobre 16 2011

« Le Bonheur de connaître et d’aimer Dieu » - semaine missionnaire mondiale

 

Ce week-end, il se passe beaucoup de choses dans l’Eglise universelle ! Outre le congrès sur la Nouvelle Evangélisation, ce dimanche ouvre aussi la semaine missionnaire mondiale, deux thèmes qui résonnent, logiquement très liés, évidemment très proches. Du coup, cela m’a donné envie de vous partager un autre texte (et pas simplement une citation cette fois) sur ce thème car il me semble simplement vital, qui que nous soyons, quoi que nous vivions ; car il est fondamentalement chrétien.

 

Ce texte est signé Madeleine Delbrêl et se lit drôlement bien. L’idéal serait de le vivre de même, c’est-à-dire drôlement bien ! :-)

 

 

 

Quand on connaît le bonheur on ne peut pas l’imposer mais on n’a pas le droit de ne pas le proposer.

C’est la pire injustice quand ce bonheur est

Connaître Dieu,

Aimer Dieu.

 

C’est la valeur suprême de Dieu qui doit être gravée à vif dans notre esprit, notre cœur, notre chair.

C’est elle qui est marquée sur nous, indélébile par le baptême.

 

Nous n’avons plus le droit de rabougrir notre faim de bonheur, de bien, à moins qu’elle.

 

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jeudi, octobre 13 2011

C’est la vie, c’est la mort ; et réciproquement

 

Foule bigarrée de la très parisienne place de la Sorbonne : sages professeurs, étudiants, touristes, manifestants d’une cause ou d’une autre, voire de l’opposée, et même depuis peu, quelques masseurs. Il y a ceux qui y filent très vite comme pour ne pas se faire remarquer, ceux qui la traversent d’un pas lent mais décidé, ceux qui y déjeunent, ceux qui y causent, ceux qui y rient, ceux qui la photographient (avec de « vrais » étudiants devant !)… Place que je traverse tous les jours, amusée par sa diversité et encore charmée malgré les années par sa beauté si unique.

 

Tant mes pas pressés, attirés par l’heur(e) du café, que mon esprit absorbé par une conversation agrégative ne me firent pas prêter, je l’avoue, une grande attention au premier abord à ces quelques panneaux installés devant la statue d’Auguste Comte.

 

Une suite de photos : du noir, du blanc ; puis une petite tente, avec quelques personnes. J’en avais simplement saisi le titre au passage : « il est toujours temps ». Mon passage suivant me fit voir qu’il s’agissait d’une exposition pour les soins palliatifs ; mon troisième passage fut le bon : je m’y arrêtai.

 

Quelques photos, oui, mais pas n’importe lesquelles : des photos de souffrance et des photos de soins ; des corps et des regards ; des photos de soins palliatifs, oui, mais avant tout des photos d’humains. Elles étaient belles ces photos, vraiment belles. Et vous aussi d’ailleurs, vous pouvez les regarder, puisqu’elles sont ici : « il est toujours temps… »

 

Non, il ne s’agissait pas de voyeurisme, de cette souffrance montrée parfois complaisamment par certains médias, pour faire choc. Il s’agissait de la souffrance vraie, ni cachée, ni exhibée, vécue. Et elle était montrée en plein cœur de notre monde qui, malgré les airs qu’il se donne, est si souvent aseptisé, planquant dans ses recoins obscurs ce qu’il ne veut pas voir…

 

Je reste très marquée par une cérémonie d’obsèques d’un moine à laquelle, alors en retraite, j’avais assisté. Oh bien sûr, la liturgie bénédictine était splendide : toute sobre et réorientant simplement vers l’Essentiel. Mais il y avait surtout ce cercueil ouvert, là, au centre du chœur puis emmené en procession au cimetière. Dérangeant… Choquant ?

 

Le mort[1], ou plutôt son corps, était au centre : ni montré, ni caché. Il était « avec »… Dans une communauté, on ne se cache pas pour mourir. On ne dissimule pas les plus faibles et leurs souffrances, ni leur mort : tout ce qui risquerait de nous gêner, parce que nous renvoyant à nos propres fragilités, à nos propres souffrances, à notre propre mort. On vit avec, pleinement.

 

Oser montrer des photos prises en soins palliatifs, de ces personnes comme vous et moi qui vont mourir, cela me semble relever d’un même désir d’être ; oser les mettre au centre de Paris, sur une place où le monde bouge et non pas dans un recoin d’une expo, c’est aussi oser postuler, pour ces bénévoles, que eux, certes, mais que nous aussi, nous sommes « avec », si nous en prenons conscience. Je me dis que c’est peut-être le pari fou de cette exposition sans prétention

 

Jusqu’à samedi sur la place de la Sorbonne

Organisée par l’association « Les P’tites lumières »

 



[1] Je préfère préciser avant que quelqu’un ne s’offusque : il ne s’agissait bien sûr pas d’une célébration célébrant en vaine gloire la vie du trépassé… Et dans ce geste monastique, il y a bien évidemment aussi toute une charge téléologique forte et profonde mais tel n’est pas mon propos ici. 

jeudi, septembre 22 2011

Amen-rissage en douceur

 


Je n’étais pas bien loin,

Mais cela ne voulait pas dire que je n’avais aucun chemin à faire.

J’étais toute proche, proche de chacun,  

Mais cela ne voulait pas dire que je n’étais pas ailleurs.

 

Retraite, Re-traire, se retirer

Temps de pause…

Difficile de faire comprendre ce drôle de temps à qui ne connaît pas,  

Ce temps où l’on ne fait rien - enfin, pas grand chose,

Mais où l’on est incroyablement occupé.

 

Difficile à dire et à décrire tant il ne s’y passe rien en apparence, et tant dans les profondeurs :

C’est que, ce temps qui se prend à la foi(s) hors et dans le temps, il touche au plus intime de nous.

 

Une retraite, c’est un temps de re-création pour le sale gamin que nous sommes trop souvent, portant nos égratignures et les blessures infligées à l’autre comme autant de piteux trophées.

Mais une retraite, ce n’est pas une fuite face à celles-ci, c’est plutôt chercher la paix en les regardant toutes avec le regard du Seigneur, et, surtout, Le laisser nous regarder... Avec Amour. 

 

Une retraite, c’est jouer le jeu de la transparence de l’amour dans les opacités de nos vies

Une retraite, c’est accepter ces règles du jeu un peu folles où se perdre, c’est (tout) gagner, dans le jeu ineffable et fabuleux qui s’appelle la Vie.  

 

Ce sont simplement quelques heures privilégiées de disponibilité pour laisser le Seigneur nous modeler, nous travailler, dans un cœur à cœur désiré, un peu plus soutenu, un peu plus voulu.

C’est Le laisser dénouer peu à peu tous les nœuds bloqués de nos vies, pour que la corde file et ose aller au large, un peu plus, chaque fois plus, toujours plus.

 

Une retraite, en fait, c’est hyperactif à l’intérieur…

… Pour que cela se vive à l’extérieur !

 

jeudi, septembre 15 2011

Les Disciples avec quelques autres aussi

 

François Bessonnet, pardon, s.u. père François en a fait une excellente recension sur son blogue alors je ne vais pas recommencer tellement il y dit tout très bien : allez lire en cliquant là -> Toutes les mauvaises raisons de lire "Les Disciples" 

 

Mais, moi, je vous donne simplement, tout humblement, tout bêtement un conseil d’amie :


Courez acheter et lire Les Disciples 

de mister Edmond Prochain et de dame Elvine !

 

Un vrai « stage » pour apprendre à ouvrir, à lire La Bible différemment et en sourire jusqu’aux cieux (où sa splendeur est chantée par la voix des tout-petits qui aiment bien la B.D. : j’suis presque sûre que même le Boss en rigole d’ailleurs)


 

mercredi, septembre 14 2011

« Ils ricanent et hochent la tête » - Croix honteuse, croix glorieuse !

 

Des lettres au Verbe,

Du simple ridicule à la Folie la plus entière ;

Celle de la Croix que nous fêtons aujourd’hui, celle de l’Amour entier.

 

Laisser sonner quelques beaux mots pour entendre,

Pour méditer quelques résonnances semblant si accordées,

Au bois de la Croix, 

A l’Homme, à Dieu, donné.

 



« Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s’ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant, je ne me fâche plus, maintenant, je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi – c’est surtout là, peut-être, que je les aime le plus. Je me moquerais bien avec eux, pas de moi-même, non, mais en les aimant, si je n’étais pas si triste quand je les vois. Si triste, parce qu’ils ne connaissent pas la vérité. »

 

incipit de Dostoïevski, Le Rêve d’un homme ridicule

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