Zabou the terrible

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lundi, juillet 31 2017

Parce que Son pardon transforme tout

... mieux qu'un phenix ! :-) 

« Le cautère de feu matériel, là où on le pose, fait toujours une plaie, et il a cette propriété que s’il s’imprime sur une plaie qui n’était pas causée par le feu, il la rend une plaie de feu. Il en est de même de ce cautère d’amour <de l’Esprit en nous>. Si l’âme qu’il touche porte d’autres plaies, des plaies de misères et de péchés, ou bien si elle est saine, il lui laisse des plaies d’amour, et les plaies qui venaient d’une autre cause deviennent des plaies d’amour ».

 

in Vive Flamme, st Jean de la Croix

 

N.B. : Le cautère est un instrument médical destiné à brûler un tissu.

 

lundi, février 29 2016

Carême d'essence-ciel #3

Elle était là, posée en apparence négligemment mais en réalité soignement pliée, dans un coin de la pièce. 

On en trouvait dans toutes les pièces de ce couloir d'ailleurs : dans ces parloirs monastiques.  

Bien sûr, quand on fait une semaine de retraite, il est logique de faire appel à celui qui peut la porter et nous apporter le pardon du Bon Dieu... 

Mais j'ai bien aimé la voir posée là en permanence, cette étole violette.

Elle avait comme des accents de trousse de secours toujours disponible.

Disponible et largement pourvue : du petit bobo aux grands accidentés fortement mal en point, elle pouvait toujours aller vers une bonne réconciliation avec la vie, ou encore plus précisément avec Celui qui est la Vie. 

 

http://www.artisanatmonastique.com/content/product_2801616b.jpg

mercredi, septembre 2 2015

Pour se préparer au jubilé, aux JMJ...

"Après un XXème s. où les hommes ont pu mesurer avec effroi la force du mal qu'ils sont capables de commettre, la tâche particulière des chrétiens du troisième millénaire est de croire en la miséricorde de Dieu, plus forte que le mal et limite véritable du mal, et d'offrir leur coeur pour devenir par la grâce de Dieu cette limite même." 

Cardinal André Vingt-Trois, préface au Petit journal de Soeur Faustine

 

jeudi, février 5 2015

Du séchage, de la justesse, de la politique de la main tendue et de l’éducation façon JC

http://tun-tirage.e-monsite.com/medias/album/smiley-question.jpg

 

Hier matin, j’ai été confrontée à mon premier cas de sèche collective : un cours de rattrapage de 8h30 à 9h30, annoncé comme tel dans le carnet depuis plusieurs jours ;

Hier matin, au lieu d’une classe à peu près complète, j’ai eu des élèves en nombre tel que les doigts d’une seule main étaient déjà trop nombreux par rapport à ceux nécessaires pour les compter ;

Hier matin, j’ai été, je l’avoue, très en colère.

 

Mais très vite aussi je me suis demandée pourquoi étais-je donc en colère ?

En fait, j’ai été surprise devant cette violence soudaine qui m’habitait… Pourquoi suis-je en colère ?

Ce sont eux qui jouent avec leur scolarité, leurs bêtises diverses partout, la suite d’un début d’année plus que pas terrible… pas moi.

 

Il y avait certainement la colère d’avoir perdu une heure de sommeil, point un peu délicat et presque douloureux quand on n’est pas du matin et que c’est la période des conseils de classe et de diverses réunions ;

Il y avait aussi très certainement le fait de l’avoir pris pour moi… c’est un peu débile, je sais bien qu’il faut distinguer son « rôle » - dans le sens tant de fonction que de théâtre – de professeur de sa vraie vie. Mais il n’empêche… On passe tant de temps à préparer des cours qu’on y met un peu, beaucoup de soi. Et qu’un séchage, on a beau savoir que c’est plus un acte de paresse et de révolte adolescente, qui ne nous est pas directement destiné, c’est vrai qu’on le vit un peu comme un gros crachat dans la figure de notre investissement. C’est bête.

 

J’ai réfléchi en me tournant vers Celui qui est pour moi mon modèle d’éducateur, le Christ.

Lui qui s’est pris de vrais gros crachats dans la figure, pas de manière figurée ;

Lui qui a toujours appliqué à la politique de la main tendue…

Tu ferais quoi, Toi, Seigneur, à ma place ?

 

Les élèves furent repris et punis de leur acte… oui.

Et maintenant ?

Toi, Tu pardonnes toujours,

Toi, Tu tends la main, toujours.

 

Tu sais bien qu’on ne peut pas être de gros bisounours lançant des cœurs <3 à qui mieux mieux… surtout avec ces jeunes-là ;

Tu sais qu’il nous faut être droits, fermes et nous-mêmes le plus exemplaires,

Mais Toi Tu regardes,

Mais Toi Tu aimes à plein, à fond, vraiment…

 

Tu sais, j’ai beau m’interroger,

Je n’arrive pas franchement à savoir ce que Tu aurais fait,

Mais Toi Tu n’aurais certainement pas eu cette colère en Toi,

Tu aurais repris avec des mots justes, sans doute, qui pointaient pile sur leur cœur… mais Toi, Tu sais faire.

 

Il reste à espérer, il reste à prier :

Pour que la punition porte du fruit,

Pour qu’ils grandissent, comme de belles pousses,

Pour que vraiment mon cœur soit plein d’un juste et non naïf « je vous pardonne » comme Toi, Tu le fais si souvent avec mes merdouilles à moi,

Donne-moi Seigneur de les aimer, ces élèves pas faciles, comme Toi Tu les aimes.

vendredi, mai 23 2014

D’actions de grâce mâtinées d’émotions

 

Entre lui et moi, tout a commencé par une confession. Une confession toute simple et pourtant des conséquences de laquelle je pourrais parler durant des heures, voire durant une vie.

 

Cela fait pas loin de 8 ans désormais que nous marchons ensemble, lui cherchant à m’aider à mettre mon pas au rythme de celui du Seigneur.

 

Rien ne nous rapprochait concrètement – ni âge, ni lieu, ni formation – et, pourtant, nous sommes devenus de joyeux compagnons de route.

 

Ici n’est pas le lieu de narrer cette route, et il n’est pas l’heure de rendre hommage mais c’est un moment favorable pour constater la profondeur de cette réalité qu’est l’accompagnement spirituel.

 

De la route parcourue,

De l’ouverture de cœur qui s’est élargie jusqu’à une liberté joyeuse de confiance,

D’une amitié imprévisible et incommensurablement profonde,

Des conseils mine de rien, sans avoir l’air d’y toucher, qui font simplement, mais vraiment, grandir.

 

Je pourrais en parler des heures là encore, surtout à ceux qui aiment se faire de l’accompagnement spirituel les contempteurs mais, alors que le grand âge et ses maladies viennent rudement toucher ce compagnon, je préfère regarder, contempler, étonnée, admirative, la justesse de cette relation qui dépasse.

 

On peut dire ce qu’on veut sur la « paternité spirituelle »… Lui-même me disait il y a quelques mois, alors que nous parlions de « fécondité spirituelle », quelque chose comme « tu sais, je ne me sens pas le père de ceux que j’accompagne, non… Mais il faut bien avouer qu’il y a quelque chose de la Vie qui se joue. Qui nous dépasse surtout et dont on n’est jamais propriétaire. »

Oui, on peut dire ce que l’on veut sur cela.

Mais, hier, en discutant avec simplicité et vérité avec ce compagnon tourné déjà vers la Vie,

En ayant le cœur tout barbouillé d’émotion, je l’avoue,

Je constatais, au-delà de la circonstance, la profondeur d’un lien qui nous unissait, qui nous dépassait : la grâce était là, dans la faiblesse, guidant le tout.

Et j’en suis restée à rendre grâce.

 

Hier, vos mains, décharnées et tremblantes, se sont posées sur ma tête pour me donner l’absolution.

Car le Seigneur agit malgré, et dans, et au travers de la faiblesse.

 

Oh, on dit souvent – et c’est vrai – que la chair est faible

Mais, tout de même… qu’est-ce que la grâce est forte !

 

jeudi, février 13 2014

Pour éviter le gros pépin


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Pour éviter le gros pépin, 

Pour tous les types d'erreurs catégorie manque d'amour, du plus petit manque de respect au truc tellement énorme que c'en est horrible, 

Pour un truc qui marche à tous les coups du moment que tu Lui présentes tes manquements, humblement, que tu les places sous Son regard brûlant d'Amour, 

Pour un truc qui est bien plus fort qu'un simple gommage qui risquerait de te froisser, pour un truc qui vient simplement te libérer, 

Pense au sacrement de Réconciliation ! 


mercredi, août 28 2013

L'humble éclat du pardon (Tolstoï)

Un peu de littérature, 
Pour parler de don, 
Pour parler de Pardon. 


"Alexis Alexandrovitch le retint et lui dit : 

- Veuillez m'écouter, c'est indispensable. Je me vois contraint de vous expliquer la nature des sentiments qui me guident et me guideront encore, afin de vous épargner toute erreur par rapport à moi. Vous savez que j'étais résolu au divorce et que j'avais fait les premières démarches pour l'obtenir, il faut l'avouer, après de longues hésitations ; mais le désir de me venger d'elle et de vous avait fini par lever mes scrupules. La fatale dépêche ne changea rien à mes dispositions. Bien plus, en venant ici, je souhaitais sa mort, mais…


 

Il se tut un instant, balançant de lui dévoiler le sentiment qui le faisait agir. 

- Mais, reprit-il, je l'ai revue et je lui ai pardonné. Le bonheur de pouvoir pardonner m'a clairement montré mon devoir. J'ai pardonné sans restriction. Je tends l'autre joue au soufflet, je donne mon dernier bêtement à celui qui me dépouille. Je ne demande qu'une chose à Dieu, de me conserver la joie du pardon. 


Les larmes remplissaient ses yeux ; son regard lumineux et calme frappa Vronski. 

- Voilà mon attitude. Vous pouvez me traîner dans la boue et me rendre la risée du monde, mais je n'abandonnerai pas pour autant Anna et vous n'entendrez pas un mot de reproches de moi. Mon devoir est nettement tracé : je dois rester avec elle, je resterai. Si elle désire vous voir, je vous ferai prévenir, mais je crois que pour le moment, il vaut mieux vous éloigner… 



Des sanglots étouffaient sa voix ; il se leva. Vronski fit de même, courbé en deux et le regardant en dessous. Incapable de comprendre les mobiles qui dirigeaient Karénine, il s'avouait cependant que c'étaient là des sentiments d'un ordre supérieur et qui ne cadraient guère avec le code de convenances auquel il obéissait d'ordinaire." 

in Léon Tolstoï, Anna Karénine


jeudi, juillet 11 2013

De Candy crush et autres considérations sur la confession régulière

 

À cause – ou grâce, je ne sais pas – de mon travail au secrétariat du bac, j’ai découvert le jeu Candy Crush sur mon téléphone : petit jeu sympathique, délicieusement addictif. Le principe ? Rien de bien neuf : faire des lignes de trois éléments pour les faire exploser.

 

 

Pouf, voyez comme c’est joyeusement coloré !

 

La nouveauté réside dans les différentes « missions » proposées qui varient les plaisirs ET les obstacles, toujours liés aux confiseries puisque ce sont des bonbons qu’il s’agit d’exploser.

 

Depuis quelques niveaux, c’est le chocolat qui est apparu. Le chocolat, voyez-vous, c’est sympa en soi, ça fait super envie. D’autant plus qu’au début, c’est super localisé dans le niveau, c’est pile dans les côtés, élément marginal.

 

 

Vous voyez, avec ça, il y a encore de la place pour le reste !

 

Le problème du chocolat dans ce jeu c’est que, dès qu’on n’y touche pas, dès qu’on ne fait rien pour l’enlever[1] eh bien, ce chocolat, il prolifère. Et il prolifère tellement qu’il en devient énorme et central !

 

 

Et voilà le (non-)travail : ça en fait des tablettes de chocolat tout ça !

 

 

Mais le chocolat, c’est exactement l’exemple type du péché : non pas que le chocolat soit mauvais, bien au contraire[2], mais, comme ça, il semble mignon, si peu important, complètement inoffensif… N’est-ce pas ce à quoi ressemblent nos péchés parfois ? Parce que le gros péché, là, même s’il est dur à confesser on le voit bien mais quid de tous nos manques d’amour quotidiens ? « Bof, c’est pas si grave, c’est un truc marginal dans ma vie… puis ça ne m’empêche pas de vivre, ça ne m’empêche pas d’aimer ! » 

 

Cela fera bientôt 4 ans que j’ai fixé pour ma part un rythme régulier pour recevoir le sacrement de réconciliation – sans doute trop peu important, mais là n’est pas l’objet de cet article – et, finalement, sur ce laps de temps, je me rends compte que j’achoppe presque toujours sur les mêmes points, sur les mêmes péchés. Bien sûr, vus comme ça de l’extérieur, certains sembleraient minimes et pourtant… non.

 

Parfois, j’en ai plus qu’assez de les confesser ces points-là parce que j’ai l’impression humaine que cela ne sert à rien. Et là, voyez-vous, le chocolat de Candy crush est pile l’exemple qu’il me faut pour m’encourager, pour me montrer leur importance : parce que, si je ne fais rien – ou plutôt, si je ne demande pas au Seigneur de venir les exploser par la force de Son Amour – ils prolifèrent.

 

Non seulement le péché prend alors de plus en plus de place et on s’habitue à le voir à une place de choix, centrale, mais, plus grave encore à mon sens, il prend surtout toute la place de notre vie qui serait disponible pour aimer. Il ternit tout, il uniformise tout, il englue tout.

 

Décider d’aller demander pardon avec confiance, c’est la pichenette, le petit mouvement qui déclenche l’explosion en chaine du péché : alors la vie redevient un peu plus lumineuse, parce que l’Amour aura redonné à chaque chose et à chacun sa juste place dans notre existence, aimée, pardonnée, libérée.  

 



[1] Notez bien que je n’ai pas parlé de le dévorer, hein…

[2] Foi de chocolatophile ! 

jeudi, février 2 2012

Bref : long merci

 

Bref, j’en avais marre des parodies de bref.

Ouais, bien sûr, dans la vie, on naît, on meurt et il se passe des trucs entre.

Mais pas que.

 

Bref, c’était le matin tôt,

J’ai ouvert un œil ; je devais travailler,

J’ai regardé mon réveil, l’heure m’a regardée,

J’ai refermé mon œil, j’ai redormi.

 

Bref, c’était plus vraiment le matin tôt.

J’ai ouvert les deux yeux : trop tard pour réviser.

J’ai regardé l’heure : oui, pour ça, ça l’faisait.

 

Bref, je suis allée à la messe dans ma paroisse.  

Il faisait froid, très froid, trop froid.

Le prêtre a pris la messe pour les catastrophes naturelles au lieu de la St Jean Bosco.

Pas les textes que j’avais médités la veille : pas merci mon père.  

Tant pis, j’ai été surprise,

Je me suis laissée surprendre, j’ai écouté.

 

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