Zabou the terrible

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samedi, décembre 31 2011

Comme un cerf altéré cherche l’eau vive…

 

Il s’agit là, cette fois encore, d’une marche. Non d’un pèlerinage, hein. Enfin pourtant, ... Bref. En ce dernier jour de l’année, j’aimerais vous partager quelques mots lus qui nous ramènent tout simplement à la faiblesse ainsi qu’à la beauté de notre humanité.

 

« Il n’est pas difficile de se rendre compte à quel point l’homme est hydrodépendant, drogué, prêt à tuer père et mère pour sa dose vitale ! Ici, quelques heures suffisent pour être en manque. Quelques heures pour réapprendre le sens de la vie. Sa fragilité. Notre permanente vanité.

 

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lundi, décembre 28 2009

Un roman français - Beigbeder




Ce qui est bien, avec Noël, c’est qu’on a reçoit parfois des trucs qu’on n’aurait pas achetés soi-même. I. e., en l’occurrence, Un roman français, le dernier Frédéric Beigbeder, et accessoirement prix Renaudot de l’année. On me cultive en contemporain, soit, bonne idée, d’autant plus que j’ai déjà lu trois autres livres de cet auteur.

 

Lisons donc…Achever cette lecture un dimanche de la Sainte Famille… triste ironie. J’hésite entre le conchier et l’encenser, est-ce normal ?

 

Frédéric Beigbeder, drogué malmené, hédoniste sans pitié, passe à confesse. Il ne le fait pas sans son lustre habituel mais la vox populi le dit bien « tout ce qui brille n’est pas d’or »

 

Mais enfin, voilà, j’ai envie de le conchier parce qu’il y a écrit sur la première page « roman », parce que ce livre au reçu un prix  littéraire, parce que ce livre veut être de la littérature. Et que ce livre ne correspond pas à l’idée que je me fais de la littérature, à l’idée que je me fais d’un roman. Je suis sans doute (certainement) snob, mes études me donnent des habitudes d’exigence et j’aime de surcroît, personnellement, les livres qui me résistent, au moins un peu, et non pas ceux qui s’offrent déjà dénudés, impudiques, à un premier regard.

 

Et le dernier Beigbeder est ainsi. Il tente d’enrober d’une surface littéraire – creuse – un fond, un témoignage, une douleur, un vécu… qui, lui, est intéressant. Les fissures profondes et ordinaires d’un gosse de divorcés. Il est des pages qui ne pourraient être écrites par quelqu’un qui n’aurait pas connu certains événements et qui ne résonnent sans doute que dans le cœur d’autres gosses de divorcés de milieu assez aisé. Il est des phrases intelligentes qui sonnent comme des sentences, sans illusions sur un présent douteux. Et c'est réussi, et c'est juste.

 

Mais il n’est pas nécessaire d’enrober tout cela de cette amère ironie qui ne trompe personne, de ces phrases si peu élégantes pour faire le gars cool. Beigbeder sait analyser une facette du mal-être de notre civilisation souvent individualiste, il sait le dire ce malaise, mais à la façon d’un témoignage, pas d’un roman… Et peut-être est-ce finalement l’élément le plus symptomatique de tout cela que ce livre ait reçu un prix "littéraire" alors... qu'il ne l'était pas ?