Zabou the terrible

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mardi, janvier 24 2012

Cœur en vrac

  

A toi.

 

Je ne saurai jamais te dire combien je t’aime

Je n’ai jamais été adroite avec ces choses-là : je suis une pudique, une timide… et, même quand tu étais petite, j’avais du mal à te prendre dans mes bras tant la maladresse inopinée me fait peur.

Je me console comme je peux, en me disant que l’amour, ça ne se mesure pas et en tentant, surtout, de te le dire en vivant, simplement, dans le partage de nos rires et de bribes causées de nos vies.

 

Tu es jeune, toute jeune ;

Tu es belle, tellement belle !

 

Mais tu es aussi toute frêle,

De plus en plus.

Et tu es devenue toute pâle…

Et de plus en plus.

 

La joie qui naissait sans cesse dans les recoins de ton visage et rayonnait si loin se fait chaque jour plus rare : tu souffres.

 

Douloureuse situation…

Mots impuissants…

Pauvreté…

Oui, une fois encore :

Une fois que j’aurais aimé ne pas connaître.

 

Et toujours ces mains,

Toujours ces mains nues, trop nues, juste nues,

Qui te serrent les épaules, qui aimeraient te fortifier,

Ces mains nues, ces mains tendues vers le ciel 

- Silencieuses puisque la souffrance n’est que cri -

Ces mains nues, ces mains tendues du cœur qui supplie,

Ces mains, mes mains, offertes pour te donner un peu de cet Amour-là.

 

dimanche, janvier 22 2012

Doux Seigneur !

 

Seigneur, donne-moi la douceur.

 

Seigneur, donne-moi cette douceur qui n’est pas mièvrerie mais bonté ;

Donne-moi cette douceur qui est avant tout regard aimant, humanisant, porté sur l’autre aussi bien que sur moi-même.

 

Seigneur, donne-moi cette douceur empathique qui sait rire avec celui qui rit, pleurer avec celui qui pleure, consoler celui qui subit l’adversité ;

Donne-moi cette douceur sympathique du visage toujours accueillant, du regard ouvert et franc, du cœur transparent.

 

Seigneur, donne-moi cette douceur qui jouxte et la tendresse, et l’humour ;

Donne-moi cette douceur qui est faible, toute faible, mais non pas une faiblesse.  

 

Seigneur, donne-moi la douceur de la bienveillance toujours première ;  

Donne-moi cette douceur si souvent blessée, si souvent déçue et piétinée mais invincible car, donnée à pure perte, l’on ne saurait éteindre sa gratuité, son rayonnement, sa force.

 

Seigneur, donne-moi Ta douceur.

jeudi, janvier 12 2012

Faciles les grandes idées…

 

Les toilettes de la Sorbonne sont encore sans doute les seuls relents visibles d’un vieil esprit qui y agitait les esprits estudiantins en 1968. Leurs murs se trouvent en effet bien souvent chargés d’affiches, de citations et de slogans qui dégénèrent en débats où l’art de la fine réplique y côtoie de manière trop discrète les combats en lettres grasseyantes où l’on s’avance avec la lourdeur d’un pachyderme. Comme si la force de conviction dépendait de la taille des caractères.

 

A côté des débats politico-syndicaux, un thème est récurrent : celui de l’avortement. Je lis ces murs, m’amusant des répliques où l’on ne voit que deux idéologies s’affronter de manière caricaturale et les insultes vite pleuvoir. Parfois avec un certain brio, il faut bien l’avouer. Toutefois, le jeu de mots est facile mais réel : il y règne une vraie atmosphère de chiottes…

 

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vendredi, décembre 30 2011

Le 1er janvier, si on allait prier ?


Sainte Marie des Vallées

Elle, c'est sainte Marie... 

Elle, c'est la statue qui trône au fond du choeur de ma paroisse que j'aime tant regarder. 


Le 1er janvier, c'est la fête de Sainte Marie mère de Dieu ; 

Le 1er janvier, c'est le jour de la prière mondiale pour la Paix ; 

Le 1er janvier, c'est le début de l'année. 


Trois occasions si liées de venir prier, même fatigués d'un réveillon, 

Même totalement endormis, même hébétés... 

je vous en parle un peu par là, sur sacristains.fr -> "Au matin de la nouvelle année"


Alors, c'est dit ? On priera ensemble, même à distance ? 


dimanche, décembre 18 2011

Où demeures-Tu ?

 

Jeudi matin dernier, le trimestre touchant à sa fin ;  

L’inattendu de trains supprimés

Me fit avec colère un cours rater,

Avec joie une messe gagner ; 

A quelques jours de Noël. 

 

A quelques jours de Noël…

L’Avent fut pour moi cette année non difficile mais tout rugueux :

Simplement, l’Avent fut pour moi expérience de fatigue et de faiblesse.

Temps de l’Avent, temps du dépouillement : rime moins évidente qu’en apparence car rime de vie.

 

Mais mon Avent, mais l’Avent – comme toujours en fait, chaque année différemment – fut en réalité grandissement dans l’Espérance :

A 10 jours de Noël, j’en distinguais déjà dans les nuits les lueurs grandissantes, envisagées avec une confiance renouvelée : simples joyaux de mes simples journées, vécues en Présence, confiées, données.

 

Une messe donc, une simple messe ;

La chaleur humaine d’une froide église bien remplie ;

Dieu présent dans le pain de la Parole et dans Celui de la Vie ;

Et un chant de communion qui venait comme, déjà, parapher une fin d’Avent :

 

Tu es là présent livré pour nous

Toi le tout petit le Serviteur

Toi le Tout-Puissant, humblement Tu T’abaisses

Tu fais Ta demeure en nous Seigneur

 

Parapher une fin ?

Pas tout à fait…

Parapher plutôt, d’un même élan,

une Foi et une faim,

Un « déjà là », un « encore plus » et un « pas encore » :

Ô viens Seigneur Jésus.

 

mardi, novembre 29 2011

Faibles forts


Je m’attendais ce matin à écouter la si belle 1ère lecture du jour (Is XI, 1-10) que j’apprécie tant. Raté : le prêtre choisit de célébrer la messe votive pour les malades et les handicapés.

 

Au lieu de prier avec les textes attendus, j’ai dû en écouter d’autres qui se répondaient et me laisser surprendre par eux. Et, parce que les circonstances le voulaient, me laisser toucher et porter par eux : clin-Dieu…

 

« Mais il m'a déclaré :

« Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »

Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi j'accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort. »

 

Paroles de folie ; paroles de Foi ! 

 

Nous faisons tous, un jour ou l’autre, l’expérience de la faiblesse,

Chez l’autre, mais aussi en nous ;

Expérience de l’inquiétude, expérience de l’angoisse,

De se sentir dépassé, sans pouvoir faire ce que l’on avait prévu ; 

C’est la maladie ; c’est la blessure ;

C’est la faiblesse insupportable.

 

Et c’est le moment favorable pour se confier et se reconfier à Dieu

C’est le moment non de la résignation mais de l’accueil en une confiance renouvelée :

Le moment, souvent craintif, souvent dans le noir, du « que vivrai-je ? Je ne sais… mais avec Toi, mon Dieu ; avec Toi ».

 

Ce matin, cette messe si priante,

C’était le moment de prier pour tous les malades de ma paroisse, puis pour tous ceux que je connais, mais aussi pour chaque être humain, si vulnérable…  

Et donc pour moi, aussi :

Que Sa Force donne chaque jour sa mesure dans ma faiblesse !

 

C’est cette présence du Christ que nous nous préparons à accueillir par cet Avent,

De ce Christ si petit, si vulnérable, qui n’aura d’autre force que celle de l’Amour

Qui nous dira qu’il n’y en a pas de plus forte que celle-ci, si admirablement faible,

Dans l’humilité de la crèche à laquelle répondra la souffrance de la croix.

 

Dans ce temps de l’Attente, dans ce temps de l’Avènement,

Que Sa Force résonne dans notre faible humanité

Dans notre faible mais belle humanité,

Qu’il n’a pas dédaigné de prendre pour nous illuminer,

Et, surtout, pour nous sauver.

 

mardi, novembre 22 2011

Au pied de la croix

 Quand on fait des études de Lettres, on apprend la distance,

On goûte le nécessaire recul critique pour ajuster, pour peser, pour relire encore puis pour dire.

Délicat exercice auquel on n’a jamais fini de se frotter en disposant du large éventail des outils d’analyse critique : on sait alors la difficulté de poser un mot juste…

Et l’on peine à le poser.

 

Littéraire, je ne mets jamais ma foi de côté quand je lis, quand j’étudie, quand j’écris.

Et cela même quand j’étudie le programme d’agrégation « théâtre et violence », versant tellement dans cette violence, dans cette esthétique du choc qui n’est pas la mienne.

 

Pourtant, je vous l’avoue, j’ai du mal à crier avec les loups.

Question de caractère, question de formation ;

Question de choix, aussi, très certainement.

 

Les récents événements ont finalement peu parlé de théâtre contemporain ou d’art ;

Les récents événements ont surtout si peu parlé de foi…

 

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dimanche, novembre 13 2011

Notre Père des examens

 

 -  Un café et un croissant s’il vous plaît ! 

Plaquer mes mains frigorifiées contre la revigorante chaleur de la tasse et en abreuver mon réveil brumeux d’une gorgée ;

 

Lentement, doucement, sortir mon téléphone de ma poche et, dans ce café si étrangement peuplé d’un mélange d’habitués et de gens stressés, prier silencieusement l’office du matin.

 

- Seigneur, ouvre mes lèvres…

Lentement, doucement, laisser descendre et résonner les mots en moi… Et pourtant sourire en lisant le début de l’hymne « Père du premier mot » ; et y revenir ensuite.

 

Prier dans cette morne ambiance sans teint ; prier au cœur du monde qui s’éveille ;

Lentement, doucement, dans la discrétion : faire monter en moi les mots que l’Eglise donne à prier ce jour-là.

 

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mercredi, octobre 19 2011

Nocturne, sans autre raison que

 

Pensantes journées laborieuses

Et longues soirées de travail ;

Planning qui commence à se charger, un peu trop ;

Course qui commence à se lancer, un peu vite…  

 

Ne plus avoir – du tout – mais prendre le temps.

Prendre le temps, chaque soir,

malgré le tas diffus sur le bureau, de bouquins, de paperasses ;

Chaque soir, malgré ces mots en attente ici ou là,

Prendre le temps, prendre ce temps.

 

Tout couper quelques instants,

S’asseoir par terre, bible en main, ouverte.

 

Doucement, en savourer quelques versets, puis se taire.

Intensément, profondément…

Silence d’oraison,

Silence de raison.

 

Sans vraie raison... et pourtant !

 

Ne rien entendre mais écouter,

Ne rien voir mais regarder,

Ne rien dire mais parler, remercier, voire crier :

Tout, oui tout, Lui confier.

 

Simple, mais essentiel, mais vital « commerce d’amitié »

Avec la Source et le But de chacune de nos journées.

 

samedi, octobre 15 2011

Parce que la "nouvelle évangélisation", elle a son puits ici...

 

En ce week-end de congrès à Rome sur la nouvelle évangélisation, un rappel de la Source de cette évangélisation… jamais lointaine mais dont on oublie parfois, bien orgueilleusement, le chemin !

 

« "Quand tu veux prier, entre dans ta chambre, ferme la porte…", tu trouveras là le visage de Dieu et tu en reviendras vers tes frères le visage resplendissant de la lumière divine. »

 

Yves Raguin

mercredi, septembre 14 2011

« Ils ricanent et hochent la tête » - Croix honteuse, croix glorieuse !

 

Des lettres au Verbe,

Du simple ridicule à la Folie la plus entière ;

Celle de la Croix que nous fêtons aujourd’hui, celle de l’Amour entier.

 

Laisser sonner quelques beaux mots pour entendre,

Pour méditer quelques résonnances semblant si accordées,

Au bois de la Croix, 

A l’Homme, à Dieu, donné.

 



« Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s’ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant, je ne me fâche plus, maintenant, je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi – c’est surtout là, peut-être, que je les aime le plus. Je me moquerais bien avec eux, pas de moi-même, non, mais en les aimant, si je n’étais pas si triste quand je les vois. Si triste, parce qu’ils ne connaissent pas la vérité. »

 

incipit de Dostoïevski, Le Rêve d’un homme ridicule

samedi, septembre 3 2011

Seigneur, ouvre mes lèvres

 

Verset du psaume 50 commençant le premier office du jour : « Seigneur, ouvre mes lèvres »

Tracer alors une petite croix sur ma bouche, tout doucement, posément, dans le brouillard matinal.

 

Seigneur, ouvre mes lèvres !

Ce n’est pas un vœu pieux : c’est une prière exigeante.

 

Demander à Dieu d’ouvrir mes lèvres, c’est Lui demander d’être Celui qui agit à la source de mes paroles.

C’est Le prier au réveil, Lui demander d’éveiller ces mots que je prononcerai tout au long de ma journée.

C’est m’engager justement à placer tous ces mots, au pouvoir si fort, sous Son regard ; à ne les choisir qu’en Lui.

 

Seigneur, ouvre mes lèvres…

Prononcer pareille phrase, c’est prier au commencement de la journée :

 

Seigneur, donne-moi de prononcer des paroles de Vie aujourd’hui, c’est-à-dire des paroles qui font grandir, qui font vivre, cet Autre, en face de moi : des paroles d’Amour.

Ne permets pas que des paroles sortent de ma bouche déjà armées, ferments de haine et de division, mais fais plutôt qu’elles ne cherchent pas à blesser mon frère en appuyant sur ses plaies que je connais.

 

Seigneur, que jamais je n’asservisse ce formidable outil de la parole que tu m’as donné à des fins personnelles et encore moins pour manipuler les autres par de beaux et bons mots brillants, mais vides.

 

Seigneur, donne-moi au matin le don d’une parole vraie

Pour que ma parole soit au service de Ta Parole.

 Je T’en prie Seigneur, ouvre mes lèvres, chaque matin,

Et ma bouche publiera Ta louange, toute ma vie.

 

lundi, juillet 11 2011

Saint Benoît 2011

 

Qui me connaît bien sait que St Benoît est un de mes grands amis du ciel et que j’aime aller perdre et prendre du temps, prier, dans la belle abbaye où se trouvent ses reliques.

 Voici donc l’hymne du bréviaire pour la St Benoît, en union de prières avec tous les monastères bénédictins et l’Europe, dont il est le saint patron.

 

Vivre à Dieu seul

Et se tenir en sa présence,

Tout quitter pour atteindre la paix,

Choisir le silence

Pour saisir la Parole,

Pour être ce disciple aux aguets

D’un mot, d’un ordre.

 

Fuir au désert

Mais rassembler dans la louange,

Consentir à toujours commencer,

Traduire en patience

Le désir du Royaume ;

Pouvoir être trahi sans cesser

De croire aux hommes.

 

Voir l’univers

A sa mesure véritable,

L’univers comme un point lumineux,

Léger grain de sable

Que l’Amour transfigure ;

Savoir que toute chose est en Dieu

Précieuse et pure.

 

Craindre sans peur

Dans l’abandon de tout son être,

N’avoir rien de plus cher que le Christ,

Servir le seul Maître

Dont le joug rende libre ;

Ainsi dans la douceur de l’Esprit,

Benoît se livre.

 CFC


Et la belle oraison du jour :

« Dieu qui as fait de St Benoît un maître spirituel pour ceux qui apprennent à te servir, permets, nous t’en prions, que sans rien préférer à ton amour, nous avancions d’un cœur libre sur les chemins de tes commandements. »

 

jeudi, juillet 7 2011

J’ai fini ; c’est fini ; elles sont finies mes épreuves ! ; je suis finie.

 

 

 

Chers lecteurs,


Je suis en vacances ! C’est-à-dire que je viens de terminer de passer mes oraux d’agrégation ce jeudi.

 

Je n’ai bien sûr pas encore mes résultats mais, justement, avant ceux-ci (qui arriveront trrrrès vite), je voulais vous remercier. 

 

Le concours de l’agrégation, je pense que c’est un peu difficile à imaginer quand on ne le passe pas soi-même mais c’est un véritable marathon… Un marathon qui s’étend sur une année, même un peu plus, entre parution du programme au B.O. et fin des oraux. Et plusieurs années si on a à le repasser…

 

Le programme est lourd, les épreuves le sont aussi : 6 à l’écrit, dont 2 longues de 7 heures ; 4 à l’oral dont la célèbre « leçon d’agrégation » avec 6h de préparation pour 40 minutes de passage et un entretien. Toutes différentes, toutes exigeantes, toutes éprouvantes.

 

Et il y a peu de postes : impossible de savoir qui l’aura ou non. Des gens méritants ne sont pas admissibles ; des gens méritants ne seront pas admis non plus… c’est ainsi, hélas, règle du jeu.

 

Ce que je sais, au-delà de toutes mes incertitudes, c’est que j’ai tenu jusqu’au bout et que j’en suis heureuse.

 

Et que cela, c’est grâce à vous tous. Au-delà des soutiens matériels et des encouragements prodigués tout au long de l’année par les uns et par les autres, je sais aussi que nombreux sont ceux qui ont prié pour moi. A vous tous qui vous reconnaîtrez, de tout cœur, merci.

 

Hier, j’ai tiré un sujet de leçon vraiment difficile : c’est de me savoir si soutenue par toutes vos prières qui m’a donné envie et la force de me battre pour tirer quelque chose d’un thème problématique. Je me suis sentie portée par cet Amour, cette force que donne la prière. Alors quel que soit le résultat - et c’est pour cela que je vous le dis maintenant - merci pour votre prière, votre soutien, votre amitié.  

 

En sortant de mon dernier oral tout à l’heure, je suis passée rapidement à l’oratoire de St Louis d’Antin, devant le St Sacrement : j’y ai simplement dit merci. Pour moi, certes, mais aussi, vraiment, pour vous tous.

 

Zabou, agrégative en vacances.

 

P.S. : pour finir, vous étudierez l’emploi de « finir » dans le titre de ce billet.

 

mercredi, juin 29 2011

Rire ou pleurer : promesse

 

Rire ou pleurer ?

Question pantagrueline,

Question qui devient parfois non plus littéraire mais seulement humaine.

 

Vendredi matin, un coup de fil,

Un coup de fil d’un prêtre qui me laisse coite :

Rien à dire, beaucoup à prier,

Mon curé, pourtant pas bien vieux, vient de décéder.

 

Vendredi après-midi,

Un moment de prière un peu particulier.

Rien à dire, là encore, beaucoup à prier,

Et la joie, et la force, et la simplicité d’un moment donné.

 

Vendredi soir,

Simple veillée de prière

Pour le père Hervé, notre curé…

 

De mon cœur empli, submergé de sentiments contradictoires,

Surpris, indécis, entre profonde tristesse et joie,

Ose pourtant s’élever, simplement et doucement, une action de grâces :

Humble louange à Dieu pour le don de la vie, pour tout ce que celle-ci permet

Et notamment cette formidable folie de se donner, à Dieu, jusqu'au bout. 

 

P.S. : merci, amis lecteurs, de bien vouloir prier pour notre curé dont les obsèques seront célébrées ce mercredi 29 juin à 15h30 ainsi que pour nos communautés.

 

lundi, juin 20 2011

Quand un week-end s'écrit en actions de grâce

  

Samedi matin, 10h. Dans une cathédrale bien petite mais dans une cathédrale toute remplie, deux hommes s’avancent pour recevoir le sacrement de l’Ordre, l’un comme diacre, l’autre comme prêtre. Grandeur du sacrement qui les « configure » au Christ serviteur et au Christ pasteur, dans toute leur humanité. Et c’est l’Eglise entière qui est en liesse !  

 

 

Samedi soir, 18h. Mon église paroissiale est plus dépeuplée en ce mois de juin riche en fêtes familiales mais, à 18h, c’est toujours fête car Dieu se rend présent pour nous dans l’Eucharistie. Puis, pendant celle-ci, deux jeunes que je connais bien, deux jeunes partant aux JMJ dans mon groupe vont recevoir un autre sacrement, souvent méconnu : le Sacrement des Malades. L’un d’eux est mon frère. Force du Christ qui rejoint dans les faiblesses !

 

 

Dimanche matin, 10h30 : c’est à nouveau la messe, c’est à nouveau Dieu qui est sacramentellement présent. Mais cette fois, ce sont 40 jeunes de la paroisse qui vont Le recevoir pour la toute 1ère fois. Petites mains tendues pour recevoir Celui qui est la vie ; petites personnes chahutant devenues subitement calmes… En les embrassant d’un regard, on voit des yeux pétillants, des sourires, une paix qui ne vient pas d’eux-mêmes. Et c’est beau !

 

 

Dimanche, 17h00 : Il ne s’agit pas cette fois de sacrement. Il s’agit des engagements des « novices » du groupe des servants d’autel, des plus petits, après une année de service, face au groupe, face à Dieu. Dire « je », dire « je m’engage », et en même temps proclamer que, sans Lui, on ne peut rien faire… « Donne-moi d’être un bon serviteur » : alors être béni par l’aumônier pour qu’Il donne de Le servir longtemps et avec joie dans l’Eucharistie.

 

 

Quatre occasions où Dieu se donne à des humains, malgré toutes leurs limites, gratuitement, par Amour.

Quatre actes de Foi, quatre occasions où des humains s’avancent librement pour recevoir le don divin, s’avançant sans connaître l’avenir mais marchant quand même, sûrs d’un Amour qui les dépasse.

Quatre occasions de rendre grâce, de tout cœur.

·     

mercredi, juin 15 2011

Psalm d'exam'

 

Apprendre, dis-tu ?

Apprendre toujours plus,

Ou peut-être apprendre toujours mieux ?

Lire, relire, ingurgiter ;

Oublier, stresser, devoir restituer ;

Se sentir, souvent, tellement souvent, ignorant…


 Mais il est pourtant un savoir exponentiel,

Une Sagesse qui dépasse tous les âges,

Qui transcende nos actualités brûlantes et toutes nos modes :

« Savoir prodigieux qui me dépasse,

Hauteur que je ne puis atteindre » ! 


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vendredi, juin 10 2011

Tu as du prix !

« Tu es beau, sais-tu ? »

 

Avez-vous déjà essayé de dire cela à la personne en face de vous, celle-là même que vous n’avez pas choisie par affinité ?

En vérité, les yeux dans les yeux ? Sans gêne aucune ?

 

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mardi, mai 31 2011

Visite à la cousine, visite divine !

Visitation, Arcabas

La Visitation, Arcabas


Savoir reconnaître ces petits instants fugaces comme ces moments plus tangibles où Dieu vient nous rendre visite ;
Savoir si bien les distinguer que chaque heure, que chaque visite, que chaque rencontre devienne, vraiment, possible "visitation". 

S'étonner : "Comment ai-je ce bonheur... ?"
Puis en tressaillir, en rayonner de joie,
En rendre grâce de et par tout notre être ! 

lundi, mai 30 2011

L'homme libre prie

  

Je ne sais pas pour vous mais, pour ma part, l’interprétation de frère Luc par Michael Lonsdale dans Des hommes et des dieux m’a profondément touchée : parce qu’elle faisait vraie et sonnait particulièrement juste. Il y avait de l’épaisseur humaine et une réelle profondeur spirituelle à l’intérieur de celle-ci : une p/Présence qui rayonnait, même à l’écran.

 

De fait, Michael Lonsdale est un acteur chrétien et pas seulement de nom : c’est un priant. Ce qui lui donne l’occasion de ce petit livre d’entretiens, sobrement intitulé Prière.

 

Dedans, rien de grandiloquent – les questions de celui qui mène l’entretien sont d’ailleurs parfois passablement agaçantes -, rien de particulièrement neuf non plus mais, comme à chaque fois que quelqu’un ose entrouvrir en vérité son jardin intime personnel qu’est la prière, j’admire l’audace !

 

Il ne s’agit pas d’y trouver un exemple - d’ailleurs l’acteur est loin de s’y montrer comme tel et heureusement, ce serait détestable ! - mais plutôt des bribes d’une vie de foi voisine de la nôtre qui peuvent nous questionner, des citations, des prières à nous approprier pour avancer un peu plus sur ce chemin simple et ardu à la fois qu’est la prière.

 

Ce n’est pas un grand livre modèle donc, l’auteur est même souvent critique face à telle ou telle forme de prière qu’il n’aime pas, mais il s’y trouve quelques fulgurances magnifiques, qui font mouche : « En amour il n’y a pas de hiérarchie, il y a des capacités plus ou moins grandes de vivre et d’aimer » ou encore « La prière, c’est la liberté ! »

 

Alors, il n’y a pas à chercher à entrer dans une quelconque « démarche » parce que l’auteur a tout pigé et qu’il est bon de s’entendre dire tout simplement à propos de la prière que « ce n’est pas une démarche, c’est un état d’être ! »

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