Zabou the terrible

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Tag - je veux chanter jouer des hymnes

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mardi, décembre 20 2011

Qui loue en tout ? Ut in omnibus...


 

(vu en la cathédrale de Saint-Malo)

 

Version moderne du « ravi » de nos crèches ?

Optimisme béat new age ?

 

Nécessaire conversion du « qui loue tout » à « qui loue en tout », oui…

 

Mais nouvel instrument de louange au service de nos églises et surtout de nous-mêmes ?

 

Car rappel, même dans le numéro « indigo » de l’Avent,

que la Joie, bien que don, peut être tâcheronne

mais qu’elle est tellement, tellement porteuse.

 

dimanche, septembre 18 2011

Sur le Camino 2011 : Dax → Sorde l’Abbaye

 

D’après mes griffonnages du 5 septembre 2011

 

Ouvrir l’Evangile selon St Jean.

Lire « Au commencement » et sourire…

 

 

 

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jeudi, juillet 28 2011

Reprendre bon pied bon œil

 


Sais-tu marcher ?

Je ne te dis pas marcher simplement, poser un pied devant l’autre, ni même recommencer mais marcher devant soi, loin, un peu plus loin, encore plus loin…

 

Marcher parce qu’on le souhaite,

Marcher sans vraie raison,

Marcher en respirant vraiment,  

Marcher en admirant,

Marcher en priant.

 

Seule dans la nature mayennaise,

Pas scandé par le rythme des ave, donné par le dizainier qui tourne doucement, comme pour orienter le sens profond de la marche en son commencement.

 

Marcher : prière du regard, de l’odorat, de l’ouïe…

Marcher, c’est vraiment prier avec tout son corps,

C’est se replacer dans la Création, en son cœur, à sa juste place, ni plus, ni moins ;

Et prier les heures avec le jour qui avance, c’est se replacer dans l’Eglise, en son cœur, en sa communion de priants. 

 

Marcher ainsi au terme d’une année, c’est aussi prendre le temps du recul par rapport aux moments où nous avons failli vaciller, par rapport à toutes les difficultés rencontrées, par rapport à toutes nos peurs pour l’avenir.

Marcher pour mieux ajuster, marcher pour vraiment reprendre pied.

 

Marcher, c’est également reprendre le goût du vrai voyage,

De celui qui n’est pas pays si lointain mais plutôt terre toute proche ;

Découverte un peu plus vraie de cette fabuleuse terra incognita que nous sommes, dans nos limites physiques avec en même temps un appel à nous surpasser : à lutter quand vient l’envie d’abandonner, à nous élever.

 

Et puis, découverte toujours plus de cet Autre plus intime à nous que nous... 

En sourire en contemplant la nature resplendissante,

A en chantonner avec un tel sourire aux lèvres qu’une rare voiture croisée vous demande ce que vous faites !

Et, pas si curieusement que cela, avoir dans la tête en arrivant à bon port cette hymne de st François : Laudato si, o mi signore…

 

abbaye N.-D. de Port du Salut à Entrammes

lundi, juin 20 2011

Quand un week-end s'écrit en actions de grâce

  

Samedi matin, 10h. Dans une cathédrale bien petite mais dans une cathédrale toute remplie, deux hommes s’avancent pour recevoir le sacrement de l’Ordre, l’un comme diacre, l’autre comme prêtre. Grandeur du sacrement qui les « configure » au Christ serviteur et au Christ pasteur, dans toute leur humanité. Et c’est l’Eglise entière qui est en liesse !  

 

 

Samedi soir, 18h. Mon église paroissiale est plus dépeuplée en ce mois de juin riche en fêtes familiales mais, à 18h, c’est toujours fête car Dieu se rend présent pour nous dans l’Eucharistie. Puis, pendant celle-ci, deux jeunes que je connais bien, deux jeunes partant aux JMJ dans mon groupe vont recevoir un autre sacrement, souvent méconnu : le Sacrement des Malades. L’un d’eux est mon frère. Force du Christ qui rejoint dans les faiblesses !

 

 

Dimanche matin, 10h30 : c’est à nouveau la messe, c’est à nouveau Dieu qui est sacramentellement présent. Mais cette fois, ce sont 40 jeunes de la paroisse qui vont Le recevoir pour la toute 1ère fois. Petites mains tendues pour recevoir Celui qui est la vie ; petites personnes chahutant devenues subitement calmes… En les embrassant d’un regard, on voit des yeux pétillants, des sourires, une paix qui ne vient pas d’eux-mêmes. Et c’est beau !

 

 

Dimanche, 17h00 : Il ne s’agit pas cette fois de sacrement. Il s’agit des engagements des « novices » du groupe des servants d’autel, des plus petits, après une année de service, face au groupe, face à Dieu. Dire « je », dire « je m’engage », et en même temps proclamer que, sans Lui, on ne peut rien faire… « Donne-moi d’être un bon serviteur » : alors être béni par l’aumônier pour qu’Il donne de Le servir longtemps et avec joie dans l’Eucharistie.

 

 

Quatre occasions où Dieu se donne à des humains, malgré toutes leurs limites, gratuitement, par Amour.

Quatre actes de Foi, quatre occasions où des humains s’avancent librement pour recevoir le don divin, s’avançant sans connaître l’avenir mais marchant quand même, sûrs d’un Amour qui les dépasse.

Quatre occasions de rendre grâce, de tout cœur.

·     

mercredi, juin 15 2011

Psalm d'exam'

 

Apprendre, dis-tu ?

Apprendre toujours plus,

Ou peut-être apprendre toujours mieux ?

Lire, relire, ingurgiter ;

Oublier, stresser, devoir restituer ;

Se sentir, souvent, tellement souvent, ignorant…


 Mais il est pourtant un savoir exponentiel,

Une Sagesse qui dépasse tous les âges,

Qui transcende nos actualités brûlantes et toutes nos modes :

« Savoir prodigieux qui me dépasse,

Hauteur que je ne puis atteindre » ! 


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jeudi, mai 19 2011

L’Evangélisation, la conversion, c’est une histoire de cercles pas fermés

 

J’ai une fâcheuse tendance à aimer parler si mal de Dieu, de ma foi si petite, de ce qu’un catholique vit… et qui fait sa joie ! Je ne fais même pas spécialement exprès… Mais quand je rentre d’un bel événement, quand je sors d’une chouette célébration, quand je viens de me prendre un bon gros temps d’oraison, cette fameuse prière en silence qui se passe dans les profondeurs, ça explose malgré moi, et j’en cause, tout sourire, parfois même tout émue.

 

J’y songe parce qu’une copine me disait récemment, après un de ces moments d’allégresse de ma part – 5 baptêmes, pensez donc ! –, « je viendrais bien à une messe un de ces jours… mais ne crois pas que tu vas me convertir ! ». Cela m’a fait sourire intérieurement car je me suis immédiatement imaginée à la manière de ces infatigables prêcheurs de l’Evangile du Moyen Âge, à la manière d’un religieux aussi plein de foi que de douce folie, hurlant, clamant la Bonne Nouvelle sur les grands chemins… Puis, soudain, bien pire, dans une peau inquisitoriale, forçant les gens à la conversion, non… NON, brr ! Non : j’ai un trop grand respect de la liberté des gens… puis en plus, pour moi, cette liberté, elle vient de Dieu himself ! Qui serais-je pour forcer quelqu’un à se convertir ?

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samedi, janvier 1 2011

2011, dans Ta joie et dans Ta lumière

   

Parce qu’il m’est impossible cette année de faire un classique bilan sans toucher à du trop personnel, mais que 2010, sans être exempte de difficultés et d'opacités fut si grandissante, si riche, si lumineuse ! C'est pourquoi tout simplement, en ce premier jour de l’année, je vous propose de prier avec moi par cette hymne, en action de grâce pour l’année écoulée.

 

Bonne année donc ! Avec et pour vous tous, amis lecteurs, habitués ou de passage aujourd’hui au gré des liens, avec une petite dédicace spéciale pour mon lecteur eudiste à qui je sais cette hymne particulièrement chère :

 

A toi, Dieu, notre louange !

Nous t’acclamons : tu es Seigneur !

A toi, Père éternel,

L’hymne de l’univers.

 

Devant toi se prosternent les archanges,

Les anges et les esprits des ceux ;

Ils te rendent grâce ;

Ils adorent et ils chantent :

 

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,

Dieu de l’univers ;

Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

 

C’est toi que les Apôtres glorifient,

Toi que proclament les prophètes,

Toi dont témoignent les martyrs ;

C’est toi que par le monde entier

L’Eglise annonce et reconnaît.

 

Dieu, nous t’adorons :

Père infiniment saint,

Fils éternel et bien-aimé,

Esprit de puissance et de paix.

 

Christ, le Fils du Dieu vivant,

Le Seigneur de la gloire,

Tu n’as pas craint de prendre chair

Dans le corps d’une vierge

Pour libérer l’humanité captive.

 

Par ta victoire sur la mort,

Tu as ouvert à tout croyant

Les portes du Royaume ;

Tu règnes à la droite du Père ;

Tu viendras pour le jugement.

 

Montre-toi le défenseur et l’ami

Des hommes sauvés par ton sang :

Prends-les avec tous les saints

Dans ta joie et dans ta lumière.

 

mardi, novembre 30 2010

Bon avent-terre

La neige déjà nimbe le sol,

Le froid transit les corps,

Les respirations embuent les vitres :

Tout devient lent et entre à pas de velours dans ce vaste silence de l’hiver.

 

Là où le murmure s’atténue aux contours floconneux,

Les âmes apprennent à laisser sourdre leur désir.

 

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vendredi, octobre 15 2010

En service extraordinaire

« … Reçois le corps du Christ et que Dieu te bénisse…. »

 

Je tendis mes mains et reçus cette patène pleine d’hosties consacrées. Dépassée. Emerveillée. Rendant grâce pour le Pain de Vie que je venais de recevoir et préparant mon cœur à le transmettre à mon tour. Tête légèrement inclinée, écoutant dans mon cœur les paroles de bénédiction et d’envoi du prêtre pour cette mission à nulle autre pareille.

 

Ministre extraordinaire : on n’est rien, on ne fait que passer, que donner. Que transmettre ce que Dieu a d’abord donné, ce que d’autres mains ont consacré et ce que d’autres encore vont recevoir.

 

Moments aussi rares que fabuleux. Non parce que l’on se trouverait ainsi mis en avant, mais au contraire parce que l’on est alors pleinement dépassé par ce que l’on fait.

 

Quand on donne la communion, on est à la fois pleinement là et en même temps, plus tout à fait, tellement il y a à s’effacer derrière le sacrement, derrière Dieu qui vient se rendre présent et se donner ainsi à chacun. Rencontre personnelle, profonde, unique, dans laquelle nous n’avons pas à interposer notre présence humaine et ses interférences : c’est au Patron et à lui seul de faire tout le travail. Ministre, cela veut simplement dire serviteur.

 

Ce qui compte alors, ce n’est pas ma voix disant « le corps du Christ », ou bien mon pouce traçant une légère croix sur le front des enfants, ou même encore mes deux doigts tenant l’hostie, mais bien le Corps du Christ qui est là dans nos mains respectives. Présent.

 

Dans mon cœur, un curieux mélange de sentiments. Tant d’indignité que de dignité : indigne de le porter par mes propres et piètres mérites, rendue digne par cette humanité qu’Il n’a pas craint de venir partager. C’est peut-être pour cela que je sens rarement la fraternité portée à une telle incandescence qu’à ces moments-là : j’en reste émerveillée.

 

Et j’admire les visages et les mains de ceux qui s’avancent…

Le cœur priant, le cœur en action de grâce.

 

« … pour Le porter chaque jour avec amour jusqu’aux extrémités de la terre ».

Amen.

 

mardi, août 10 2010

Moi, je suis la porte...



 

Il était temps pour moi de prendre un peu de temps à l’écart, quelques dizaines de minutes gratuites pour Un qui ne part pas en vacances, jamais… sinon avec nous, bagage léger, impossible à perdre. Temps un peu loin, aussi, de ces proches qui le sont parfois un peu trop quand on n’a plus l’habitude de vivre ensemble.

 

Mais, dans ces contrées perdues, l’église ne se trouve point à quelques pas comme dans ma banlieue parisienne. Il faut prendre le vélo et se rendre au clocher du hameau, que l’on aperçoit à peine à l’horizon (… avec les yeux de la foi, en fait). Peine perdue : la porte est close. Poursuivre sa route, aller au village suivant et se trouver face à la même situation. Quelques tours de pédale supplémentaires confirment le diagnostic dans une troisième bourgade plus importante : il me sera impossible de me poser à l’abri de ces voûtes obscures où le cœur est comme porté plus facilement à faire silence pour mieux écouter.

 

Ennuyée, je ne pouvais plus que reprendre mon vélo et rentrer, ruminant en moi-même certaine tristesse pour ces bâtiments grandioses qui perdent leur vocation, pour ces villages dont l’âme semble parfois si morte. Je fis quelques dizaines de mètres, avant de longer un champ tout juste moissonné : quelques épis restaient, le soleil déclinait… invitation d’une nature riante à plonger avec elle dans l’action de grâce du jour.

 

            Alors, doucement, j’ai posé mon vélo et me suis assise pour recevoir les derniers rayons du soleil.

Et j’ai tendu les oreilles de mon cœur pour écouter le « bruit de fin silence » que fait une porte qui s'ouvre.

 

mardi, mai 4 2010

Même si rentrer est difficile

Il est difficile de poser une parole en rentrant d’un pèlerinage tant l’on craint – et d’ailleurs l’on sait – être en-deçà de la vérité et manquer de justesse dans un récit forcément lacunaire de ce qui fut, pourtant, instant présent. 

Mots qui échappent et achoppent devant le jaillissement de la vie.

Assise et trente servants : partir fut ardu, prenant, stressant…
Mais rentrer est difficile.

Que dire de la joie qui fut, qui est encore, vôtre ?
Comment pointer ces moments de légèreté où l’univers entier semble chanter à l’unisson de cœurs aussi jeunes que joyeux de la fraîcheur de l’Evangile ?
Comment choisir un moment parmi tous ceux, grands comme petits, partagés ?

Je ne peux qu’en sourire, je ne peux que me souvenir, je ne peux que fredonner. Et puis….

Que narrer quand certains qui vous sont proches ne voient dans vos engagements ecclésiaux qu’un joujou, qu’un hochet divertissant ? Et qu’un sourire devient provocateur dans un entourage où règne le mal-être ? Oui, rentrer devient bien difficile…

Mais saint François est le saint de la joie, celui de l’apesanteur qui prend toutes les libertés, qui abolit les distances et nos limites trop humaines, osant l’audace qui, à son tour, libère en nos cœurs le principe de la louange.

Alors, sur ses traces, rentrer peut devenir sourire.
Alors, sur ses traces, rentrer peut nous apprendre à offrir notre regard, à le laisser se transformer pour qu’il devienne Celui du Christ,

Alors, sur ses traces, chanter Alléluia
Dans la pauvreté et la simplicité de la joie.

samedi, mars 20 2010

Une histoire de marche

 

Et se rappeler que le Carême est une marche.

Avancer d’un pas.

Sourire.

Prier.

  

Yahvé, je n’ai pas le cœur fier,

ni le regard hautain.

Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs

Ni de prodiges qui me dépassent.

 

Non, je tiens mon âme en paix et silence ;

Comme un petit enfant contre sa mère,

Comme un petit enfant, telle est mon âme en moi.

 

Mets ton espoir, Israël, en Yahvé,

Dès maintenant et à jamais !

 

Ps. 131 (traduction de la Bible de Jérusalem)

 

samedi, février 13 2010

Duc in altum ?

 

Il paraît que, dans la vie spirituelle, il faut savoir se jeter à l’eau. Soit.

Mais certains jours, la descente, pourtant extérieurement facilitée, s’annonce périlleuse… vous ne trouvez pas ? ;-)

 

lundi, janvier 25 2010

Au soir, flambée furtive dans nos coeurs


Reste avec nous Seigneur Jésus

Toi le pèlerin d’Emmaüs ;

Présence intime dans la nuit,

Ressuscité, Tu nous conduis.

 

Prenant le pain, Tu l’as rompu,

Alors nos yeux t’ont reconnu,

Flambée furtive dans nos cœurs,

D’un feu de joie, du vrai bonheur.

 

Le temps est court, nos jours s’en vont,

Mais Tu prépares la maison.

Tu donnes un sens à nos désirs,

À nos labeurs, un avenir.

 

Toi le premier des pèlerins,

L’étoile du dernier matin ;

Réveille en nous par ton Amour,

L’immense espoir de ton retour.

 

CFC (f. Pierre-Yves)

 

lundi, décembre 21 2009

Achat du jour


Au milieu des emplettes de Noël, et parce que j'ai envie (très curieusement n'est-ce pas) de leur faire un peu de pub



Un dimanche à Saint Benoît-sur-Loire, par le chœur des moines de l'abbaye de Fleury

Toujours ce subtil et savant mélange de grégorien et de compositions contemporaines, de latin et de français, de voix nues et d'orgue...

Toutes ces voix, graves et douces à la fois, dont qui connaît la communauté sait retrouver chacune des tonalités propres, s'élevant d'un seul cœur dans les splendides voûtes de la basilique : simplement magnifique (pour ne pas dire envoûtant, l'on m'accuserait encore de faire un mauvais jeu de mots) !

Zabou, enchantée de son achat

samedi, novembre 7 2009

Per crucem, gaudium !

Croix à Taizé

          Cela semblera curieux aux habitués de Taizé mais voilà un geste que je n’y avais jamais posé : celui de la vénération de la Croix.


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dimanche, octobre 18 2009

Camino 2009 - jour 1 : LAUDATE !

Pour commencer nos petites caminoteries de l'année, le jour du départ !

Bénissez !

 

Extrait du 14 septembre 2009

Etape : Pons - Mirambeau 

Une borne et quelques bornes

   

                « 1 jour de marche, du beau temps, du vent, pas trop (quasiment pas en fait) de douleurs, donc tout va !

 

                Ce jour, Croix glorieuse, je trouve que c’est un excellent jour pour commencer le Camino car… n’est-ce pas, un peu (oh, un tout petit peu d'un petit peu) ce que nous expérimentons dessus, nous aussi ?

 

Ce matin, ai prié les Laudes tout en marchant. Il y avait le Cantique des 3 enfants, celui où toute la Création loue le Seigneur. D’habitude, oui, c’est beau, mais un peu « litanique »-gonflant. Là, le prier en pleine nature lui fait prendre une autre dimension : c’est la Création tout entière qui, au réveil, loue son Seigneur pour ses merveilles. Dimension cosmique rappel d’une cosmogonie. Ce sont là tous les sens qui louent le Seigneur, en humant l’air du vent, en admirant de tous ses yeux, en écoutant le silence des champs, au rythme lent de la marche.

Bref, peut-être étaient-ce là de "vraies" Laudes, enfin ? Dans toute leur plénitude ? Ou, plutôt, un avant-goût de celles-ci qui me disent : "En route" ? »


Parfois, le chemin est droit mais souvent pas

mardi, avril 28 2009

Je Te cherche

 
Il y a des textes dont la relecture ne ternit pas, jamais, l'incroyable fraîcheur. Parce qu'ils sont vrais, parce qu'ils parlent au-delà -bien au-delà !- de nos yeux, de nos oreilles, de notre intelligence même... mais bien à ce truc bizarre qu'on a au fond de soi, un coeur, ce bidule dont on ne comprend pas toujours le fonctionnement mais qui bat fort, poum-tac, poum-tac sans cesse, si fort.
 
 
Je te cherche en toute chose, ô mon Dieu.
Je sais que tu n'es rien de ce qui est ;
mais tout ce qui est me parle de toi.
 
C'est ta face, ô mon Dieu, que je cherche
Dans les visages façonnés à ton image
et jusqu'au fond de moi qui suis ta ressemblance.
 
C'est ta voix, ô mon Dieu, que je cherche,
Quand je prête l'oreille à ce qui parle en moi
et qui me dit d'aller au désert sans parole.
 
C'est ta grâce, ô mon Dieu, que je cherche,
même à travers tant de péchés inévités,
quand le coeur se déplie au geste du pardon.
 
C'est ton jour, ô mon Dieu, que je cherche,
en marchant sous ta nuit porteuse de lumière,
en aceptant ma mort pour accepter de naître.
 
C'est ta joie, ô mon Dieu, que je cherche,
quand j'ose consentir à la vie que tu donnes,
quand je me laisse aimer comme ton propre Fils.
 
C'est ta paix, ô mon Dieu, que je cherche,
La paix que tu es seul à pouvoir mettre au monde,
Toi qui es avec nous au plus fort du combat.
 
C'est toi-même, ô mon Dieu, que je cherche,
En tout ce que tu fais exister par amour,
En tout ce qui arrive et par quoi tu nous viens.
 
C'est ta gloire, ô mon Dieu, que je cherche !
Fais-moi porter du fruit dans le corps de ton Verbe,
et demeurer en Lui au rang de serviteur.
 
Je te cherche en tout chose.
 
Didier Rimaud, s.j.
 

mercredi, février 18 2009

Fuit

Donc  il fut un jour d’espoir,

Où Rien ne peut trahir l’Enthousiasme.

Porté par un je ne sais quoi dans l’air.

Le sourire aux lèvres, la blessure au cœur

Le regard interrogateur, les yeux instinctivement levés.

Cur ? Quid ?

Du café, des larmes, des rires, des cernes : aimer.

Et à l’horizon lointain, indiscernable mais bien présente,

Une seule certitude : l’Espérance.

 

jeudi, février 12 2009

Misere mei

 
Kai psalmô.
 
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
Selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-toi tout entier de ma faute,
Purifie-moi de mon offense.
 
Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
Dans le secret, tu m'apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l'hysope et je serai pur ;
Lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.
 
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
Renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
Ne me reprends pas ton esprit saint.
 
Rends-moi la joie d'être sauvé ;
Que l'esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ;
Vers toi reviendront les égarés.
 
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
Et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvre,
Et ma bouche annoncera ta louange.
 
(extraits ps. 50 - traduction liturgique)
 
 

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