Zabou the terrible

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Lectures estivales #4 : sur les fins ?

 

Au gré de l’été, deux autres romans que j’ai littéralement dévorés.

 

Émile Ajar / Romain Gary, L’Angoisse du roi Salomon

 

C’est la même grossièreté apparente, c’est la même tendresse omniprésente que dans La Vie devant soi : le même altruisme, la même sensibilité à fleur de peau, le même amour de l’humanité qui  n’ose se dire que caché sous des mots dépravés. Cette fois, ce n’est pas dans le monde de la prostitution : c’est sur la vieillesse et, par là même, tout simplement sur la vie.

 

            C’est trop peu de dire que j’aime car on sourit plus qu’un peu, ne serait-ce que sur le grandiose passage sur la Connerie : 

 

« Moi, quand je suis en présence d'un con, d'un vrai, c'est l'émotion et le respect parce qu'enfin on tient l'explication et on sait pourquoi. Chuck dit que si je suis tellement ému devant la Connerie, c'est parce que je suis saisi par le sentiment révérenciel de sacré et d'infini. Il dit que je suis étreint par le sentiment d'éternité et il m'a même cité un vers de Victor Hugo, oui, je viens dans ce temple adorer l'Eternel. Chuck dit qu'il n'y a pas une seule thèse sur la Connerie à la Sorbonne et que cela explique le déclin de la pensée en Occident. »

qui pourrait paraître si grossier, si contre l’humanité. Mais, en réalité, souvent, le cœur nous étreint tant l’Amour paraît souvent sous l’amour dont on découvre les fils au long du livre. De la découverte de SOS bénévoles aux histoires sordides se cache ce regard si spécial signé « Ajar » qui nous donne envie de le porter à notre tour sur l’humanité… peut-être tout de même en moins désabusé.

 

 

Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard

 

 

 

Mis au programme de l’agrégation 2015 dans la question de littérature comparée intitulée « romans de la fin d’un monde », c’en serait un excellent résumé.

 

Le pitch en quelques mots : la Sicile, la chaleur, la révolution, la noblesse dégradée, la bourgeoisie gagnant en puissance, l’impuissance d’un « guépard » pourtant lucide. C’est du tout bon, malgré une première partie moins originale : à lire !

 

 

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