Zabou the terrible

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vendredi, septembre 3 2010

Réminiscence ou résurrection ?

 

            Certains jours, quand on travaille avec ardeur sur un siècle passé, et pourquoi pas, oh juste par hasard, le xixe siècle, on a tendance à le voir au présent. Ses écrivains deviennent des amis, des compagnons de route qui ne nous abandonnent jamais tout à fait.

 

Alors, quand même internet s’y met, l’on finit par se poser de sérieuses questions sur son propre état mental…

 

 

 

Argh !

 

mercredi, septembre 1 2010

Flûte alors !

 

"Lorsque Dieu joue de la flûte, il n’y a point de bercail qui soit capable de retenir le troupeau.

Lorsque Dieu joue de la flûte, il n’y a point de barrière qui soit capable de retenir ce cœur de chair !

Lorsque Dieu joue de la flûte, les montagnes se mettent à danser !"

 

Paul Claudel

lundi, août 30 2010

Wouahcances

 

Les jours se suivent sans se ressembler : ces vacances auront une fois encore été placées sous le signe de la diversité. Mais une diversité peut-être plus intense que d’habitude, tout en demeurant, certes, dans les bornes limitées de ce que des vacances agrégatives permettent.

 

Alors, chaque jour apprendre à tenir un peu plus sa place, à la vivre : de découvertes en déceptions, de peines en joies, de sourires en sourires toujours plus larges. Et finir le mois d’août en apothéose avec ces amis proches (les absents étant aussi présents !), dans la joie d’un week-end champêtre partagé, à jouer, à chanter, à rire…

 

De drôles de vacances, vraiment, que celles-ci, et un non moins drôle mois de septembre qui s’annonce, entre tutorat, Camino et pré- puis vraie rentrée. Quant à l’année… elle à tendance à me faire peur tant je ne puis douter qu’elle sera lourde mais j’ose croire que nous saurons y faire éclore quelques bulles de légèreté.

 

Mais surtout, à l’issue de ces deux mois sans tempêtes mais non sans vagues, je veux tendre mes mains vers le ciel pour remercier Celui qui m’apprend à devenir chaque jour un peu plus celle que je suis au fond de moi, dans la découverte toujours plus profonde de cette filiation divine qui nous change, un peu, beaucoup, passionnément même. Dans la rugosité des jours sombres où  la lumière peine à percer les nuages, comme dans le soleil radieux de ces jours si heureux que rien ne semble pouvoir leur arriver. Thanks a lot my Lord !

 

Et, quant à vous tous, à très vite pour la reprise d’un rythme régulier de publication !

 

Zabou

 

dimanche, août 22 2010

Phrase du jour


"J'enverrai des rescapés de mon peuple vers les nations les plus éloignées, vers les îles lointaines qui n'ont pas entendu parler de moi et qui n'ont pas vu ma gloire : ces messagers de mon peuple annonceront ma gloire parmi les nations. " (Isaïe)

1ère lecture du 21ème dimanche du T.O.

Bon dimanche à chacun !

vendredi, août 20 2010

Entre deux...

Je pensais écrire un billet et en programmer d'autres pour toute cette semaine : le temps a filé entre mes doigts sans que je puisse le faire. Et me voilà en camp, animatrice et assistante sanitaire, double casquette légère et lourde à la fois. 

Et, semi-planquée dans mon infirmerie, nous en sommes à l'accueil des jeunes. Alors j'attends que chacun vienne me donner qui son traitement, qui ses recommandations spécifiques, qui ses conseils, ses craintes... : il faut découvrir, écouter, ouvrir grand yeux et oreilles avec cette fameuse bienveillance si importante. Avec la spécificité que, pour une fois, je n'encadre pas un camp étiqueté "catho" du tout (dur, dur de mettre de côté certaines "habitudes" de prière en équipe d'animation, de chants... et de trouver du temps pour sa prière propre), mais tout de même un camp dont l'origine m'est particulièrement chère, très appuyée qui plus est sur les valeurs humanistes et chrétiennes. 

Tenter de trouver sa place à soi, aussi, dans cette large équipe d'encadrement adultes si disparate pour ne pas être "que" - ainsi qu'un mien cousin - la petite fille d'un certain disparu. Mais l'être tout de même pour faire vivre, pour que vive son héritage non pas dans un simple acte de mémoire, mais gratuitement, au service de ces petits : pour les faire grandir ! 

dimanche, août 15 2010

Assomption - avec Marie




Donne la paix à notre terre,
Ô mère de miséricorde,
Nous confions à ton cœur et à ton amour
Le peuple entier et l'Église de cette terre.

Garde-nous de toute injustice,
De toute division,
De toute violence et de toute guerre.
Garde-nous de la tentation
Et de l'esclavage du péché et du mal.
Sois avec nous !

Aide-nous à vaincre le doute par la foi,
L'égoïsme par le service,
L'orgueil par la mansuétude,
La haine par l'amour.

Ô mère du Christ,
Sois notre réconfort
Et donne force à tous ceux qui souffrent :
Aux pauvres,
A ceux qui sont seuls,
Aux malades,
Aux non-aimés, aux abandonnés.

Donne la paix à notre terre divisée :
Et, à tous, la lumière de l'espérance.

Jean-Paul II

vendredi, août 13 2010

Le square saint Jacques

            Dans La Croix d’hier jeudi 12 août figurait en dernière page un poème qui a attiré mon attention : il s’intitulait « le square Saint-Jacques », square dans lequel se trouve la tour de l’ancienne église Saint Jacques de la boucherie, point de départ de la via Turonensis du Chemin de St Jacques. C’est donc au pied de cette tour, alors en réfection, que je me suis lancée un jour de 2006 dans cette aventure qui, tronçon après tronçon m’amène toujours plus proche du tombeau de l’apôtre (cette année, départ début septembre pour quelques jours qui devraient nous mener jusqu’à Dax).

 

            Mais elle n’est pas que lieu d’un départ cette tour, elle est aussi cette fière architecture que j’aperçois dans mes nombreuses pérégrinations… parisiennes et qui n’est pas, pour moi, un simple bel édifice parmi toutes les merveilles qu’offre cette ville que j’aime. Car, au dessus de cette tour culmine une statue de St Jacques pèlerin, seule partie de la tour qu’on aperçoive d’ailleurs de loin. Elle me rappelle ma marche, elle me rappelle que je suis toujours en pèlerinage, sur la route de cette vie, ma vie, que je construis jour après jour, orientée vers Là-Haut ; et j’aime à croire que St Jacques, là-haut, veille à ce que je ne m’égare pas trop en chemin malgré les intempéries, avec l’aide et l’amitié de Celui qui fait route avec nous.

 

 


Paraît soudain la tour Saint Jacques,

Bloc de lumière taillée dans la pierre,

Son éclat neuf, substantiel et glorieux,

Rayonne de lui-même.

 

L’étoile de midi sculpte les arbres,

Modèle de clartés et d’ombres leur présence,

Et peint de tous les verts de l’été leurs feuilles

Se multipliant au vent.

 

Le jour me baigne, comme à l’origine.

Le soleil royal, dans ce square et au ciel,

Demeure pourtant muet.

J’écoute le silence, et l’aide à parler.

 

Michael Edwards

 

mercredi, août 11 2010

Toujours une histoire de porte


Et le reste du temps, elle est... entrouverte ?

mardi, août 10 2010

Au coeur des activités

 

« La volonté du Christ est qu’enrichis des trésors et des magnificences célestes, nous demeurions avec lui, dans la plénitude de l’activité.

 

La volonté du Christ est que, parmi les actes les plus pratiques et les plus multipliés de notre vie, nous rendions visite continuellement au fond de notre esprit, à notre unité et à notre image divine.

 

Car à chaque moment de sa durée, dans tous les points qu’embrasse le mot maintenant, Dieu naît en nous, le Saint Esprit procède, armé de tous ses trésors. Offrons aux dons du Seigneur la ressemblance qu’il veut en nous, mais offrons à sa génération sublime l’unité sacrée de notre essence. »

 

Rusbrock l’admirable, traduction d’Ernest Hello

 

Moi, je suis la porte...



 

Il était temps pour moi de prendre un peu de temps à l’écart, quelques dizaines de minutes gratuites pour Un qui ne part pas en vacances, jamais… sinon avec nous, bagage léger, impossible à perdre. Temps un peu loin, aussi, de ces proches qui le sont parfois un peu trop quand on n’a plus l’habitude de vivre ensemble.

 

Mais, dans ces contrées perdues, l’église ne se trouve point à quelques pas comme dans ma banlieue parisienne. Il faut prendre le vélo et se rendre au clocher du hameau, que l’on aperçoit à peine à l’horizon (… avec les yeux de la foi, en fait). Peine perdue : la porte est close. Poursuivre sa route, aller au village suivant et se trouver face à la même situation. Quelques tours de pédale supplémentaires confirment le diagnostic dans une troisième bourgade plus importante : il me sera impossible de me poser à l’abri de ces voûtes obscures où le cœur est comme porté plus facilement à faire silence pour mieux écouter.

 

Ennuyée, je ne pouvais plus que reprendre mon vélo et rentrer, ruminant en moi-même certaine tristesse pour ces bâtiments grandioses qui perdent leur vocation, pour ces villages dont l’âme semble parfois si morte. Je fis quelques dizaines de mètres, avant de longer un champ tout juste moissonné : quelques épis restaient, le soleil déclinait… invitation d’une nature riante à plonger avec elle dans l’action de grâce du jour.

 

            Alors, doucement, j’ai posé mon vélo et me suis assise pour recevoir les derniers rayons du soleil.

Et j’ai tendu les oreilles de mon cœur pour écouter le « bruit de fin silence » que fait une porte qui s'ouvre.

 

lundi, août 9 2010

C'te bande de cloches




C'est cloche, non ?

vendredi, août 6 2010

Au fil des lectures

 Voici venir l’arbre, c’est l’arbre

de l’orage, l’arbre du peuple.

Ses héros montent de la terre

comme les feuilles par la sève,

et le vent casse les feuillages

de la multitude grondante,

alors la semence du pain

retombe enfin dans le sillon.

 

Voici venir l’arbre, c’est l’arbre

nourri par des cadavres nus,

des morts fouettés et estropiés,

des morts aux visages troublants,

empalés au bout d’une lance,

recroquevillés dans les flammes,

décapités à coups de hache,

écartelés par les chevaux

ou crucifiés dans les églises.

 

Voici venir l’arbre, c’est l’arbre

dont les racines sont vivantes,

il a pris l’engrais du martyre,

ses racines ont bu du sang,

au sol il a puisé des larmes

qui par ses branches sont montées

parsemant son architecture.

Elles furent fleurs, quelquefois

invisibles, fleurs enterrées,

d’autres fois elles allumèrent

leurs pétales, comme des planètes.

 

Et l’homme cueillit sur les branches

les corolles aux parois durcies,

il les tendit de main en main

tels des magnolias, des grenades,

et brusquement, ouvrant la terre,

elles grandirent jusqu’au ciel.

 

Pablo Neruda, Chant général

 

mardi, août 3 2010

Le Voyage des Pères, t. 3

 

                Toutes les bonnes choses ont une fin : celle-ci était annoncée par la parution du troisième et dernier tome du Voyage des pères que j’ai enfin, un bon mois après sa parution, lu.

 

                J’avais apprécié le premier, approche originale d’un événement qui nous est proche, moins aimé le deuxième dont les références m’avaient toutefois amusée… – oui, en fait, il était bien quand même à la réflexion.

 

                Suivre les pères des apôtres, ne faire que suivre par leur incompréhension les événements de la vie publique du Christ. Goûter par un autre regard la folie des actes christiques… et se laisser emporter par eux.

 

Le tome 3 raconte la fin, Jérusalem (… si je t’oublie, Jérusalem !...), la crucifixion et, of course, la résurrection. Certains traitements de ce dernier volume peuvent surprendre, peu en conformité avec ce que nous attendrions en tant que catholiques mais toutefois cela fonctionne et j’ai vraiment apprécié cette fin de la série. D’autant plus qu’ici, la fin a de sérieux goûts de début qui nous concerne tous !

 

mardi, juillet 27 2010

Kalos pater

 

Se trouver ici, comme je le fus durant tant d’étés.

Et regarder les étangs, les arbres, le soleil se coucher.

Capter les fragrances d’un passé échappé mais jamais oublié.

 

Respirer l’air à s’en faire péter les poumons,

Fureter dans la bibliothèque, caresser la couverture de ce livre qui était tien…

Se souvenir alors de cet autre, que tu m’avais donné parce que, disais-tu, gardé sur ta table de nuit, il t’avait tant aidé au long de ta vie : le savoir sur la mienne, lu, relu, avant que ne vienne le jour où je choisirai, à mon tour, de le transmettre.

Et lire ce soir, sur cette table des veillées, des éternels débats, cette vieille lettre retrouvée il y a quelques jours par ta femme où ce que tu disais était si… si juste, si émouvant. Dieu.

 

Dieu…

Tu en parlais si souvent, et de plus en plus, comme si c’était la seule question sur laquelle revenait sans cesse buter ton esprit de philosophe. Mais tu ne faisais pas qu’en parler… Je le savais, mais il est une pudeur en ces domaines qu’il est difficile de quitter, parce que Dieu n’est pas abstraitement concept mais, intimement, amour et vie.

Tu ne peux savoir comme ce que tu avais écrit là, alors que je n’étais moi-même qu’embryon « dans le sein de ma mère » me touche aujourd’hui, maintenant, me rejoignant en profondeur.

 

Et cet amour de Dieu sur lequel était ton dernier texte… Cet amour de Dieu que tu n’auras cessé de creuser, expérimentant même ces failles terribles où l’on ne voit plus rien. Cet amour de Dieu auquel tu auras cru jusqu’au bout.

 

Cet amour de Dieu que tu es parti rejoindre au plus proche,

Il y a exactement un mois, à la fin d’une semaine déjà si étrange pour moi. Comme si ton départ achevait de marquer une page qui se tournait pour moi, fermant un chapitre, en inaugurant un autre. Comme c’était le cas pour toi, aussi.

 

Il y a une chose de ma vie que j’aurais aimé te dire et que tu avais, je crois, deviné mais que je n’aurai pas eu le temps de te dire en face. Mais ce soir, émue par une résonance, je crois comprendre qu’il n’y avait vraiment pas besoin…

 

Écraser une larme en lisant tes mots, tes traces tout en souriant ;

Et continuer, selon les mots que tu m’écrivais plus récemment, de « chercher dans le ciel le chemin de mon étoile ».

 

lundi, juillet 26 2010

Ce n'est pas encore la rentrée mais venez à Son école !

 

Comme vous le savez – ou pas – , j’ai commencé mes vacances en étant animatrice à l’école de prière du diocèse de Nanterre… Qu’est-ce encore que ce truc bizarre vous demandez-vous ? Oh, rien qu’une petite école dont je dis quelques mots sur sacristains.fr !


 

 

A lire ici :

 "A Son école"


dimanche, juillet 25 2010

De agregativo otio

Chers lecteurs, 

Mon débit de connexion de la semaine passée ayant été proche de zéro, je diffuse, afin de me faire pardonner, quelques images de mes "vacances agrégatives", diffusées sur Facebook et twitter (moins un inédit), en attendant mieux. 

Déjà, afin d'éviter que votre chambre ne ressemble à ça :

Et vous-même à ça :

Lire la suite...

lundi, juillet 19 2010

Le tout est de se mettre en bonnes conditions ?

Après le jour qui est fait pour traveil

Ensuit la nuit pour repos ordonnee.

Pour ce, m’avint que chargié de sommeil

Je me trouvay moult fort, une vespree,

Pour la peine que j’avoye portee

Le jour devant : si fis mon appareil

De me couschier, sitost que le souleil

Je vy retrait et sa clarté mussee.

samedi, juillet 17 2010

Donne-moi à boire de cette eau...

     Je crois ne surprendre personne si je dis que j’aime beaucoup les églises. Dès que j’en vois une, il m’est difficile de n’en pas franchir le seuil pour aller l’admirer. (Bon, d’accord, sauf quand il n’y a pas la clef). Je dois dire qu’en Allemagne, je suis particulièrement gâtée : il y en a pour tous les goûts, de mes églises romanes bien-aimées à la rigueur protestante (qui a clairement marqué le territoire), en passant par les belles folies baroques bavaroises. Bref.

 

                Cette année, il faisait chaud. Et peut-être mes yeux ont-ils été sujets aux mirages mais, dans les églises, j’ai vu de drôles de façons d’étancher notre soif d’eau vive... dans les bénitiers.

 

 

Serait-ce une façon de nous dire « à la soupe » (spirituelle, certes) ?

Ou « gare, ça brûle » ?

 


 

Là, je n’ai toujours pas compris…

Boire à la source ?

Laver ses pieds et ôter ses sandales « car le lieu que tu foules est sacré » ?

Ou les Dominicains sont-ils passés par là pour faire de chacun de nous les "chiens" du Seigneur ?


D’autres propositions ?

 

vendredi, juillet 16 2010

Et même en Allemagne




mardi, juillet 13 2010

Rentrée, repartie, reloaded : brèves.

 Ces dernières semaines n’auront été que course…

Ces dernières semaines n’auront été qu’enchaînements imprévisibles d’événements.

Ces dernières semaines m’auront posé autant de problèmes et de soucis qu’elles m’auront apporté de joies.

 

Hélas… mais !

 

Mais il y eut ces enfants à encadrer dans une école où les animateurs apprennent et reçoivent autant, voire plus qu’eux ; merci !

Mais il y eut ces moments de désert qui apprennent peu à peu la désappropriation puisque l’on ne perçoit plus que bruits étouffés de la vie d’une équipe, de son équipe ; merci !

Mais il y eut ces inattendus tombés du creux de mon oreille dans le fond de mon cœur… merci !

Mais il y eut ce fameux temps d’adoration nocturne où les larmes brouillèrent avec douceur mes yeux alors que je ne m’y attendais pas… merci !

 

Et le nez collé droit sur le guidon prit alors le temps de se lever un peu :

Levant mon regard, j’ai pu aller fouiller dans ces profondeurs qui ne se distinguent bien – ou tout au moins pas trop mal – qu’en prenant cette distance nécessaire à la mise au point.

 

Et là où je ne voyais qu’incohérence(s), l’unité se faisait soudain, lumineuse : cela était doux, cela était beau.

 

Je crois que, désormais, les vraies vacances peuvent commencer, dans cette Paix qui nous est donnée pour la donner encore et toujours plus !

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