C’est le deuxième mémoire que je
rédige. Il est certes fort différent du premier dans son principe mais je
devrais être rodée, avoir acquis une certaine habitude de l’exercice. Pourtant,
il m’est difficile de parvenir à griffonner quelques mots sur la page blanche
devant moi. Le jour, comme la nuit, la nuit, comme le jour…
ETVDES du mois de janvier en faisait le titre
d’un de ses articles « La crise de confiance de la jeunesse
française »[1] :
les jeunes Français n’ont pas confiance, sont plus pessimistes que la moyenne
de leurs collègues européens du même âge. Et vlan badaboum rien ne va. On parle
des problèmes d’emploi, de chômage, de divorces. On voit la terne grisaille du
quotidien, et il y a de quoi.
Et moi qui
travaille sur un triste sire, le sieur Folantin, personnage huysmansien dont on
peut dire qu’il est aussi violemment terne qu’un personnage rabelaisien est
coloré, aussi désespéré du quotidien que le ravi de la crèche peut être béatement
réjoui, j’ai envie de m’ébrouer : gaffe ! gaffe ! gaffe les
gars !
[1] Olivier
Galland, « La crise de la jeunesse française », ÉTVDES, janvier 2010, p. 31-42.