Zabou the terrible

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Aux éclats de Noël

- Messe du soir pour les familles, joyeux désordre de rires et d’enfants.

Être envoyée, au tout dernier moment, comme ministre extraordinaire de la communion. Service qui me bouleverse à chaque fois, je l’ai déjà écrit, et qui s’est retrouvé encore plus fort : de le faire à Noël, où Dieu se donne à nous dans la fragilité d’un enfant et puis de le faire pour certaines personnes. De donner ce pain que je crois Corps du Seigneur, Pain de Vie, à ces frères inconnus rarement là qui seraient surpris de savoir combien ils manquent, à ces frère paroissiens connus que je vois chaque semaine, à quelques-uns de ces jeunes dont je m’occupe, à la maman de ma future filleule avec un large sourire, à mon propre frère et puis aussi à ces membres de ma propre famille rarement là. 

La voir, elle notamment, la voir s’avancer avec la gaucherie de ceux qui n’ont pas l’habitude et en même temps un peu peur de je ne sais trop quoi, la voir s’avancer les bras croisés de ceux qui ne peuvent pas communier, brisant un peu mon cœur à la voir ainsi, pour me demander « tu peux aller porter la communion à … ? ». M’avancer seule vers cette place et la donner à celui-ci de ma famille âgé, peinant à se déplacer et qui n’était pas allé à la messe depuis plusieurs mois alors qu’il y allait avant toutes les semaines. Dire « Le Corps du Christ » en présentant l’hostie, penser très fort : « Il est là ! Il est vraiment là, pour toi comme pour moi ! Pour nous tous ! »… M’en retourner vers le chœur, le cœur un peu plus retourné à Lui.

 

·      Messe de l’aurore… Messe du silence et de la simplicité.

Célébrer dans un quasi-silence la venue au monde d’un enfant, les yeux embrumés par ma bronchite de sommeil autant qu’émerveillés. Goûter particulièrement les quelques minutes de panne d’électricité, de cette préface eucharistique proclamant la Lumière du monde à la douce lumière des bougies. Célébrer la fragilité qui est force, célébrer l’amour incarné. S’émerveiller, se réveiller, s’éveiller…

 

·      Messe du jour qui oscille toujours entre un goût de gueule de bois, et une saveur de presque session de rattrapage.

Et pourtant, là encore c’est plus qu’un simple anniversaire que l’on célèbre : c’est le Verbe fait chair, c’est, en plein jour, la Lumière qui nous éclaire :

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. »

Éclat d’une joie qui se donne à lire sur les visages, qui s’entend dans les « joyeux Noël » qui s’échangent en guise de salutation.

En réalité, moment simplement lumineux de justesse dans la joie qu’il clame.

 

·      Et puis cet après-midi de Noël inattendu, pas vraiment comme on voudrait.

Silence d’un lieu qu’on aimerait oublier à Noël et, d’ailleurs, pour tout avouer il n’y a pas vraiment de foule qui s’y presse.

Vous êtes deux : cette vieille dame et puis toi.

Et puis nous venus te voir, envahissants cette chambre qui n’est pas prévue pour cela, envahis nous-mêmes de toute notre impuissance.

Balbutier des monceaux de cadeaux comme autant de « je t’aime », les trouver dérisoires, et pourtant que faire d’autre ? Que dire d’autre ?

Avec toi, rire et pleurer jusqu’à plus soif, comme on gueuletonnerait ailleurs : goûter un festin de vie dans tout ce qui la constitue. 

Te laisser nous lire ton dernier petit texte écrit à partir du livre que tu viens de lire, Le Sel de la vie, sur ces petits riens qui peuvent donner du sens à l’existence. En sourire avec toi…

Et balbutier encore en mon cœur ces quelques mots à ce grand Tout qui vient donner sens et vie à l’existence ;

vers Lui pour toi qui es, j’y crois, « sel de la terre » et qui as encore tant à trouver de sapidité à ta vie ;

Et croire qu’Il sera Ta force celui qui a osé la faiblesse de l’enfance et de l'incarnation, même si tu me dis que tu en as marre qu’Il ne fasse pas ce que tu Lui demandes !

Et te dire, malgré tout, en prenant ta petite main dans les miennes « HEUREUX Noël »

Parce que c’est vrai.

 

C’était et c’est Noël.

 

Éclats de vie,

Éclats d’une naissance,

Éclats d’une présence,

Il est là,

Offert, donné,

Pour notre joie,

Pour notre vie.

 

Commentaires

1. Le samedi, décembre 29 2012, 14:05 par OJ+

Chère Zabou,
Merci de ton récit de la nuit et du jour de Noël

Tu peux intégrer ce message de Noël de Mgr Daucourt, comme un écho à ce que tu as vécu le 24 au soir :
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Très Joyeux Noël

OJ+

2. Le mardi, janvier 1 2013, 18:03 par Zabou

Hmm, cher Olivier, cela ne semble malheureusement pas passer en l'intégrant ainsi :-s 

Je redonne donc simplement le lien direct : Message de Noël de Mgr Daucourt (parce que c'est vrai qu'il n'est pas mal ce message ! ;-)) 

Et bonne année encore à toi ! 

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