Zabou the terrible

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jeudi, décembre 22 2016

Du texte et de l'image

http://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/sites/musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/files/styles/object_slider/public/img_6.jpeg?itok=5E0hGCtb

En lien avec les deux précédents post, pour ceux qui ont demandé en commentaire ou en privé : 

- Le lien vers l'homélie de mon évêque à l'occasion de ma consécration (l'Evangile était celui des Béatitudes). 

- L'album photos mis sur Facebook par le diocèse

 

Mais l'essentiel est surtout la profonde joie que donne le Seigneur ! :-D 

 

samedi, mai 7 2016

Un chemin d'Assise (qui se fait debout)

Si je parle plus souvent ici de la via Francigena (d'ailleurs, il faudrait que je mette à jour la page ad hoc), je me suis aussi lancée l'année dernière avec des jeunes adultes du diocèse sur le chemin d'Assise dans un projet co-organisé avec un commentateur régulier de ce blogue (l'auteur des DiMails pour ne pas le nommer qui en a déjà parlé dans un récent commentaire). Les inscriptions 2016 sont lancées ici : jeunes cathos 92

Mais qu'est-ce que le Chemin d'Assise allez-vous me dire ? 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782227487178.jpg

Ce livre donne quelques précisions : non pas tant sur les étapes qu'on trouve par ailleurs sur le site dédié, à propos de ce chemin de randonnée au tracé récent, qui relie la première communauté franciscaine en France - Vézelay - à la patrie du poverello - Assise, mais sur ce qui s'y vit. 

Bien évidemment, comme tout chemin de pèlerinage, qu'il s'agisse du Camino ou d'un autre, les effets personnels sont différents puisque les motivations le sont également. 

Pourtant, il est des données communes, même quand c'est la surprise qui préside au départ comme ici : "Tu ne veux pas marcher vers Assise ?" de quelqu'un qui ne s'affirme pas si catholique que cela ! Le dépouillement, le départ, les questions profondes qui remontent... Et puis la marche dans la nature, cette mouvance indescriptiblement contemplative qui étreint le coeur du pèlerin et qui, en le plongeant dans la Création, le fait plonger toujours plus profondément en lui-même - d'aucuns diraient "en Dieu" et ce ne serait pas faux. N'y a-t-il pas d'ailleurs en cela quelque chose d'un esprit profondément franciscain, de cet émerveillement qui faisait s'exclamer au pauvre d'Assise son fameux cantique des créatures : "Loué sois-Tu mon Seigneur pour toutes les créatures" ! 

Ici s'écrivent et se disent aussi les rencontres, ces rencontres de pèlerinage, si précieuses, si anodines en apparence et pourtant tellement profondes, ces rencontres d'homme à homme, simples et vraies, sans fioritures ni jeux, d'où surgissent ces étincelles de vie et de joie où l'on distingue souvent la présence de Celui qui est le Chemin. 

Pour en lire plus, c'est Chemin d'Assise - l'aventure intérieure d'Olivier Lemire, en co-édition Bayard et éditions franciscaines. (>>)

 

En bonus pour ceux du diocèse... vous venez marcher avec nous ? 

samedi, septembre 26 2015

Un peuple de prophètes

http://www.lecep.net/documents/tracts/nanterre1.jpg

Réunion d’animateurs de l’école de prière jeunes de mon diocèse. Nous savons que les jeunes que nous accueillerons seront divers mais il est beau de voir que nous sommes nous aussi, animateurs, divers : il y a des jeunes et des moins jeunes (ou tout au moins des jeunes depuis bien plus longtemps que d’autres !), des célibataires, consacrés ou pas, des personnes mariées… Une multitude de situations personnelles, une même foultitude de rapports à la foi : et pourtant croyants, au sein d’une même Église. Et pourtant désireux de partager ce qui les anime, Celui qui les fait vivre : désireux d’être prophètes, vraiment.

 

Une équipe d’animateurs d’école de prière, c’est un assemblage hétéroclite sur le papier, quelque chose d’une alchimie étrange qui ne tient, unie dans sa diversité, que par l’Esprit Saint.

 

Et à les écouter se présenter, poser leurs premiers échanges, on sent bien que l’unité est là, réelle, dès les premiers mots. Et que loin d’un appel sur catalogue dans un même type de paroisse ou de mouvement, il y a là l’inattendu de Dieu qui appelle aux endroits aussi bien probables qu’improbables… pour une même tâche. 

 

Alors quand, en rentrant, tu médites sur la première lecture du dimanche qui vient, tu ne peux que sourire en lisant Moïse s’exclamer : « Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » :-) 

 

mercredi, août 26 2015

Des coups de fil du pape François

On sait bien que le pape François donne parfois des coups de fil inattendus....

Quelle ne fut pas ma surprise ce jour de m'apercevoir à la maison diocésaine que tout y était prêt pour les recevoir ?!?! ;-) 

 

François à la maison dio

 

jeudi, août 6 2015

Comme des frères

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Courant juillet, j'ai expérimenté la marche en groupe lors de six jours avec les jeunes adultes de mon diocèse sur le chemin d'Assise. Nouveauté pour moi que cette marche en groupe : j'ai déjà marché parfois avec des amis et je marche le plus souvent seule. 

C'est... différent, ne serait-ce que parce que, contrairement aux amis, on ne se choisit pas : on se rencontre ; ne serait-ce aussi que parce qu'il y a la vie en communauté avec ses joies et ses concessions évidentes. Mais, plus que tout cela qui s'expérimente n'importe où ailleurs, j'ai découvert lors de cette marche quelque chose de l'ordre d'une école de fraternité. 

Fraternité : ce mot si galvaudé à force de sonner dans notre devise républicaine comme  le troisième terme un peu oublié, comme quelque chose de passé, voire de dépassé, sans force et sans âme alors que ce mot est tout sauf insipide. 

Partir avec des chrétiens, c'est se rappeler que nous sommes enfants d'un même Père. Cela se vit avant tout dans la prière, partagée, et non dite chacun dans son coin, ce qui est souvent le cas quand on part en solitaire - bien qu'on cherche souvent à s'agréger à la prière de telle ou telle communauté au passage, évidemment. 

Et c'est dans cette prière que renaît ce ferment profond d'une même filialité, où se puise cette fraternité vraie. Elle en découle, profondément et, au cours de cette marche, nous avons pu la goûter. Valeur indépassable de la prière commune ! 

Alors quand, au retour, on commence à lire l'encyclique Laudato si et que l'on voit l'analyse du pape François sur le fameux cantique des créatures comme un appel à sortir de toute forme de domination pour entrer dans un rapport de fraternité, y compris avec la nature dans laquelle on a marché, justement... 

.... On se rappelle alors que l'auteur de ce cantique des créatures est un certain saint François d'Assise, on sourit en pensant qu'on a marché avec ces frères-là sur le chemin... d'Assise ! Coïncidence, vraiment ? ;) 

 

vendredi, avril 4 2014

Nouvel évêque à Nanterre : joie ! :-)

Le Pape François a nommé Évêque de Nanterre Monseigneur Michel Aupetit, jusqu’ici Évêque auxilaire de Paris.

Aux prêtres et diacres, aux laïcs en mission ecclésiale, aux communautés religieuses et à tous les fidèles du diocèse de Nanterre.

Chers amis,

C’est avec beaucoup de joie et de confiance que je vous informe que le Pape François a nommé Evêque de Nanterre Monseigneur Michel AUPETIT jusqu’ici Evêque auxiliaire de Paris.

Cette nomination devient officielle ce vendredi 4 avril 2014 à 12 heures.

Votre nouvel évêque a 63 ans.

Avant d’entrer au séminaire, puis d’être vicaire, aumônier de jeunes, curé, vicaire général et évêque auxiliaire, il a été médecin généraliste à Colombes pendant douze ans. Il aura à découvrir les belles réalités et les fragilités de notre diocèse, mais il connaît donc déjà notre département. C’est en commençant par la rencontre et le soin des malades et des souffrants qu’il est entré en contact avec la population des Hauts-de-Seine au milieu de laquelle avec vous il sera chrétien et pour vous il sera évêque selon la belle formule de saint Augustin.

Je demande qu’à toutes les messes de dimanche prochain 6 avril la prière des fidèles comporte une intention pour Monseigneur AUPETIT et son futur ministère parmi vous. Que les prêtres invitent aussi les fidèles à prier régulièrement pour leur Evêque.

Vous voudrez bien aussi faire connaître le message que le nouvel évêque vous adresse dès aujourd’hui et que vous trouverez ci-dessous.

Monseigneur AUPETIT sera accueilli à la cathédrale de Nanterre le dimanche 4 mai à 15 h 30 et y sera canoniquement installé. Jusqu’à cette date, je demeure Administrateur apostolique du diocèse de Nanterre.

+ Gérard Daucourt, Administrateur apostolique du Diocèse de Nanterre.

Vous pouvez télécharger le message de Mgr Daucourt en cliquant ici.

Vous pouvez également télécharger le communiqué de presse de la Conférence des Evêques de France en cliquant ici.


Message de Monseigneur Aupetit

Chers frères et soeurs,

C’est avec une grande joie que j’ai reçu cette nomination du Saint Père à devenir l’évêque de votre diocèse si dynamique. Monseigneur Daucourt m’a dit toutes les belles réalisations pastorales mises en oeuvre et c’est avec émotion et admiration que je viens au milieu de vous.

J’ai pu expérimenter cette affirmation du Christ " sans moi vous ne pouvez rien faire". Cela est également vrai pour l’évêque à l’égard de toutes les personnes, prêtres, diacres et laïcs engagés dans la vie du diocèse.

Je sais pouvoir m’appuyer sur votre zèle et votre soutien fraternel. Vous pouvez compter sur mon dévouement.

+ Mgr Michel Aupetit

Évêque nommé de Nanterre.

vendredi, novembre 29 2013

Prière pour l'espérance

Prière pour l'espérance, pour le p. Georges et les otages du monde entier. 

Le nom était simple, clair, éloquent et la foule nombreuse dimanche soir dernier en notre belle cathédrale rénovée. 



Pourtant, on aurait pu craindre un moment certes profond mais renfermé, parce que nous sommes, parce que nous restons humains : 

Du blabla à n'en plus finir ? 

Des plaintes et lamentations ? 

Des imprécations contre la violence, l'injustice ?  



Non, rien de tout cela, c'était juste et c'était beau 

Car cette prière s'est contentée de l'essentiel. 



Finalement, nous sommes venus nous exposer à Sa Parole et à Son Amour dans l'Eucharistie ; 

Simplement, nous sommes juste venus, ensemble, prier. 



Et l'on put voir encore cette réalité : 

Dès qu'elle est silence pour ouvrir au coeur-à-coeur amoureux, 

Loin de renfermer, d'amoindrir et d'apitoyer le coeur sur une seule personne, la prière vient élargir notre coeur aux dimensions de la charité fraternelle, pour tendre, progressivement, à la dimension universelle… 



Et La mobilisation dans et par la prière continue : 

Suivre ici sur la page du diocèse

Ou sur la page Facebook


dimanche, novembre 17 2013

D'une icône à l'universel


Au quotidien troublé des jours de détresse, 

Il y a toujours ce contrepoint dense de l'oraison, 

Plongée en Lui, plongée dans Sa paix, 

Paix qui irrigue ce coeur profond où Il nous attend. 


Et quand nos mots dérapent, on peut s'aider d'une icône, 

D'un regard confiant : 

de Jésus vers sa mère, comme confiance de Dieu en l'homme ; 

De Marie vers Jésus, comme exemple de confiance pleine de l'homme en Dieu. 


Et ainsi, prier : 

Pour eux, là…  là-bas : 

Pour ceux qui sont privés de liberté, 

Pour ceux qui privent de liberté ;  

Pour ceux que la maladie prive de liberté ; 

Pour ceux qui osent poser des actes de liberté ; 

Pour ceux qui ouvrent le coeur des autres à la liberté. 


Mais aussi parce que cela transite ici, par moi : 

Pour quand mes paroles ou mes actes privent un frère de liberté ; 

Pour quand ma liberté se trouve limitée, que je trouve courage de continuer ; 

Pour trouver toujours plus notre liberté dans le fait de nous donner ; 


Et finalement : 

Pour, en Lui et comme Lui, aimer. 



Et se rappeler toujours davantage que catholique veut dire universel ; 

Et que cet "universel" commence dès ici, comme me l'indiquent plus particulièrement en ce moments les événement de mon diocèse : 

par le service du frère le plus proche, oui, 

Et, aussi, de manière essentielle, par la prière qui ouvre le coeur, à l'exemple de ce proche géographiquement parti pour le lointain, 

Appel à la prière qui ouvre le coeur, oui, du plus proche au plus lointain. 



Blogue uni dans la prière pour le p. Georges

jeudi, novembre 14 2013

Ami, passant, ta prière est demandée...

C'est un petit territoire à l'ouest de Paris, à la forme sympathique de haricot, bordé par la Seine. C'est un petit territoire aux réalités sociales bien différentes, aux hommes et aux femmes aussi ordinaires qu'extraordinaires. 

C'est un territoire profondément urbain et c'est aussi un petit, surpeuplé et jeune diocèse. 

Ce diocèse, c'est le mien : j'y ai grandi, j'y suis engagée, je m'en sens partie prenante. 

Aujourd'hui, deux tristes nouvelles nous sont parvenues. Je n'ai pas envie de m'y étendre parce que, simplement, j'en suis profondément triste mais les laisse écrites telles quelles pour les confier à votre prière lors de votre passage par ici... 

Merci. 

Source : http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/espace-presse/communiques-de-presse/demission-de-mgr-daucourt-eveque-de-nanterre-17468.html 

Démission de Mgr Daucourt, évêque de Nanterre

 
capture_daucourt_assise_2011
Le Pape François, a accepté la démission, pour raison de santé conformément au Canon 401§2 du Code de Droit Canonique, de la charge d'évêque de Nanterre de Mgr Gérard Daucourt, fonction qu'il occupait depuis 2002.

Mgr Gérard Daucourt est nommé Administrateur apostolique pour gouverner le diocèse de Nanterre jusqu'à la prise de possession canonique de son successeur.

Né le 29 avril 1941 à Delémont (Suisse) et ordonnéprêtre pour l'archidiocèse de Besançon le 26 juin 1966, il y assuma plusieurs fonctions, d'abord paroissiale à Montbéliard de 1966 à 1971 puis diocésaines, en étant supérieur du foyer-séminaire de Besançon de 1971 à 1976, directeur du service diocésain des vocations de 1976 à 1977, supérieur du séminaire interdiocésain de 2ème et 3ème cycle à Besançon, tout en étant délégué diocésain à l'œcuménisme, de 1977 à 1983.

Il fut appelé à Rome au Conseil Pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens comme délégué de la section orientale de 1984 à 1991.

Mgr Gérard Daucourt fut nommé évêque coadjuteur de Troyes le 1er février 1991 et fut consacré évêque le 14 avril 1991. Il fut évêque de Troyes de 1992 à 1998, puis évêque d'Orléans de 1998 à 2002, avant d'être alors nommé évêque de Nanterre.

Mgr Gérard Daucourt est membre du Conseil pontifical pour l'unité des Chrétiens et de la Commission Mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Égliseorthodoxe.
Au sein de la Conférence des évêques de France, il fut membre de la Commission épiscopale de la Mission de France et fut Président de la Commission épiscopale pour l'unité des chrétiens de 1993 à 1999, puis membre du Conseil Permanent de 2004 à 2007.

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

Voir aussi : http://92.catholique.fr/Dernier-message-de-Mgr-Daucourt-a

 

Source : http://mobile.lemonde.fr/afrique/article/2013/11/14/un-pretre-francais-enleve-par-boko-haram-dans-le-nord-du-cameroun_3513968_3212.html

Ouverture d'une enquête après l'enlèvement d'un prêtre français dans le nord du Cameroun

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Le père Georges Vandenbeusch, le 7 juillet 2011. | ELODIE RATSIMBAZAFY POUR LE MONDE.FR

Un prêtre français, curé de la paroisse de Nguetchewe, a été enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, a annoncé le ministère des affaires étrangères français jeudi 14 novembre. Des recherches sont en cours. Le père Georges Vandenbeusch, qui officiait encore à Sceaux en 2011, est âgé de 42 ans et avait fondé une maison pour les réfugiés chrétiens qui fuyaient Boko Haram.

Lire le portrait du père Vandenbeusch

"Nous mettons tout en œuvre pour que ce prêtre puisse être retrouvé", a déclaré le président Hollande. Soulignant qu'il avait été enlevé dans une zone considérée comme"éminemment dangereuse", il a demandé aux ressortissants français "de ne rien faire qui puisse mettre en danger leur vie ou les exposer à des enlèvements".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste. Il s'agit d'une démarche classique pour ce type de faits lorsqu'ils touchent des Français à l'étranger.

Lors de son enlèvement, le père Georges Vandenbeusch "se trouvait près de Koza dans l'extrême nord du Cameroun, à 30 kilomètres de la frontière avec le Nigeria", a précisé le Quai d'Orsay. "En connaissance de cause, le père Georges avait fait le choix de demeurer dans sa paroisse pour l'exercice de sa missionDes recherches sont en cours pour vérifier les circonstances de son enlèvement et l'identité des ravisseurs", ajoute le ministère.

OPÉRATIONS DE RATISSAGE EN COURS

Contacté par Le Monde, le ministre de la défense camerounais, Edgar Alain Mebe Ngo'o, a précisé que des opérations de ratissage étaient en cours pour retrouver les malfaiteurs. Des motos et des pick-up patrouilleraient dans la zone, mais pas d'hélicoptère.

Selon le vicaire de la paroisse, Henri Djionyang, joint par Le Monde, qui s'est rendu sur place après l'enlèvement, celui-ci a eu lieu aux alentours de 23 h 30. Les ravisseurs ont d'abord croisé le chemin de deux sœurs rwandaises présentes sur les lieux, à qui ils ont réclamé de l'argent, "des euros", avant de "défoncer" la porte de la chambre du père et de"tout saccager""Ils cherchaient le coffre-fort, mais comme ils n'arrivaient pas à l'ouvrir ils ont décidé de partir avec le père Georges."

"TOUS LES INDICES LAISSENT PENSER QU'IL S'AGIT DE BOKO HARAM"

Les hommes n'étaient pas masqués, l'un d'eux portait un treillis tandis que les autres étaient habillés en civil. L'opération aura duré quarante minutes. Toujours selon le vicaire, le père Georges Vandenbeusch aurait contacté au moment de l'assaut l'attaché de défense de l'ambassade de France à Yaoundé, ainsi que le commandement de la brigade d'intervention rapide (BIR), une unité d'élite déployée dans la région.

Le gouverneur de la province, Awa Sonka, précise que le commando était composé "d'une dizaine d'hommes, venus à motos, qu'ils ont laissées à environ un kilomètre de la mission". "Tous les indices laissent penser qu'il s'agit de Boko Haram", indique M. Sonka au Monde. Les ravisseurs auraient repris la route en direction du Nigeria et de Kerewa, une zone entièrement sous contrôle de Boko Haram. Ils ont laissé sur place 309 munitions de kalachnikov. Le chéquier du prêtre et un chargeur de kalachnikov ont quant à eux été retrouvés à un kilomètre de la paroisse. 

Voir aussi : http://92.catholique.fr/14-Novembre-2013-Communique-de 

Et encore : https://www.facebook.com/pages/Soutien-Au-Père-Georges-Vandenbeusch/219338954856875 

mardi, mars 26 2013

C’est la famille, mon frère !


 

Il faut dire que, depuis l’élection du pape François, on n’arrête pas d’essayer de la classifier, de la reclassifier cette Église, son pape, toussa toussa

 

J’aimerais bien que ceux qui s’y essaient avec grandiloquence viennent participer à cet événement Facebook dont, pour une fois, on peut bien dire qu’il s’agit d’une grand-messe annuelle.

 

Y a plein de gens, là, réunis, à la même heure, à un même lieu, de tout un département…

Un ou des évêque(s), des prêtres, des diacres, des laïcs et des consacrés en tous genres ;

Des enfants, des jeunes, des adultes dans la force de l’âge, des gens mûrs, des personnes âgées ;

Des gens qui bossent, des retraités et des chômeurs aussi bien que des étudiants ;

Ça, vous voyez, ce n’était pas exceptionnel, c’était un échantillon d’Église dans toute sa surprenante et si riche variété, réunie à l’occasion de la messe chrismale pour prier ensemble.

C’est l’Église que j’aime,

C’est mon Église, c’est l’Église.

 

Car l’Église que j’aime qui est tout simplement l'Église, elle n’est ni à gauche, ni à droite ;

L’Église que j’aime, l’Église à laquelle j’appartiens, l’Église au sein de laquelle je vis, elle trace un espace d’un geste :

« Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit »

Et tout est dit d’une même voix, traçant cet espace en Lui où l’on se réunit,

En famille.

 

samedi, février 2 2013

A Dieu, père

 

 

 

Il est parti hier…

Je m’y attendais et même, je crois que je le savais.

Mais ça m’a valu une journée sonnée, à carburer au café serré.

 

Il est parti hier…

Je crois que je ne réalise pas bien encore.

Pour l’heure, à la paroisse, je m’attends encore à le trouver là, dans son fauteuil ;

Je vois presque encore sa démarche, ses gestes là, à poser sa canne contre l’autel, à saisir le pied du micro pour s’aider à marcher…

 

Tout à l’heure, j’ai fermé les yeux quelques instants devant le chœur,

Je pouvais réentendre en moi sa voix assez rauque,

J’y suis toujours sensible aux voix parce qu’elles portent beaucoup de la vie d’une personne en elles :

Chez lui, c’était beaucoup de souffrances.

 

Puis je suis allée discrétos devant le tabernacle, Te le confier.

 

Cela doit faire une dizaine d’années qu’on se connaissait

Et qu’on a beaucoup partagé : juste quelques mots quand on se croisait puis bien plus quand, en septembre 2006 je suis devenue responsable des servants d’autel avec deux autres et lui l’aumônier.

Au fil des ans, il était devenu un ami.

Pourtant, je ne me suis jamais sentie pleinement en « harmonie » sur le plan spirituel avec lui,

Préférant le léger retrait contemplatif à la fougue de la harangue : question de sensibilité.

Et finalement, on n’en a toujours que peu parlé, ou avec beaucoup de pudeur,

Mais on a bossé ensemble, des heures et des heures durant,

Mais on partageait la même passion de la croissance des jeunes,

A plein cœur,

A Ton service, Seigneur…

 

Devant le tabernacle me reviennent tant d’images :

De pèlerinages, de célébrations, de coups de gueule aussi.

Tous ces souvenirs de groupe, ici et ailleurs, tellement heureux ;

Puis aussi tous ces souvenirs plus personnels :

Cette fois-là où il m’avait raconté une partie très douloureuse de sa vie,

Ces divers moments où tout le monde croyait qu’il allait mourir et où il était déjà si faible à l’hôpital, branché de partout ; 

Cette annonce-là que j’ai tant tardé et peiné à faire et qu’il avait devinée ;

Ces communions portées à l’hôpital ou chez lui quand il était très bas – c’est à lui que j’ai porté pour la 1ère fois la communion à un malade et je ne saurais l'oublier – si pleines de Dieu ;

Ces coopérations entre nous quand on repérait qu’un de nos jeunes n’allait pas bien,

Et tant d’autres.

 

Enfin, c’était une vie, et une vie de prêtre.

Aujourd’hui, il y a à prier ;

Aujourd’hui, il y a notamment les larmes d’une cinquantaine de jeunes à essuyer, pour continuer.

Aujourd’hui, il y a désormais à s’appuyer sur son intercession pour que ce qu’il a entrepris puisse croître et se multiplier,

Fécondité de sa vie chez les autres, dans la Paix et l’Amour du Seigneur, 

En attendant de nous y retrouver : à Dieu, père.

 

dimanche, janvier 6 2013

Crois-tu que le Christ est vivant, qu’Il nous aime ?

On me fait souvent la remarque que je ne réussis pas à parler d’Église sans, rapidement, parler de Foi ; que je ne parviens pas à parler de ses prises de position sans me référer à cette Foi qui nous anime, lien vivant d’une amitié, d’un amour fou, entre le Seigneur et nous. Et cela, ce n’est malheureusement pas assez, il faut toujours aller plus loin, sinon l’on tombe vite dans la vacuité des idées et dans un durcissement de position sans raison, oubliant Charité et Vérité, c’est-à-dire le Christ.

 

Tout cela, c’est que ce dit encore mieux l’édito de la Lettre du diocèse de Nanterre pour janvier et février 2013, rédigé par Mgr Daucourt qui veut visiblement nous provoquer dans notre hibernation. Ce texte a déjà paru ici ou là sur le net mais, parce qu’il est vraiment bien, profondément vivifiant et juste et qu’il tombe à pic en ces temps de grands débats sociétaux, je le recopie ici.

 

« Comme évêque, je me demande parfois si certains catholiques ne sont pas des « athées pieux » (phénomène connu en Italie sous l’appellation « atei devoti »). L’athée pieux défend des « valeurs ». Il s’engage généreusement dans des combats pour lesquels il fait référence à la morale chrétienne. Il participe à des rites chrétiens. Mais la question demeure : croit-il que le Christ est vivant, qu’Il nous aime, qu’Il nous sauve, qu’Il nous attend pour une vie éternelle ? Entretient-il une relation avec le Christ ? C’est en tout cela que consiste la spécificité de la foi chrétienne et non pas dans al défense de « valeurs » ou dans la générosité ou dans une morale, toutes réalités que vivent aussi des non chrétiens. 

 

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