Zabou the terrible

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Karol, l'homme qui devint pape

  

L’autre soir, le cœur préoccupé laissait présager une soirée avec peu d’envie de travailler, d’où une transformation impromptue en soirée DVD. Pas envie de chercher une distraction en tant que telle dans un univers imaginaire et c’est donc le film Karol, l’homme qui devint pape que je choisis parmi les DVD non encore regardés de ma dvdthèque.

 

Il y aurait pas mal de reproches à faire à ce film pour son côté parfois un peu mélodramatique, facile de manichéisme… Et pourtant, je me suis encore laissée séduire par cette belle figure de sainteté qu’est le futur Jean-Paul II.

 

Ce qui est magnifique chez cet homme – et qui est le propre des saints que nous sommes tous appelés à être – c’est cette impression permanente qu’il donne de baigner dans l’Amour.

 

 

On entend notamment des extraits de ses magnifiques enseignements qu’il continuera toute sa vie et dont je confesse bien humblement ne pas connaître la moitié. Des enseignements qui sont pétris de belles valeurs, ces valeurs que d’aucuns considèrent comme naïves et que d’autres voient comme carrément réac’… Pourtant, ce film constitue une vraie clef de tous ces enseignements et c’est ce qui m’a particulièrement marquée.

 

Chez Karol, pas de Vérité sans Amour et pas d’Amour sans Vérité.

Les deux forment un tout, en Christ, et c’est ce qui lui permet d’affirmer les choses clairement, posément.

 

Jamais il ne blesse, jamais il ne tombe dans la caricature ;

Jamais il n’attaque, jamais il ne médit ;

Impossible pour les communistes qui le surveillent de le coincer !

 

Pourtant, jamais une compromission, une semi-mesure ou une demi-décision mâtinée de blanc et de noir.

Pourtant, toujours de la compassion, un compagnonnage, une audace : de la folie… 

 

Et bien souvent l’on voit Karol en prière, surtout aux moments clefs de sa vie parce que c’est là qu’il puise cet Amour fabuleux qui entoure ses actes. Qui lui donne cette confiance si folle et en Dieu, et en l’homme.

 

Quand Karol parle aux hommes, et particulièrement quand Karol parle de l’amour et du bonheur puisque c’est ce qu’il ne cesse de faire, il parle en homme « qui a autorité », devant qui on a envie de s’exclamer à l’instar de la foule de l’Evangile observant Jésus : « Voilà un enseignement nouveau ! »

 

Jamais il ne condamne l’homme en face de lui, mais le Christ qui le façonne lui donne de prononcer les paroles justes : pas toujours celles faciles à entendre ou à dire, mais celles qui font grandir.

 

Et ça, c’est tellement beau tant nous – enfin, moi en tout cas, vous, je ne sais pas – avons tendance d’une part à médire, de l’autre à craindre de dire.

 

La justesse est difficile parce qu’elle ne se trouve que dans l’amour ; et que l’amour est difficile, défi tout en restant don et chemin de simplicité.

 

Bienheureux Jean-Paul II, figure de sainteté, oui, mais aussi figure de Vérité.

 

Commentaires

1. Le mardi, janvier 10 2012, 10:05 par Henri

Merci Isabelle Quelle belle analyse , c'est l'"Amour" que ton petit novice a déposé devant l'enfant Jésus à la crèche. En t'écoutant et te lisant ils sont bien guidés tous ces servants.

2. Le mardi, janvier 10 2012, 21:29 par fanfan

Merci de nous guider ainsi à travers admirations, méditations, lectures... Ne pas condamner, ne pas médire... chemin d'amour... difficile parfois !... Votre "jeune maturité" m'épate souvent !
Je vous souhaite une belle année à vous aussi (billet précédent !), le cœur pas trop "préoccupé" ou avec assez de lumière et de force pour traverser les moments d'ombre et en sortir toujours grandie... F

3. Le mercredi, janvier 11 2012, 22:14 par Zabou

... c'est parce que je ne publie pas assez ici mes bêtises ! ;-) 

Merci et belle année à vous aussi ! 

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