Zabou the terrible

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Tu as du prix !

« Tu es beau, sais-tu ? »

 

Avez-vous déjà essayé de dire cela à la personne en face de vous, celle-là même que vous n’avez pas choisie par affinité ?

En vérité, les yeux dans les yeux ? Sans gêne aucune ?

 

 Qu’il est facile de voir les défauts de notre voisin…

Mais qu’il est ardu d’admirer ses qualités et, pire encore, de les lui dire !

Qui le fait s’en sent faible,

Qui reçoit telle parole s’en sent fort.

 

Il est des vies changées à jamais par le fait d’avoir été regardé – même simplement une fois – en vérité ; c’est-à-dire, dans le dictionnaire des synonymes divins, dans l’Amour.

 

Nos vies sont parfois bien rêches de courses, de stress, de mésententes, de disputes...

Nos vies sont bien souvent comparables à ce moment curieux, appelé entre « chien et loup », où l’on ne distingue plus bien le relief des êtres et des choses.

 

C’est la lumière de l’Esprit Saint qui, seule, est capable de le raviver à nos yeux éteints. Qui, seule, est capable de nous faire dire à tout autre être : « tu es aimable », condition nécessaire pour entendre cette vérité bouleversante et toujours vérifiée : « tu es aimé ».

 

Ce soir, ce soir-là, il s’agissait justement de jouer ce jeu auquel on ne peut tricher.  

Un prénom pioché en poche, une personne pour qui j’ai prié depuis la veille ;

Un grand cercle dans l’obscurité du soir ;

Un unique cierge allumé ; chacun porteur d’une veilleuse éteinte.

 

Chanter au Saint Esprit et commencer…  Commencer quoi ?

 

Aller vers l’autre, celui dont j’ai le prénom dans ma poche mais que je n’ai pas choisi. Le regarder en face tandis que je lui dis, à la lumière de l’Esprit Saint, ses plus belles qualités. Et allumer sa veilleuse pour l’envoyer, à son tour, porter cette lumière à celui qu’il a appris à regarder comme Dieu.

 

Ô flamme incomparable de cette petite veilleuse que tu portes !

Elle n’a pas été allumée là par hasard pour faire jolie.

Elle est là pour te redire que tu es aimé de Dieu et qu’il voit toute ta beauté.

 

Lumière qui grandit dans nos vies trop souvent fuligineuses…

« Dans nos obscurités, allume le Feu qui ne s’éteint jamais… »

Petites larmes fugaces qui coulent discrètement ;

Cercle éclatant d’un chant qui enfle, de joie, d’Amour !

 

Puis lumière formée par toutes nos bougies portées et réunies en un même oratoire.

Joie de nos vies réunies pour Te louer, par toute notre humanité.

 

Commentaires

1. Le vendredi, juin 10 2011, 22:24 par Lionel

C'est exactement ".. à ce moment curieux, appelé entre «chien et loup», où l’on ne distingue plus bien le relief des êtres et des choses", que j'ai reconnu Madeleine Delbrêl... enfin que j'ai cru reconnaître ! ça ne fait rien, c'est beau quand même.

Il y a plusieurs façons de faire pleurer, la tienne n'est pas la plus désagréable et peut-être même la plus efficace, de toute façon ça fait du bien de temps en temps.

2. Le samedi, juin 11 2011, 20:30 par Zabou

@ Lionel : ... et comment ! :) 

(je n'ai pas été la moins émue lors de cette soirée vécue avec une vingtaine de jeunes... j'espérais que le "feu" prendrait, je n'imaginais pas qu'il brûlerait ainsi :-))

3. Le lundi, juin 13 2011, 10:13 par maudub

Un parcours spirituel

Comment ça peut débuter

Pourquoi Toi.. ? Lui.. ? Moi … ?

Quelques individus, dont les gênes sont apparemment programmés dés leur arrivée sur terre, constatent un jour, en abordant les rivages de la vieillesse, que leurs parcours physiques, familiaux, professionnels, touristiques, maladifs, amoureux, éducatifs, religieux, hygiéniques, sportifs, n’ont été qu’une longue quête, parsemées d’expériences de toutes sortes, vers un approfondissement spirituel extraordinaire, ou leur volonté propre n’a rien à voir….
Souvent c’est la rencontre inopinée d’un homme ou d’une femme, comme ça, sans préparation préalable, et on entend prononcer des mots qui vous pénètrent profondément et éclairent toute une partie de votre vie…. Une autre fois , c’est une maladie qui vous cloue au repos pendant une assez longue période, et qui vous met dans l’incapacité d’agir ou de travailler, et l’on se retrouve pauvre et nu comme si l’on venait de naître, car l’après -maladie ne sera pas comme avant, il faudra revoir toutes ses options environnementales et toute son hygiène de vie…. Souvent , c’est la découverte de panoramas ou de sites extraordinaires, comme si la nature, partie intégrante de la Création, vous ouvrait les yeux sur la beauté extatique des montagnes, des océans, des fleuves, et là ; tout prés de nous une fleur, un fruit, une herbe, un grain de sable…. Il y a aussi, ce n’est pas paradoxal, une discussion ouverte avec un religieux ou une religieuse de n’importe quelle obédience ou confession, une discussion à l’emporte pièces, mais calmement, ou l’on découvre quelque fois des trésors de générosité et des professions de foi extraordinaires, quelquefois aussi des gouffres caverneux de misères spirituelles ou d’imprécations venimeuses…. Il y a aussi, c’est peut-être la source la plus mystérieuse mais la plus exaltante, de se trouver dans un lieu hautement parcouru de vibrations telluriques qui agit sur votre être de mille façons, votre corps se trouve pris dans des ondes qui vous tirent vers le ciel, presque en lévitation, votre respiration semble s’être arrêtée, le cœur bat à l’extrême ralenti, souvent vos jambes se plient d’elles mêmes et vous amènent en génuflexion adoratoire, votre esprit est totalement imprégné de l’esprit du lieu, en fait , vous ne faites plus qu’un avec votre environnement, il n’y a plus aucune frontière entre l’animal que vous êtes, le végétal et le minéral qui vous entoure….

4. Le mardi, juin 14 2011, 23:12 par Zabou

@ Maudub : oui, nul ne sait comment cela commence.. Mais il y a cette prise de conscience formidable d'un Amour formidable, absolu, infini et pourtant si personnel. 

Bienvenue par ici... 

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