Zabou the terrible

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dimanche, août 2 2015

Lectures estivales 2015 #2

 

Une petite sélection B.D. pour continuer l’été.

 

Riad Sattouf, L’Arabe du futur 2 (1984-1985)

 

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La suite du premier volume et toujours la même verve. Riad Sattouf raconte, comme l’indique le sous-titre, une jeunesse, sa jeunesse, au Moyen Orient, en Syrie, et c’est malheureusement terrifiant. Les rêves fabuleux de son père – mais celui-ci y croit-il vraiment ? - sont sans suite, les conditions de vie désastreuses, le système entièrement pourri et, peut-être le pire pour la prof que je suis, l’ « éducation » calamiteuse, pour ne pas parler de formatage complet à la gloire du régime. On aimerait hurler, on aimerait croire que tout cela est faux mais le caractère autobiographique de cette œuvre nous fait surtout réaliser, malgré sa subjectivité, qu’il s’agit là d’un documentaire précieux, qui plus est bien construit et plutôt souriant. A lire sans hésitation.

 

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Tiphaine Rivière, Carnets de thèse

 

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L’aventure de la thèse dans le domaine des humanités et de la recherche en général croquée en autant de personnalités emblématiques et de galères existentielles… c’est bon ! On sourit plus souvent qu’à son tour, même si ce roman graphique pose en arrière-plan une question qui a pu déjà étreindre chaque personne ayant un peu touché du doigt la recherche en ces domaines : quid de la juste distance avec notre sujet de recherche pour maintenir une relation équilibrée avec le monde et avec les autres ?

 

samedi, février 14 2015

Les Ignorants, récit d’une initiation croisée

 

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En ce début de vacances, quelques mots sur une autre B.D. lue récemment : Les Ignorants, récit d’une initiation croisée par Étienne Davodeau.

 

Là encore, l’histoire est simple : d’un côté, le monde de l'auteur, celui de la bande dessinée ; de l’autre celui du vin… « artisanal », d’un amoureux de la vigne. Étienne et Richard se rencontrent, rencontrent leurs vies, leurs univers dans une vraie plongée réciproque et croisée : l’histoire est efficace, tout autant que le dessin, très sobre, qui la double.

 

Ce sont deux univers qui m’attirent sans que je m’y connaisse vraiment et, de manière plus générale, j’aime les passionnés, ceux qui sont capables de se donner à fond : c’est le cas de ces deux-là et c’est vraiment appréciable. Le rythme est lent, comme pour nous faire sentir la nécessité des saisons et de leur succession pour les plus belles maturations. On a presque envie de le lire en dégustant un bon vin ! 

 

C’est un bel album, réussi, vraiment, sur une magnifique idée ! Seulement… je reste tout de même un peu sur ma faim – ou peut-être devrais-je dire sur ma soif ? –. Dès le début, on se doute des chemins empruntés par cette « initiation croisée » : pas de chemins de traverse, des parallèles prévisibles et, moi, j’aime qu’on me surprenne… Peut-être Étienne Davodeau pèche-t-il donc par excès dans sa volonté de nous faire comprendre toute la force de sa découverte : quelques petits éléments auraient pu gagner à n’être qu’esquissés… Mais cela reste un ouvrage charpenté et gouleyant !

 

dimanche, février 1 2015

Le Grand Méchant Renard

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Détente un peu hors-sujet du week-end, j’ai lu l’excellent Le Grand Méchant Renard, B.D. de Benjamin Renner. Achetée simplement parce qu’elle m’a attiré l’œil sur l’étalage et qu’en la feuilletant, j’ai goûté le dessin et les personnages qui semblaient venus tout droit du Roman de Renart (ça, c’est un truc pour faire acheter une B.D. à une littéraire !)

 

Je l’ai ouverte en rentrant et ne l’ai plus lâchée : pas tout à fait ce à quoi je m’attendais. Bien sûr, il y a des poules (surtout une !), un Chien, un Loup et un Renart parmi les personnages principaux, des personnages typiques venus de l’univers médiéval, mais l’auteur joue surtout avec finesse sur le détournement des « types ». Les situations improbables s’enchaînent les unes avec les autres et l’on sourit sans cesse, se demandant où l’auteur va encore nous mener.

 

Ni conte de fées, ni réelle récriture médiévale, Benjamin Renner construit avec pertinence un univers où un renard cherche sa place de Grand Méchant Renard parce qu’il est trop gentil : …dire que ce sont des poussins qui l’aideront à la trouver vous dira à quel point c’est improbable ! Bref, une excellente B.D. de détente !

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vendredi, août 1 2014

Lecture estivale #2 – L’arabe du futur

 

 

 

Après la spiritualité, une B.D. ! Sous-titrée « une jeunesse au Moyen-Orient », cette BD autobiographique couvre les 6 premières années de vie de l’auteur, passées entre France (un peu), Lybie (beaucoup) et Syrie (encore plus !) car né d’une mère bretonne et d’un père syrien.

 

 

 

En lisant, on pense à Marjane Satrapi et à son si fameux Persépolis mais l’enjeu n’est pas tout à fait le même : ici s’affrontent deux regards, d’abord celui du père, plein de foi en « l’arabe du futur » qu’il pense retrouver progressivement dans les dictatures de Khadafi et de El-Assad avant de percevoir – sans trop oser se l’avouer – leur échec et, de l’autre côté, il y a le regard mignon, tendre mais en même temps sans complaisance de l’enfant que Riad Sattouf fut. L’ironie est décapante mais surtout, au-delà du sourire qu’elle provoque bien souvent, elle lève les voiles sur des réalités qu’on imagine peu… tout en causant presque en permanence du Moyen-Orient !

 

dimanche, avril 21 2013

Route de nuit


Noctambule (et ayant surtout une importante échéance lundi), je suis rentrée en pleine nuit d’un mariage au loin ce week-end. Seule dans la Zaboumobile, j’ai songé à cette route de nuit que je faisais. Je me suis déjà dit que ça me rappelait le titre d’un album de B.D. de Michel Vaillant puis je me disais qu’à force de parler de « nuit » dans la Foi (merci St Jean de la Croix et ses potes), de se rendre compte qu’on en traversait une plus ou moins importante période, on ne faisait peut-être pas aussi attention que cela à la réalité de la nuit comme nuit et à ce qui s’y vivait. Car c’est tout de même plus souvent de nuit que nous avons à vivre notre Foi car c’est là qu’elle grandit, qu’elle s’affirme même réellement comme Foi.

 

La nuit dernière, j’ai alors prêté attention à ce qui se passait durant cette longue « route de nuit » et j’ai cherché à tracer des parallèles.

 

Nuit et ennui : premier effet des longues lignes droites de l’autoroute.

Ces moments de notre vie, de notre Foi où il ne se passe rien. Je me dis qu’on devrait plus considérer les autoroutes comme de vastes déserts, sinon qu’on y avance plus vite, sans forcément nous en rendre compte. Et l’accepter, quand même car, que ce soit dans la mécanique du moteur comme dans le mystère de l’Esprit Saint qui nous pousse, pour la plupart d’entre nous – et moi, surtout – nous n’y connaissons pas grand-chose.

 

Nuit et somnolence : de pleine nuit, quand l’ennui prédomine justement, les paupières se font lourdes.

C’est le gros risque de ceux qui roulent ; c’est le grand risque de nos chemins spirituels : se laisser endormir parce que tout ronronne. Le remède ? Une pause (en Lui) s’im-pause ! Slogan vital pour se poser, se reposer et repartir, vivifiés !

 

Nuit et beauté : lever les yeux, voir les étoiles, la lune et cet hérisson évité de justesse.

Trouver, au cœur de la nuit, les étincelles de Dieu qui illuminent faiblement notre vie :  mais des étincelles si brillantes qu’elles Le murmurent dans le fin silence seulement troublé par le bruit de nos roues sur les gravillons.

 

Nuit et louange : parce que c’est beau, parce que Tu es là, parce que Tu nous aimes, parce que… lancer quelques chants de louange.

Ces élans du cœur qu’on ne s’explique pas bien, qui sont prières nées en nous de ces gémissements ineffables de l’Esprit, alors même qu’il ne se passe rien et que les alentours sont plutôt sombres. Joie de Toi que Tu nous donnes de connaître, quand même.

 

Nuit et attention : parce que c’est à cela que nous sommes appelés.

Être toujours plus attentifs pour Te reconnaître et Te servir : dans l’homme croisé à la station service, dans ce chauffard me doublant à une vitesse plus qu’excessive par la bande d’arrêt d’urgence. Être attentifs, même de nuit, pour que Tu nous travailles.

 

La nuit comme exercice comme « bon combat »,

La nuit comme route de la Foi,

Pour arriver, enfin, un jour, à bon port,

à Toi, jour éternel.

 

samedi, janvier 19 2013

Dali et Dali

 

     Courant décembre, j’étais allée voir avec une amie la fabuleuse exposition Dali au centre Georges Pompidou[1]. Je connaissais assez mal Dali, en dehors de quelques poncifs qu’on peut lire et dire à peu près partout : je fus assez séduite. Et je ne parle pas de l’habituel et délicieux spectacle-dans-la-salle-d’expo consistant à écouter parler les différents visiteurs et qui prend des saveurs encore plus goûtues quand il s’agit de surréalisme, mais bien de son œuvre à lui.

 

Bien sûr, je ne prétends pas comprendre sa peinture, ni l’interpréter, ni piger tout ses délires dont certains me laissent fort dubitative mais tout de même, c’est quelque chose ! De la couleur, une vision autant déformée que reformée, des idées originales et, parfois, cela touche, on ne sait pas bien comment. Mystère de l’art !

 

Mais pourquoi est-ce que je ne vous parle de cela que maintenant ? Car je viens enfin de lire et finir la BD Dali par Baudouin, offerte à Noël par mon frère.

 

Simple biographie ? Pas que.

 



[1] Jusqu’au 25 mars 2013, si vous souhaitez y aller. 

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lundi, octobre 22 2012

Dites-la, proclamez-la avec des birds (... en plus de votre vie !)


Tandis que le sanctuaire marial de Lourdes est inondé, les blagues fleurissent sur internet... 

Mais ça m'a fait penser : et tiens, que disent les oiseaux de la Foi, eux qui volettent déjà dans le ciel ? 

Motif spécieux, je vous l'accorde, pour consulter le site Birds dessinés.  Mais voici tout de même quelques pépites que j'y ai trouvées.

"La Foi, dites-la avec des birds", un concept intéressant pour la nouvelle évangélisation ? ;-) 

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lundi, février 27 2012

Si tu veux suivre Dieu, n'oublie jamais qu'il y a une histoire de soif


Le Carême, c'est pour une meilleure suite de Dieu, non ? 

Il y a un prêtre de ma paroisse qui l'a sans doute bien compris en me prêtant mardi gras dernier une BD un peu, euh... un peu... enfin, au titre surprenant. 

Je crains qu'il n'ait un peu trop perçu mon caractère latent de "pèlerin(e)"... à moins que ce ne soit de "chameau". 

Trêve de plaisanteries, j'ai bien souvent souri en lisant ces dessins croquant quelques traits dans lesquels on ne peut que retrouver des situations assez familières (hélas ?) dans notre cathosphère. 

Et puis, finalement, au début du Carême, ce n'était pas si mal de vérifier quelques points essentiels de la check-list de notre suite de Dieu : 

Dans le pardon


Dans l'humilité du quotidien. 


Après, il y a bien sûr pour moi les écrits de l'agrégation au cours de ce carême.

 Et je dois dire à ce propos, ayant les six premiers livres des Fables à mon programme, qu'une image m'a surprise... vous croyez que je peux en parler comme suite potentielle du "Loup et de l'agneau" dans une dissertation ? 

A votre avis ? 



Yves Guézou, Si tu veux suivre Dieu, attache bien ton chameau, Presses de la Renaissance

jeudi, septembre 15 2011

Les Disciples avec quelques autres aussi

 

François Bessonnet, pardon, s.u. père François en a fait une excellente recension sur son blogue alors je ne vais pas recommencer tellement il y dit tout très bien : allez lire en cliquant là -> Toutes les mauvaises raisons de lire "Les Disciples" 

 

Mais, moi, je vous donne simplement, tout humblement, tout bêtement un conseil d’amie :


Courez acheter et lire Les Disciples 

de mister Edmond Prochain et de dame Elvine !

 

Un vrai « stage » pour apprendre à ouvrir, à lire La Bible différemment et en sourire jusqu’aux cieux (où sa splendeur est chantée par la voix des tout-petits qui aiment bien la B.D. : j’suis presque sûre que même le Boss en rigole d’ailleurs)