Zabou the terrible

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mardi, janvier 10 2012

Karol, l'homme qui devint pape

  

L’autre soir, le cœur préoccupé laissait présager une soirée avec peu d’envie de travailler, d’où une transformation impromptue en soirée DVD. Pas envie de chercher une distraction en tant que telle dans un univers imaginaire et c’est donc le film Karol, l’homme qui devint pape que je choisis parmi les DVD non encore regardés de ma dvdthèque.

 

Il y aurait pas mal de reproches à faire à ce film pour son côté parfois un peu mélodramatique, facile de manichéisme… Et pourtant, je me suis encore laissée séduire par cette belle figure de sainteté qu’est le futur Jean-Paul II.

 

Ce qui est magnifique chez cet homme – et qui est le propre des saints que nous sommes tous appelés à être – c’est cette impression permanente qu’il donne de baigner dans l’Amour.

 

 

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lundi, juillet 4 2011

Des pandas et des chats

 

L’heure étant à la surchauffe neuronale, il m’a semblé bon d’aller ces derniers jours voir deux dessins animés. Oui, vous avez bien lu des dessins animés (d’ailleurs j’aime tellement ça que, après les écrits de l’agrégation, j’ai fait une cure de Walt Disney mais ne le répétez surtout pas), que j’ai pris plaisir à regarder !

Toutefois, l’heure étant aussi à l’élévation spirituelle, je les ai également vus et lus comme des films porteurs d’une certaine profondeur ! La preuve ?

 

Kung fu panda II

 


Sous un aspect comique immédiat (et franchement sympathique d’ailleurs !), ce film peut être lu comme une illustration et une amplification de la phrase de St Séraphim de Sarov : « Acquiers la paix intérieure et des âmes, par milliers, trouveront auprès de toi le salut. » 

 

Bien que, quand on est chrétien, on a déjà la chance de savoir où la trouver cette Paix ! Bon, après, il faut tout de même l'acquérir... et ça, dans mon cas, c'est loin d'être gagné ! ;-) 


 Le Chat du rabbin

 

(Comment ? Vous ne connaissez pas la B.D. ? Lisez-la vite !)

 

On pourrait certes reprocher à Sfar une approche naïve et simpliste des religions croquées par son fameux chat athée-à-la-réplique-légère-ne-croyant-qu’aux-bras-de-sa-maîtresse.

 

Judaïsme, islam, catholicisme et orthodoxie : tout le monde il est beau il est gentil ? Il n’en est rien en réalité. 

 

Si les caractères sont parfois légèrement caricaturaux, si les rencontres des protagonistes sont houleuses, si le chat donne à son maître des réponses qu’on croirait sorties de la bouche d’un adolescent en révolte contre la religion, il faut remarquer que tous les personnages conservent leur religion du début à la fin et qu’il ne s’agit pas ici de maintenir un quelconque ethos de narrateur - au contraire, il y aurait plutôt ici quelque chose de l’ordre de la tendresse.

 

Non, chaque personnage est réellement croyant – respectivement athée – et ne renie pas sa Foi devant l’autre. Même le rabbin, confronté à un sabre musulman d’un peu trop près et s’emmêlant dans ses explications ne reniera pas sa foi juive !

 

Bel exemple donné que la scène où rabbin et imam prient en même temps…  mais non de la même façon !

Beau chemin que celui d’une découverte de l’autre qui ne passe pas par un reniement de soi !

Belle fidélité que la prière gardée même en voyage, même en contrée étrangère, même quand tout est chamboulé !

 

Seule manière pour établir un dialogue interreligieux qui soit vrai, me semble-t-il, et qui ne bascule pas dans un quelconque syncrétisme :

Savoir qui l’on est et ne jamais cesser d’approfondir en Qui l’on croit.

Manière de vivre, pour rencontrer, pour aimer, pour proclamer enfin, en vérité.  

 

dimanche, novembre 7 2010

The social catholic-wor(k)ship

 

           Comme tant de personnes, je suis allée voir le film The social network narrant les débuts de cette pieuvre tentaculaire du web qu’est Facebook. Je ne raconterai pas le film : d’autres le font bien mieux que moi et on peut même lire une très intéressante analyse du plan juridique du film chez Nicolas Mathey. Je dois dire que le film est prenant et qu’à sa sortie, on se sent un peu le cœur nauséeux quand on est soi-même utilisateur de Facebook. Il est toutefois un point sur lequel j’aimerais revenir, c’est ce souhait de « connecter les gens entre eux »

 

        Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, est le prototype du nerd, de celui qui ne vit plus que par et pour les nouvelles technologies. L’ancêtre de Facebook, il l’aurait créé à l’origine suite à une rupture avec sa copine : vengeance d’un soir d’un amour déçu. Pourtant, au gré des opportunités, il va créer quelque chose de mieux, un fantastique site il faut bien le dire, permettant d’avoir une multitude « d’amis » rassemblés en un même emplacement : là réside tout le hiatus du film et par là même celui de ce site. Quid du lien entre vie « virtuelle » et vie « réelle » ?

 

          Question banale pour un internaute et encore plus pour un participant à ce « réseau social » qu’est Facebook. A la fin du film, Mark se retrouve seul devant son écran, malgré la multitude « d’amis » qu’il a contribué à faire se rencontrer. Heureux, vraiment heureux de coder bien que passionné ? Ce n’est pas gagné… En réalité, c’est toujours la même question qui se pose pour chaque utilisateur d’internet fréquentant les réseaux sociaux, les fora ou… tenant son blogue : quelle place dans ma vie réelle ? Ma vraie vie, celle que je n’ai qu’en un exemplaire, totalement unique, et sans pseudonyme ? Elle se pose encore plus pour un catholique : puis-je être ici sur le web si je laisse mon voisin souffrant ? Mon témoignage a-t-il un sens si je passe ma vie à créer des liens qui ne se tissent que dans un approximatif virtuel ?

 

          Souvent et sans vous en faire part, depuis cinq ans, je me suis posée la question de la poursuite ou non de ce blogue, pour tout vous avouer - d’autant plus que je ne lui ai jamais assigné une quelconque ligne directrice, préférant le laisser aller son chemin au gré des méandres de ma propre vie : guère sérieux. A chaque fois que la question se posait à moi, j’ai reçu un message inattendu me poussant à continuer : alors, j’ai continué, recevant et interprétant cela comme un encouragement. C’est que cette question de « virtualité », associée à celle d’engagement, me tracassait alors dans les profondeurs. Jusqu’au jour où j’ai découvert qu’un catholique, il avait mieux et plus fort qu’un réseau social : il avait un réseau spirituel. En langage technique, on l’appelle « communion des saints » : ça fonctionne mieux qu’un quelconque bout de « code » parce qu’avec le Saint Esprit, c’est tout de suite bien plus puissant !

 

Ce qui donne et fait sens à la présence chrétienne sur le net, même dans ses aspects les plus futiles, c’est bien la prière. 


C’est la prière qui rend concrète nos rencontres virtuelles ; c’est la prière qui crée un lien entre nous, qui fait qu’un contact par internet n’est pas seulement un « numéro de plus » dans les amis Facebook mais bien une personne à part entière, à apprendre à connaître, à apprendre à aimer. Et l'action, le concret, ne saurait à ce moment-là passer à la trappe puisque son absence invaliderait la prière ! 

 

Doux rêve d’une vie où réalité et virtualité se trouveraient alors, par ce moyen, parfaitement unifiées. 

Dites, on dit que je prie pour vous... et vice et versa ? 


dimanche, décembre 20 2009

Bloc-notes dominical (20 déc. 2009)

 

·         Spi : C’est bientôt Noël. Or, l’Avent (qui précède la fête même si ce n'est pas vraiment à cause de son nom), c’est le temps de l’attente, du désir qui grandit. Alors, en ce 4ème dimanche de l’Avent, c’est à St Augustin, et à un extrait de son sermon sur le psaume 37 que j’aimerais céder la place quelques instants. Parce que c’est beau, parce que c’est bon…  

 

Car ton désir, c’est ta prière ; si le désir est continuel, la prière est continuelle. Ce n’est pas pour rien que l’Apôtre a dit : Priez sans relâche. Peut-il le dire parce que, sans relâche, nous fléchissons le genou, nous prosternons notre corps, ou nous élevons les mains ? Si nous disions que c’est là notre prière, je ne crois pas que nous puissions le faire sans relâche.

 

Il y a une autre prière, intérieure, qui est sans relâche : c’est le désir. Que tu te livres à n’importe quelle autre occupation, si tu désires ce loisir du sabbat, tu ne cesses de prier. Si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer.

 

·         Culture : (j’ai pas osé abréger) Ce sont les vacances. Puisque vous avez 2 semaines de libre (pour certains, certes) et qu’elles se terminent en janvier, je vous conseille fortement d’aller faire un tour aux expos de la BNF : l’une consacrée à Ionesco, l’autre à la légende arthurienne. Comme toujours en ces lieux, les expos sont de bonne facture, courtes mais bien fichues. Mention spéciale pour celle de Ionesco, regroupée par thématiques visibles, claires et pertinentes : peut-être pas assez satisfaisantes pour les spécialistes mais bien trouvées pour les « lecteurs de quelques uns de ses textes »

 

·          Noël ? « Notre âme attend le Seigneur. En Lui, la joie de notre cœur »

Je me demande…

Devant la cheminée ?

Si celui-là a demandé des lunettes à Noël ?

samedi, novembre 28 2009

Préventivement...

Colles

Attraper le virus de la littérature ?

dimanche, octobre 4 2009

District 9



Qu’on se le dise, je ne suis ni fan, ni férue de films remplis d’extraterrestres jusqu’à plus soif. C’est donc sans grande conviction que je suis allée voir District 9 en début de semaine dernière qui s’est finalement révélé surprenant.

 

                Si l’on se tape dessus à coups de fusils lasers, si les « crevettes » (comprendre, les ET : sincèrement, ça vous serait venu à l’esprit vous des extraterrestres qui ressemblent à des immenses crevettes ? Ca fait un peu pari débile tenu par le scénariste, mais enfin pourquoi pas) ne sont pas très belles, s’il y a quelques scènes affreuses (je ne supporte pas que l’on s’arrache ainsi les ongles en ma présence) eh bien, cela fonctionne et, pire, fait réfléchir.

 

                Même si la réflexion est parfois un peu idéalisée, la première partie du film nous interroge sur l’accueil réservé aux crevettes à Johannesburg (tiens donc… mais pourquoi cette ville ?) au sein d’un camp d’immigrés. Et là, on pourrait hurler aux topoi (« topoi ! topoi ! ») sur l’immigration, il n’empêche que c’est bien fichu car c’est plutôt la question de l’Altérité qui est là en jeu : la translation d’une situation dans une univers imaginaire n’est certes pas chose nouvelle pour toute personne ayant des lettres mais cela parle.

 

                Méfiance des gens, création d’un « camp "provisoire" », si « provisoire » qu’il se transforme en bidonville, criminalité, bande de dealers (de boîtes de pâté pour chat, si si) qui exploitent la misère pour mieux s’enrichir : il y a un air de déjà-vu… Et que dire de l’expulsion lançant toute l’aventure si « juridiquement convenable » ? Non, je ne spoilerai pas complètement en vous disant le problème qui arrive à ce pauvre antihéros si anti-crevettes mais c’est indéniablement bien fichu.

 

Si ce film demeure un divertissement, j’ai tendance à y voir tout de même un (début de) questionnement sur le regard que nous portons sur l’autre. Parce que, dans le fond, on se croit pas si mal que ça, hein ? Les autres, bof… mais moi, moi, moi ! Que je suis beau ! Que je suis supérieur ! L’autre est un mystère qui nous dépasse, nous fait peur et que nous tentons de canaliser par une rigidité hautaine qui n’est pas de mise. C’est toujours l’histoire de la poutre et de la paille qui veut surtout nous apprendre que la première métamorphose n’est pas celle du bras, que la première conversion, c’est celle du regard qui perd de son altitude pour se placer à la même hauteur, vers la bienveillance.  

 

                Et la fin ? Bon, là, c’est un peu fulguro-poing & co mais qui a dit que c’était mal ? ;)