Zabou the terrible

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Malgré tout, malgré nous... laetare ! :-)

 

Le père qui ouvre les bras, toujours, qui n’écoute même pas nos pseudo-excuses embarrassées dans lesquelles nous ne ferions que nous embourber…

Le père qui nous accueille, malgré toutes nos bêtises, malgré tous nos éloignements, malgré nos pires fautes, malgré nos manières de lui dire parfois brutalement « je n’ai pas besoin de Toi ! » - c’est bien là le péché dans le fond - ;

Le père qui nous attend toujours, toujours, toujours,

Le père qui nous montre qu’Il nous aime : toujours, toujours, toujours.

 

On peut avoir l’impression d’avoir entendu cette parabole des centaines de fois, et ce n’est pas faux ;

Mais on n’a jamais assez eu l’impression, on n’a et on n’aura jamais assez la certitude profonde de nous savoir attendus par Dieu à la maison, chez Lui et c’est donc aussi chez nous, c’est notre vraie maison familiale, tout le temps.

 

C’est, pour reprendre une expression historique, l’amour qui nous aime malgré tout, mais aussi malgré nous. Mais nous, nous ne sommes jamais incorporés de force : non, nous sommes patiemment attendus, nous sommes patiemment espérés…

C’est à nous de décider quand nous revenons au bercail où Il est là, déjà au seuil, sans doute déjà à nous guetter depuis bien longtemps, en fait, depuis toujours :

Malgré tout, malgré nous.

 

Bien sûr, ce « malgré tout », on pourrait se l’appliquer à nous vis-à-vis de Dieu, quand notre foi défaille devant l’énigme de la souffrance ou du mal : pour nous, humains, c’est parfois ainsi que s’appelle notre foi, un « malgré tout » poussif… mais là encore, elle est pourtant donnée.

 

Il n’empêche que, le « malgré tout », c’est le saut de la foi, dans les deux cas.

Pour nous, c’est donc croire en Dieu malgré les apparences météorologiques parfois bien sombres de nos vies ; croire en Lui, malgré tout.

Pour Lui, c’est sa foi indéfectible en l’homme : celle qui s’appelle amour.

C’est aussi pour la foi de Dieu en l’homme ce saut de la foi qui donne la vie et ne se lasse jamais de la redonner par amour quand venons à nous en éloigner.

C’est l’Amour qui nous espère toujours sur le chemin de retour, sur le chemin de la conversion et qui ne peut cesser de nous attendre parce qu’Il nous veut heureux avec Lui : on ne pourra jamais se lasser de la prévenance incroyable de cet Amour… malgré tout, malgré nous.

 

Et l’on peut louer et prier encore avec les beaux mots du p. Paul Baudiquey : « Bénis soient les regards assez tendres, assez fous, assez vrais, pour me donner le cœur de m'espérer encore, de m'attendre à quelqu'un d'autre en moi. Les vrais, les seuls regards d'amour sont ceux qui nous espèrent ».

Tels sont ceux du Seigneur qui ne cesse de nous regarder, même quand nous semblons déjà perdus à l’horizon où la lumière s’efface,

Tels sont ceux du Seigneur qui ne cesse de nous espérer et de nous aimer, malgré tout, malgré nous.

 

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