D’un côté comme de l’autre, les insultes vont bon train… et un reportage télé (voir ici) nous montre de déplorables images d’une situation qui ne l’est pas moins. Catholique, j’en suis peinée : comment être nous-mêmes des signes dans ces conditions où l’on ne fait que s’entredéchirer ? Je ne prétends pas vivre dans un monde de bisounours, je prétends surtout montrer et dénoncer ce qui me semble le plus choquant dans cette histoire qui est une question à laquelle personne n’a de réponse : pourquoi ?

 

            Pourquoi la mise à pied de ce curé ? Les traditionnalistes répondent : « parce qu’il célèbre aussi en rite tridentin ! »(la « forme extraordinaire du rite romain » si vous préférez, j’ai beau ne pas être tradie du tout, je connais le vocabulaire), les plus audacieux se fendent d’un  « parce qu’il est fidèle au pape et non à la ligne officielle du diocèse ! ». Ouais, alléluia ! Tous dans le même complot, j’en étais sûre ! Et si, au lieu de s’enflammer, les esprits cherchaient à savoir les vraies raisons et non celles qu’ils estiment, eux, justes ? L’on parle de désobéissance du curé et personne n’en sait plus sur la toile… Comment, alors, prétendre juger en vérité de choses qui ne se sont certainement dites qu’entre l’évêque et son curé ?

 

            En critiquant à tout va, l’on retombe dans le travers si souvent reproché aux journalistes contre les catholiques : juger, parler de choses qu’ils ne connaissent pas et tomber dans le passionnel exacerbé au lieu de se contenter de transmettre une information. L’on critique, l’on frôle l’insulte… j’ai mal à ma toile catholique !!! Mais j’espère bien, moi aussi, voir se lever une étoile dans cette triste affaire : pour les fidèles, pour ce prêtre, pour l’évêque et, surtout, pour l’Église dans son ensemble.