Il s’agissait de faire connaissance, de lancer le semestre et je n’avais prévu que quelques exercices simples. Soudain, à la lecture d'un texte.

 

            - Madame, ça veut dire quoi « spyers » ?

            (Zabou, perplexe, intérieurement très vite : « hein ? Qu’est-ce qu’elle me chante ? C’est un texte banal d’Hervé Bazin, il n’y a pas d’anglicismes dedans pourtant… il me semble ?»)

            - Euh… De quel mot parlez-vous ? Pourriez-vous m’indiquer la ligne ?

            - Là, regardez.

            - Aaaaaaaaah, des spires !!!! C’est un mot français, enfin !

 

            Et la séance continua. On peut en rire, on peut en pleurer… mais, si la tâche peut parfois nous faire reculer, nous disant que cela ne servira qu’à nous battre une fois encore contre de chimériques moulins à vent, l’on peut aussi y voir le début d’un chemin, en bas, dans la sombre vallée. Chemin qui n’est pas celui qu’on attendrait d’étudiants en licence mais chemin tout de même, qu’il convient d’accompagner, quitte à prendre un peu plus de temps avant de s’élever vers les cimes lointaines, et chemin ténébreux que je crois pouvoir devenir, un jour, belle route.