J’aime ces heures de veille assez uniques que nous offre le temps liturgique.

 

En pleine nuit, ressortir

Le soir, au cœur de la nuit, ou le matin, dès l’aube

Quand les ténèbres règnent encore sur terre,

À pieds, ou à vélo, peu importe,

Mais venir.

 

Doucement se glisser dans l’église enténébrée,

Si sombre qu’elle semble elle aussi ensommeillée,

S’avancer vers le coin, seul, illuminé.

Poser un genou ou deux à terre, ou bien s’asseoir.

Tracer ce signe qui nous enveloppe tout entier d’un si grand amour

 

Sourire, fermer les yeux, veiller,

Prier, adorer, simplement aimer.

 

Temps de silence, temps de rien,

Temps comme volé au prenant quotidien

Temps offert à Celui qui lui donne son sens

Sans qu'il lui soit ôté ne serait-ce qu'un rien.