C’est qu’un groupe comme celui des servants d’autel qu’on pourrait imaginer tous issus de « bonnes familles cathos plein d’gamins », n’est pas aussi « lisse » qu’on voudrait le croire. Et même plutôt au contraire : le malheur, les problèmes y frappent plus souvent qu’à leur tour.

 

Pour certains, le problème est d’ordre financier mais est-ce pour autant une raison de priver leurs enfants de toute activité extra en dehors du service de l’autel ? Les priver de pèlerinages, de sorties… de tous ces chouettes moments qui font la vie du groupe, qui relient les membres entre eux et leur permettent ce « plus » lors du service des messes, de tous ces temps où ils découvrent et approfondissent plus leur foi dans un climat de joie et de prière : serait-ce normal ?

 

Dans un groupe, et a fortiori dans un groupe chrétien, il semble logique et naturel d’aider le plus faible : de l’accueillir comme Christ. En se mobilisant pour réduire les coûts par diverses actions, en échelonnant les tarifs pour correspondre au plus proche des possibilités de chaque famille… cela demande du temps, du temps qui n’est pas de l’argent mais qui vaut bien plus. Il ne s’agit pas alors de faire un « acte de charité » condescendant, il s’agit de se comporter en frères et sœurs ce qui est fort différent.

 

Alors, chacun a connaissance de son tarif et non de celui des autres – bien qu’il existe un tarif de base auquel la majorité est soumise – tant la discrétion pour ne stigmatiser personne est importante. Et là, quelqu’un passa derrière mon écran d’ordinateur et vit… et m’engueula du petit tarif pour certaines personnes. Bravo... enfin, peu importe :

 

Celui qui n’a jamais vu les larmes d’une mère effondrée dans ses bras, celui qui n’a jamais été ému au plus profond de lui-même par le sourire heureux d’un enfant rentrant d’un temps fort, celui-là a-t-il une chance de comprendre, un jour ?