Zabou the terrible

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De l'Amour dans l'Attente




Qu’est-ce que j’aime, en t’aimant, mon Dieu ?

Ce n’est pas la beauté des corps, ni leur éclat qui passe, ni la clarté du jour qu’aiment tant nos pauvres yeux, ni les douces mélodies des cantilènes variées, ni l’odeur suave des fleurs, des parfums et des aromates, ni la manne, ni le miel, ni les membres faits pour les délices des enlacements de la chair.

Non ce n’est pas cela que j’aime, quand j’aime mon Dieu.


Pourtant, j’aime une clarté, une voix, un parfum, une nourriture, un enlacement, quand j’aime mon Dieu : c’est la clarté, la voix, le parfum, l’enlacement de l’homme intérieur que je porte en moi, là où brille pour mon âme une clarté que ne borne aucun espace, où chantent des mélodies que le temps n’emporte point, où embaument des parfums que ne dissipe pas le vent, où la table a des saveurs que n’émousse pas la voracité, et l’amour, des enlacements que ne dénoue aucune satiété : voilà ce que j’aime en aimant mon Dieu

Saint Augustin, Confessions

Commentaires

1. Le vendredi, décembre 24 2010, 14:39 par Anne-Claire

Merci...
Toujours étonnants ces textes, ça ne prend pas une ride...

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