Zabou the terrible

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lundi, juin 17 2013

Tartagueule à la récré

 

C’est vrai qu’on qualifie parfois/trop souvent/de temps à autre les personnes sur leurs noms de famille, sur leurs visages, sur leur manière d’être… avant même de les connaître un peu. On appelle cela « préjugés », parfois cela devient même du « racisme » qui existe sous tant de différentes sortes.

 

Lui, ce collègue, ça planait dans l’air depuis un bon petit bout de temps,

Les boutades, les questions, les répliques à l’ironie de plus en plus cinglante sur mon nom de famille, ma « grande famille », ma « noblesse » dont il semblait visiblement mieux connaître la réalité (!!!) que moi-même : idées reçues, parfois un peu blessantes, je l’avoue, mais enfin qu’importe.

Et là, j’annonçais que je ne prendrai pas de permanence samedi matin au lycée car j’allais à une ordination. Réaction des autres : « wahou, ça c’est rare ! » Et lui :

- Oh, ça doit être fréquent chez toi.

- ???

- Non, mais je veux dire dans ta famille, ça doit être fréquent.

- Euh, non, je n’ai pas de prêtre dans ma famille <ndlr : j’aurais pu préciser que j’avais une grand-tante religieuse, certes >, là, c’est une personne que je connais moi, et ça reste toujours extraordinaire une ordination !

- Nan, mais ce que je veux dire, c’est que dans les familles comme la tienne. Ben, ça va toujours avec la religion. Le roi et la religion !

- Euh alors, pour parler clairement, je suis croyante mais mes parents ne le sont pas.

- Tes parents, ils vont forcément à la messe pour se faire voir, parce que ça se fait c’est toujours le cas dans les grandes familles comme la tienne !

 

Là, un collègue d’intervenir : « elle t’a dit que non ! Les gens ils s’embêtent rarement à aller à la messe quand ils ne croient pas… »

Le collègue de reprendre :  « Je te dis que c’est le cas dans les familles comme ça ! »

Moi de lui dire doucement : « non. Mes parents n’y vont pas… et personnellement, je ne vois pas pourquoi je m’embêterais à me lever si tôt le dimanche si je ne croyais pas ! »

 

Bon, on s’en moque de cette histoire mais cela montre – car ce collègue, ça pourrait être aussi moi devant d’autres situations ! - combien nous sommes pris dans nos vues d’avant, dans ce jugement a priori qui n’est pas le Sien parce qu’il n’est pas Amour : il est enfermement et non pas libération.

 

Le regard chrétien, c’est celui qui ne s’embarrasse pas de préjugés,

C’est celui qui cherche l’Autre en l’autre et qui le voit, déjà, malgré tous ses « non » qui cachent parfois Son Nom,

Conversion du préjugé, prêt-à-penser du cœur, à l’accueil, don donné. 

 

mardi, juin 11 2013

Évangéliser n'est pas


(trouvé avec amusement sur http://www.neatorama.com/2006/07/17/god-jesus-toy-robot/ )


Évangéliser n'est pas brandir une croix, 
Évangéliser n'est pas jouer au robot mécanique disant "Jésus", 


Évangéliser, c'est laisser peu à peu la Parole prendre tellement chair en soi qu'elle n'a plus jamais rien de mécanique, c'est devenir peu à peu Évangile vivant, Bonne nouvelle pour nos frères. 

vendredi, juin 7 2013

Enseignants, le pape nous parle !


Aujourd'hui, le pape a reçu des élèves, enseignants et familles d'instituts jésuites italiens et libanais. Voici, prises dans le Vatican Information Service du jour ses paroles concernant les enseignants, belles et fortes ! 

"Et ne vous découragez jamais face aux enjeux de l'école. Eduquer n'est pas un métier mais une attitude et un mode d'être. Pour enseigner il faut sortir de soi et être au milieu des jeunes qu'on accompagne au long de leur croissance. 

Enseignez donc et voyez en cela la beauté et la bonté de la création et de l'homme qui sont marqués du sceau du Créateur. 

Mais soyez surtout des témoins de ce que vous transmettez, des connaissances et des valeurs, accompagnées d'une cohérence de vie personnelle. Sans celle ci il est impossible d'éduquer... 

L'école doit être un catalyseur et un lieu de convergence pour former et aider les jeunes à devenir adultes, des adultes simples, compétents et honnêtes qui sachent aimer et répondre aux attentes de Dieu dans la société comme dans le travail. 

Trouvez aussi de nouvelles formes d'éducation en fonction des lieux, des temps et des personnes. Le Seigneur sera toujours à vos côtés, vous relèvera des échecs et vous poussera à grandir et à agir avec magnanimité". 

Au boulot !
"Dieu, viens à mon aide" !
:-) 


jeudi, juin 6 2013

Très riches heures de fin d’année

 

Très riches heures de fin d’année,

Les heures ne s’étirent pas, elles se font courtes, glissent entre les mains.

Il faut conclure mais, surtout, il faut finir.

 

Les heures se font responsabilité et poids sur les épaules :

C’est l’heure des conseils de classe,

C’est l’heure des orientations.

 

Il faut dire des oui et des non,

Il faut évaluer, dès aujourd’hui en un sens, l’avenir de ce jeune,

Se laisser interroger par ce qu’il a révélé ;

Tâcher de discerner ce qui semble le mieux pour lui,

Et, dans le même temps, tenter de ne rien tout à fait fermer.

Tracer un chemin à travers les questions, à travers les pressions de sa famille ;

A travers les contradictions de l’élève, surtout, surpris de se voir refuser cette section à 6 de moyenne.

Bref, à plusieurs, poser une décision sur un autre,

Une décision qui engage beaucoup.

 

Rudes heures…

Sortir sonnée de certains conseils, de certains propos,

Et quand même, sortir heureuse,

De les avoir vus progresser, un peu, grandir, surtout, de se dire qu’ils ont encore à s’épanouir, à découvrir, à vivre.

 

Et venir, même si les heures à passer ensemble ne se comptent plus que sur les doigts d’une seule main, Te rendre grâce et Te les confier encore, plus que jamais.

 

lundi, juin 3 2013

Jeunes et vieux



C’était il y a quinze jours, sept prêtres célébraient une messe de semaine.

Sept prêtres ordonnés la même année, il n’y a pas loin de cinquante ans,

Il y en avait un d’un peu bancal ; d’autres aux allures hésitantes,

Mais, à célébrer ensemble, dans leur âge diversement vécu,

Quand ils levèrent ensemble l’hostie, Vie de leur vie :

Qu’ils étaient beaux à voir !

 

Eux, je les vois souvent arriver à la dérobée, un peu en retard,

Ensemble, cela fait des années qu’ils y sont,

Engagés dans l’Eglise et l’église, ensemble encore,

Souvent, je remarque entre eux de tout petits signes de tendresse,

Et une qualité unique d’attention,

Qui me font sourire aux anges :

Eux aussi ils sont beaux !

 

Elle, de ma propre famille, elle totalise plus de 70 ans donnés à son Seigneur,

Je ne la vois pas souvent et puis, elle parle peu de Lui,

Sauf en quelques phrases qui font mouche…

Comme si sa tâche était de continuer,

Dans l’immense faiblesse du très grand âge,

A transmettre quelques clins-Dieu, égrenés :

Ô Beauté si ancienne et si nouvelle !

 

Bien des fois, je contemple les plus âgés,

Quel que soit leur « état » de vie, choisi ou pas vraiment,

Je cherche à deviner leur vie, leur joie, dans leurs regards,

J’apprends, à discuter avec eux quand je les croise, à lire le sens de leurs rides creusées par le temps,

J’apprends à les regarder autrement,

J’apprends beaucoup et vraiment d’eux, tout simplement.

 

On admire souvent l’élan de la jeunesse, les grands idéaux,

C’est grand et il y faut certainement autant de fougue que de folie consenties ;

Mais, souvent, je m’arrête pour contempler l’allant de l’âge avancé,

Pour ce qu’il vient, malgré les ravins, les gros et petits soucis, 

Me murmurer de poids solide et de fidélité,

Qui se font élans pour aider les plus jeunes à marcher.

 

Bien souvent, je me dis que j’aimerais mieux savoir leur dire merci.

 

vendredi, mai 31 2013

Frémissement d’intensité poétique

 

 

 

Pour lancer une séance sur la poésie, j’avais eu l’idée de demander à mes élèves de réfléchir à un lieu « poétique », un lieu qui leur parlait de poésie, à chacun.

Je les avais laissés réfléchir quelques instants et puis je les avais interrogés, un par un.

 

Il y a ceux qui, à moitié pour m’épater, me donnaient des grandes villes « Venise ! Je rêve trop d’y aller ! » ou encore « Eh m’dame, la ville de Roméo et Juliette, là, j’sais plus comment elle s’appelle, où il y a les verrous, ça parle de passion ! »

Ceux qui rêvaient aux classiques « la plage sous les étoiles » ou « une belle mer bleue »,

Ceux qui osaient et me donnaient des lieux plus inconnus, plus personnels, aussi…

 

Ce garçon-là, je le sentais qui réfléchissait « à l’intérieur » et, son tour venu, il dit :

- Le bled.

Deux autres l’avaient déjà dit pour plaisanter mais, chez lui, on sentait que cela venait du cœur : bien, c’était ce que je cherchais, la densité de paroles. Il poursuivit d’ailleurs : « parce que, là-bas, c’est vraiment chez moi. ». 

Le tour de classe se poursuivit, entre belles pépites et mots hésitants.

 

Quand il prit fin, le même garçon me fixait toujours et me demanda :

- Et vous madame ?

 

Sans réfléchir, j’ai répondu :

- Les bords de Loire ; la lumière du soleil irisant l’eau et dansant sur les vieilles pierres… c’est beau !

- C’est là que vous avez rencontré votre copain ?

 

Ca m’a fait sourire.

Il ne pouvait pas savoir – d’autant plus que je n’avais pas « réfléchi » ma réponse – que, pour moi, quand je parle de poésie, je ne sais pas la séparer de Dieu ; comme je ne sais pas séparer Dieu de la poésie ;

Parce que Dieu est le grand poète de la vie ;

Parce que j’ai fait mienne cette belle phrase de Scholtus dans son petit Christianisme d’insolence : « se faire les poètes de la grâce à travers les opacités de la chair » pour en rechercher toujours plus la justesse.

 

Il ne pouvait pas savoir que, sans réfléchir, j’avais parlé de « mon » lieu, de cette abbaye où je viens respirer, souvent,

Me ressourcer, vraiment,

Chercher à toujours mieux grandir et vivre en Lui,

Contrepoint essentiel de silence de mes jours devant et avec eux,

Beauté de la nature à conjuguer avec celle de l’humanité.

 

Oui, ça m’a vraiment fait sourire et j’ai répondu :

- En fait… c’est surtout là que j’ai rencontré le grand amoureux de l’humanité.

 

Je ne crois pas qu’il ait très bien compris,

Mais finalement, je ne crois pas que c’était très important de dire exactement,

Car il y avait déjà eu cet espace d’un frémissement,

Le petit interstice subreptice où Il pouvait dire, écrire, l’au-delà des mots.  

 

jeudi, mai 30 2013

Dieu en grammaire comme dans le reste

 

 

Je me dis souvent qu’il faudrait savoir Le dire,

Malgré nos manques, nos imperfections, nos achoppements devant Lui ;

 

Qu’il faudrait certes savoir Le clamer, Le proclamer, L’annoncer,  

Avec des grands et beaux mots qui sonnent juste et vrai ; 

Mais encore plus Le laisser transparaître en nos mots à nous,

Les choisir, tous, pour qu’ils disent à chacun

« Tu sais … - ou peut-être tu ne le sais pas -  

… mais tu es aimé » !

 

Il faudrait encore et surtout laisser nos mots se convertir, s’adoucir,

Enlever toute moquerie, toute parole tueuse,

Pour qu’ils disent sans forcément l’expliciter,

Qu’Il y a un Amour qui les attend, là, tout le temps.

 

Il faudrait Le laisser se glisser en nos mots,

Lui laisser être le Verbe de nos phrases,

Pivot de celles-ci, comme de nos vies.

 

mercredi, mai 29 2013

Et ça peut monter haut

 

 

… dans les deux sens du terme !

 

« La taille du paradis en nous, c'est l'accomplissement minutieux et magnanime de notre devoir quotidien. [...]

 

C'est lui qui livre à la Visitation de Dieu la petite parcelle d'humanité que nous sommes et qui nous établit dans une ordonnance d'amour.

 

Faire son devoir quotidien, c'est accepter de rester là où on est pour que le règne de Dieu vienne jusqu'à nous et s'étende sur cette terre que nous sommes ; c'est accepter comme une obédience large la matière dont nous sommes faits, la famille dont nous sommes membres, la profession où nous travaillons, le peuple qui est le nôtre, le continent qui nous entoure, le monde qui nous enserre, le temps où nous vivons. »

 

Madeleine Delbrêl

 

lundi, mai 27 2013

Petit caté pratique avec Kaamelott : l’amour du prochain

 

Quand les premiers – hélas si rares – rayons de soleil pointent leur nez, une classe d’élèves mute soudain en une horde incontrôlable et incontrôlée… A tel point qu’après s’être égosillé, le professeur se sent plus ou moins pris d’accès de fureur – qu’il contient fort heureusement pour conserver sa posture magistrale.

 

En résumé, tout cela pour vous dire que, dans une classe, c’est parfois comme dans la vidéo qui suit mais qu’on n’en demeure pas moins humain, qu’on n’en demeure pas moins chrétien.

 

Voici donc une vidéo pour mûrir notre « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », même si Seigneur, si Tu savais (enfin, Tu le sais, mais on fait comme si) comme le comportement de Machin m’énerve !!! …

 

… pour toujours travailler son « voyez comme ils s’aiment » en travaux pratiques ! ;-)

 

dimanche, mai 26 2013

La Foi, c’est pas comme un pot de Nutella !

 

 

 

Dans les pots de Nutella, il y a les petits pots qui peuvent ensuite servir de verres, les moyens pots, les gros pots familiaux et ces énoooormes pots que l’on voit pour publicité ou qui servent quand on prend une crêpe au Nutella dans les fêtes foraines.

 

Pour la foi, ça peut sembler évident mais ce n’est pas pareil : on ne peut pas mesurer le contenu chez une personne. Par définition, la foi, c’est une histoire entre Dieu et l’homme, entre l’homme et Dieu : une histoire de confiance et d’amour. Or, tous les amoureux le savent, l’amour, ça ne se mesure pas. Dire « je t’aime un peu », ce n’est pas dire « je t’aime » ; dire « je te fais un peu confiance », ce n’est pas « je te fais confiance ». La foi a un caractère absolu et ne fait donc pas partie des éléments gradables. De toute façon, le Seigneur lui-même rabat notre caquet si l’on avait tendance à s’en vanter : si vous comme moi en avions ne serait-ce qu’un grain de moutarde, nous ferions bouger les montagnes !

 

Ces préliminaires sur Foi et Nutella étant posés, rentrons dans le contenu du pot. Pour parler de Nutella, pour en manger, bien sûr, il faut en avoir, s’en procurer d’une manière ou d’une autre. Pour la Foi, il y a toujours premièrement un aspect de don gratuit, de mystère dont on ne peut se saisir, un primat de la « grâce » auquel on répond par notre confiance. C’est de cette réponse dont parle un peu pompeusement mais si justement le Catéchisme de l’Église catholique :

 

« La foi est la réponse de l’homme à Dieu qui se révèle et se donne à lui, en apportant en même temps une lumière surabondante à l’homme en quête du sens ultime de sa vie. » (CEC § 26)

 

Bref. Tout cela pour dire, puisque ce billet est une réponse à une question posée par une amie, que oui, il y a un truc que je ne maîtrise pas dans cette histoire, comme un gros pot de Nutella qu’on m’a offert – mais en carrément mieux !!! – un jour, puis d’autres… C’est imprévisible, cela peut venir nous toucher n’importe quand ! Même dans une approche plutôt théorique de la Foi à l’origine qui peut devenir vraie rencontre. Comme dans chaque Amour, il n’y a pas de loi.  Simplement, il y a des flashs, des rencontres, des coups de cœur dans nos vies de foi que nos mots ne peuvent qu’à peine appréhender… Et cela est grand.

 

Mais un pot, il faut l’ouvrir pour en déguster toute la saveur… Et c’est en cela que le « travail » me semble essentiel : une foi qu’on ne fait pas vivre, qu’on ne nourrit pas, elle est en péril ! Comme le contenu d’une boîte de conserve, elle va tendre au pourrissement avec les moisissures qui viendront s’y développer peu à peu.

 

Le travail, ce ne sont pas forcément des heures de boulot sur les textes les plus ardus des théologiens, c’est avant tout la vie ecclésiale, la vie sacramentelle et, plus largement, la vie de prière. Parce que la Foi est avant tout relation entre l’homme et son Créateur, elle est prioritairement à laisser grandir dans cette dimension de « relation ». On dit souvent qu’un chrétien qui s’isole = foi qui s’étiole : eh bien, je crois que ce dicton est vrai dans son sens le plus large !

 

Mais il reste un problème : le nutella, c’est finalement toujours pareil quand on le déguste. La Foi, elle, ce n’est pas toujours la même saveur doucereuse légèrement addictive. La Foi, il y a des hauts, des bas, des vides et des tempêtes et des naufrages, libre continent sans grillages. Des moments où l’on croit que l’on n’a plus la Foi, qu’on l’a « perdue » le long du chemin parfois si aride de nos vies…

 

Et c’est là que la Foi prend toute sa mesure dans l’autre sens de fides, le mot latin qui sert à la désigner : la confiance.

 

Un saut parfois dans le vide à nos yeux où la confiance nous assure que des bras pleins de tendresse sont là pour nous rattraper et nous réconforter.

 

Photo tirée de http://www.openmaterials.org/catarina/wp-content/uploads/2011/03/jesusOnToas_md.jpg

 

mardi, mai 21 2013

Concours de légende pour un certain vitrail...


Vitrail vu à Reims ce jour... 

Et vous, vous en pensez quoi ? ;-) 

lundi, mai 20 2013

Esprit punchy

L’Esprit Saint, on le croit parfois silencieux mais il peut aussi nous sembler par moments particulièrement punchy : un coup à droite, un coup à gauche, un coup dans l’estomac, un coup au cœur… Et vlan, c’est la grande bourrasque que tu te manges dans la figure sans prévenir.

 

Bien évidemment, Il ne nous frappe en général pas directement mais, au gré des circonstances, des rencontres, des paroles des uns et des autres, il arrive que tu te prennes une bonne droite bien sentie. Dans le genre qui te retournent complètement parce que les mots posés viennent juste relever la situation où tu te trouves là, maintenant, ou parce que le mot « coïncidence » s’est encore écrit « clin-Dieu », éventuellement en majuscules même. Le pire, c’est quand ça le fait plusieurs fois d’affilée : là, tu finis par te dire qu’il y a un truc à comprendre même si tu ne vois pas très bien quoi.

 

À la Pentecôte, on se rappelle plus particulièrement de ce Souffle, de ce Feu qui vient surprendre, déranger et envoyer mais on se rappelle aussi avant tout et surtout qu’Il est don.

 

Qu’Il est lumière et consolateur,

Qu’Il est fraicheur et chaleur,

Qu’Il est repos et réconfort

Qu’Il est bain et guérison,

Qu’Il est souplesse et droiture…

 

Qu’Il est secours venant dans nos sécheresses de prière, dans nos manques de confiance et d’audace ;

Qu’Il nous apprend à prier,

Qu’Il nous apprend à nous confier.

 

Le côté terriblement punchy de l’Esprit,

C’est finalement que, s’Il vient agir avec une certaine force qui n’est pas toujours très agréable, c’est pour mieux nous modeler,

Don qui se fait offrande,

Coup de poing qui se mue en coup de pouce,

Selon Lui,

Pour être envoyés vers un monde à aimer :

En énergie qui appelle la nôtre.

 

jeudi, mai 16 2013

Prière du comment au Qui est là

 

Seigneur,

Quand nous nous perdons dans les « comment » de nos existences,

Dans nos interrogations voire nos peurs face à l’avenir ;

Tu provoques des rencontres au coin d’une rue,

Des discussions diverses mais animées au sens premier,

Des lectures chatoyantes et sapides ;

Autant de Rencontres qui font éclore le début d’un sourire

En nous faisant murmurer le nom d’un Entraperçu : « Jésus ! »

 

Préparation à la Pentecôte

 

De haut en bas,  

De bas en haut,

D’un Autre,

Pour jaillir en soi,

Vers les autres.

 

 

 

« Pneumatologie – "L’Esprit Saint viendra sur toi (ép-éleusétai épi sé) et la Puissance du Très Haut fera sur toi de l’ombre" (épiskiasei soi, Lc 1, 35) - "L’Esprit Saint vous fera souvenir (hypomnèsei) de tout ce que je vous ai dit" (Jn 14, 26) – Voici, suggéré par les mots, plus exactement encore par les préfixes, un double mouvement et une double position fondamentale de l’Esprit.

L’Esprit sur-vient et il sous-vient. Il y a, par en-dessus, une épiclèse de l’Esprit, comme il y a, par en-dessous, une "sous-jacence » de l’Esprit. Ou, si l’on préfère, il existe une double épiclèse de l’Esprit : celle qui opère par le haut et celle qui opère par le bas. "L’Esprit du Seigneur est sur moi" (Lc 4, 18). L’esprit du Seigneur est sous moi, aussi.


Il existe une survenance de l’Esprit en vertu de laquelle il est consécration. 

Il existe une souvenance de l’Esprit en vertu de laquelle il est mémoire. »

 

in Fr. François Cassingena-trévedy, étincelles III, p. 300.

 

mardi, mai 14 2013

En todo...


Chercher et trouver Dieu en toutes choses ??? 


lundi, mai 13 2013

Un point, c’est pas tout ! J’t’en pose des questions ?

 

Les réactions de la presse à l’attitude du pape François en faveur de la vie, forcément, ça fait sourire…

 

 

Cette vision-là des choses encore plus, forcément…

 

Ca fait sourire parce que… ce n’est pas surprenant !

 

Ce qui finit par l’être plus, c’est cette manière un peu trop fréquente dans la presse d’y voir un refus d’« avancée » sur le plan des mœurs.

Alors que cette attitude, elle pourrait peut-être, si ce n’est pas un gros mot,  

  questionner ?

 

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samedi, mai 11 2013

Dans un même élan de prière pour apprendre à aimer

 

Quand le Seigneur prie :

 

« Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.

 

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »

 

Quand le Seigneur nous porte dans Sa prière,

Il n’y a plus qu’à se laisser porter,

Dans Ses mains, dans Sa voix,

Il n’y a plus qu’à Le suivre.

 

Emportés dans cette prière aux inflexions de tendresse et d’absolu,

Il n’y a plus qu’à nous tourner vers Lui pour nous glisser nous aussi dans la prière :

 

 

 

Seigneur Jésus,

Apprends-nous le nom du Père,

Apprends-nous ce que veut dire Amour,

ce mot qui ne peut s’expliquer qu’en se vivant,

Toi qui priais ainsi avant de le vivre au plus haut point,

Avant de Te livrer,

Avant de ressusciter.

 

 

Seigneur Jésus,

Fais-nous vivre en Ton amour,

Garde-nous en Lui, dans une inlassable découverte,

Que l’Amour vive et s’avive chaque jour plus en nous,

Sans peur, dans le don renouvelé de nous-mêmes,

Pour que Tu vives en nous,

Pour que, tous, nous soyons un.

 

 

jeudi, mai 9 2013

Citation de saison, d’Ascension

 

« La foi est une chose grande mais la peur est physique.

 

Je peux avoir une foi solide, mais si je ne bois pas pendant dix jours, j’ai soif. La foi consiste à supporter la soif d’un cœur serein comme une épreuve imposée par Dieu.

 

Jésus, je suis prêt à supporter mille peurs comme ma peur par amour pour vous ; mais j’ai peur. »

 

in Giovanni Guareschi, Le Petit Monde de Don Camillo (p.333)

 

 

… Vous ne trouvez pas qu’il y a un peu de ça, à l’Ascension ?


mercredi, mai 8 2013

Sahagun au lit

 

NdZ : ce qui est décrit ici date de lundi soir et je suis en train de me soigner, donc pas de mail empli d’inquiétudes : ce n’est pas grave, ça demande juste un traitement efficace et du repos, merci ! :-)

 

 

 

Arriver malade,

Pour une arrivée claquée,

Se mettre au lit sitôt, être énervée.

Mais pourquoi tout cela ?

 

Avoir mal au crâne à en chialer,

En cracher ses poumons,

Se dire que demain risque de signer son retour à la maison,

Être énervée encore de se sentir complètement incapable de prier les Vêpres,

Ne plus sentir une once d’énergie en soi,

Mais faire rouler dans son cœur et comme dans ses mains

Ces intentions, toutes ces intentions confiées,

Ces toutes légères pétillantes de joie et ces très lourdes qui font mal,

Entre deux fragments de psaumes connus du cœur :

Mais zut à la fin, quelle piteuse prière,

Et dire que je ne peux leur offrir que celle-ci…

 

M’endormir un peu, me réveiller,

Aller en quête de médicaments,

Toujours agacée,

Croiser un regard d’amitié pèlerine,

En sourire et prendre un thé avec.

 

Repartir me coucher,

Tremblante de fièvre,

Seule – vraiment ? – en terre étrangère,

 

Incapable de rien,

Envie de rien,

Même pas et peut-être surtout pas de prier,

 

Ne pas aimer me sentir si faible, si démunie,

Mais tendre quand même ma main vers toi,

En m’endormant  et Te susurrer mon je T’aime, un peu particulier,  

Un dans le genre « si Tu avais pu m’éviter ça, ç’aurait été cool, là, je suis super énervée d’être malade ; oui, oui, je sais que c’est de l’orgueil de me croire si forte, mais ça m’énerve cette histoire, tellement que j’ai même envie de Te faire la gu****…. et d'ailleurs, je Te la fais, regarde, je n'arrive pas à prier ! Mais bon, je T’aime quand même »,

Et croire quand même à la fécondité de ces prières tombées dans nos bas-fonds d’humanité,

Qu’Il vient chercher, recueillir,

En essuyant nos larmes avec tendresse par les attentions, les mains et les soins de nos frères.

 

Evidence en flèches

 

 

 

 

Un signe discret t’indiquant le chemin se cache sur cette photo, sauras-tu le retrouver ? 

 ;-)

 

 

 

Parfois, c’est un peu pareil avec le Seigneur,

Il est là, Il est éclatant d’évidence,

Mais, pressés, nous ne savons pas Le Voir,

Nous ne savons pas prendre le temps de regarder le monde,

Ce monde où Il se révèle,

Où Il se donne.

 

Nous sommes comme dans une bulle, pressés et renfermés,

Incapables de voir les belles flèches multicolores que, meilleur Cupidon que Cupidon, Il décoche partout,

Pour orienter nos vies vers plus d’Amour,

Pour les faire resplendir !

 

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