Zabou the terrible

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Mot-clé - je veux chanter jouer des hymnes

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dimanche, septembre 3 2017

Comme une invitation d’invitatoire

 

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Normalement, le premier office de la journée commence par le psaume invitatoire, le ps. 94. Je dis bien « normalement » : dans les faits, c’est quelque chose que j’ai toujours eu du mal à mettre en place.

 

Lors de mon pèlerinage biblique en Terre Sainte, tous les jours s’ouvraient par ce psaume lors de notre prière matinale juste avant le petit-déjeuner. Et pourtant, il ne s’agissait pas d’un office liturgique… alors pourquoi ce psaume repris sempiternellement et sans variation ?

 

J’ai mis quelques matinées à en comprendre la pédagogie. Pour nous qui faisions une session de « Bible sur le Terrain », quoi de plus naturel que de prier notamment avec ces versets : « Aujourd’hui, écouterez-vous sa Parole ? ‘Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi’ ». C’était là l’enjeu de notre pèlerinage.

 

Mais finalement, n’est-ce pas plus largement l’enjeu de notre vie chrétienne, chaque jour, chaque matin : aujourd’hui, écouterons-nous Sa Parole ?

 

Aujourd’hui, écouterons-nous le texte biblique dans la prière mais aussi ce qu’Il nous dit à travers nos frères et à travers les événements ? Aujourd’hui, écouterons-nous à fond, et non en surface, jusqu’à nous laisser changer et convertir ?

 

Alors j’ai découvert combien ils étaient beaux ces mots et combien il était bon de prier ce psaume dès le matin ! L’invitatoire ou une invitation à l’orientation entière de notre journée vers l’écoute profonde, nous ouvrant aussi dès les premiers versets à l’action de grâce qui en résulte.

 

« Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre Salut !

Allons jusqu’à Lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête, acclamons-Le ! »

 

dimanche, avril 24 2016

Le syndicat de la contemplation ou la marche comme une manière d'habiter le temps autrement

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Cette première semaine de vacances, je suis partie poursuivre la via Francigena durant trois jours. Voici un écrit "à chaud" lors de mon retour dans le métro :  

 

Dans le métro, être saisie face au spectacle des gens, tristes pour la plupart, qui courent au rythme effréné du « métro-boulot-dodo »… Dieu est là aussi, j'en suis sûre et certaine. Dieu est là avec chacun d'entre eux. 

Mais qu’il est bon aussi d’apprendre à faire un détour pour regarder une fleur qui naît et grandit en ce beau printemps !

La marche, c’est le contretemps de la cadence infernale, c’est se donner du temps, c’est s’offrir du temps pour être mieux présente. C’est prendre le temps de se sentir pleinement humaine : petite et grande dans la Création, pas un simple rouage d’une entreprise mais bien enfant bien-aimée du père, Le louant dans la splendeur de Son œuvre qui est donnée.

Marcher, c’est se rappeler plus intensément que tout est grâce. Marcher, c’est un temps de gratuité… j’aimerais que chacun puisse avoir la joie de bénéficier de moments comme ceux-là pour être plus humains dans une société qui a tendance à broyer les êtres dans un utilitarisme forcené. C’est peut-être mon seul côté « syndicaliste » de prof : je suis foncièrement une syndicaliste de la contemplation… Réapprendre le cadeau de la gratuité de la vie, et respirer, et souffler, et vivre à pleins poumons. Et rendre grâce. 

mardi, avril 7 2015

Pâques 2015

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Marc Chagall, Résurrection 

 

Quand les mots sont trop petits, 

Laisser simplement la joie grandir, 

Grandir jusqu'à chanter en son coeur, 

Comme une sève circulant à flots, 

Comme une sève plus puissante, bien plus puissante que toute mort. 

 

Bonne fête de Pâques à tous mes lecteurs : Il est ressuscité, Il est vraiment ressuscité, alléluia ! 

samedi, novembre 1 2014

Ô mon Dieu, comment saurais-je Te louer ?

 

Ce matin, prière de l’office avec un prêtre de ma paroisse. Vu l’hymne proposée – Qui donc est Dieu - s’ouvre une mini-querelle : « j’aime cette hymne ! » versus, de mon côté, je l’avoue « ah nan, pour moi, c’est le summum du pire de la détestation de tout le bréviaire ! » (Certes, j’ai l’hyperbole facile). D’un commun accord, nous avons choisi une autre hymne qui nous plaisait à tous les deux et avons pris le temps de nous dire après avoir prié pourquoi nous aimions ou détestions cette hymne. Cela s’est conclu par un « eh bien, tu n’as qu’à la réécrire avec tes mots et à ta façon ! ».

 

Dont acte… même si l’exercice en conservant les thèmes n’est pas si facile, et cela même sans chercher à respecter les contraintes rythmiques ! 

 

 

 

 

Ô mon Dieu, qui donc es-Tu pour pousser Ton abaissement jusqu’à T’offrir entre nos mains incertaines ?

Ô mon Dieu, qui donc es-Tu pour pleurer sur nos fautes avec cette infinie tendresse ?

 

R/ Comment saurais-je Te louer, Seigneur, quand Ton Amour excède mes mots ?

 

Ô mon Dieu, comment Te dire, Toi dont la mort nous ouvre la vie ?

Ô mon Dieu, comment Te dire, Toi qui nous accueilles toujours avec joie tel le père du fils prodigue et nous offres tout ?

 

Ô mon Dieu, par quels mots Te prier, Toi qui nous offres Ton Fils ?

Ô mon Dieu, par quels mots Te prier, Toi qui veux aussi nous donner comme mère celle que Tu choisis pour Ton fils ?

 

Ô mon Dieu, quelle folie d’être Pain de vie offert à chaque eucharistie !

Ô mon Dieu, quelle folie que d’appeler nos corps en Ta gloire !

 

Ô mon Dieu... même ce dernier mot ne suffit pas :

Comment Te dire ? Comment Te prier ? Comment Te louer ? Donne-moi de Te connaître chaque jour davantage…

Donne-moi d’être Ton enfant, Toi qui as voulu faire de moi un fils à Ton image.

 

jeudi, avril 10 2014

D’émois de Toi

 

A chaque fois, quand je prends une douche là-bas, je me rappelle des copains, d’une retraite ensemble et de ce délire-là d’imaginer, à chaque fois, les moines en train de suer à la tâche et de nous maudire quand nous avions besoin d’eau chaude ;

A chaque fois que je prends une douche là-bas, je pense à cela et j’explose de rire toute seule sous la douche.

 

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lundi, avril 7 2014

Le Carême, c'est comme... #8

 

Le Carême, c’est comme…

 

… l’hymne de Sexte du Carême !

 

 

Comme le feu calcine

L’arbre mort jusqu’aux racines,

Quand le péché nous domine,

Esprit de Dieu, purifie-nous.

 

Hymne de Sexte du Carême,

Hymne qui me traîne en tête et au cœur depuis le mercredi des Cendres,

Hymne que mon voisin a sans doute marre de m’entendre chantonner.

Hymne qui parle de brûler,

Hymne qui parle de calciner nos péchés,

Hymne qui nous parle d’alors ensuite rayonner,

Hymne qui nous parle d’un cœur enflammé,

Il suffit de le Lui demander…

 

Le Carême, un temps pour dire au Seigneur, humblement : s'il te plaît, viens tout cramer, viens tout embraser !

Même tout ce péché tout moche : n’aie crainte, ça permet d’alimenter cette flamme vers moi !

Et que ça brûle bien, parce que cela ne doit pas s’éteindre, un feu de joie !

 

samedi, octobre 19 2013

Durant une semaine mais pour que ce soit pour la vie


"Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de coeur" (Matt. 11, 29) 


vendredi, septembre 27 2013

Déplacement au soleil caché


Parfois, le temps est tout gris à répétition. 

On a beau être certain du soleil, juste caché derrière, 

On a beau trouver toujours aussi belle la vie, 

Cela pèse quelque peu de voir le monde coloré par ces teintes grisâtres. 


Et puis, parfois, il suffit de s'éloigner de quelques centaines de mètres : le temps de se déplacer et de voir les nuages faire de même.  

Alors pointe le soleil ici et là, 

Et on fait plus qu'y croire alors, à ce soleil caché,  

On en sourit ! 

Et l'on revoit, ne serait-ce que par endroits et pour un moment le monde en tout lumineux. 


On repart avec des yeux plus apprivoisés à la lumière ensoleillée, 

Voulant la chercher et la trouver partout. 


Toute analogie avec Vous-savez-Qui-même-qu'Il-s'appelle-Lui-même-parfois-Je-Suis n'est pas tout à fait fortuite. 



lundi, juin 3 2013

Jeunes et vieux



C’était il y a quinze jours, sept prêtres célébraient une messe de semaine.

Sept prêtres ordonnés la même année, il n’y a pas loin de cinquante ans,

Il y en avait un d’un peu bancal ; d’autres aux allures hésitantes,

Mais, à célébrer ensemble, dans leur âge diversement vécu,

Quand ils levèrent ensemble l’hostie, Vie de leur vie :

Qu’ils étaient beaux à voir !

 

Eux, je les vois souvent arriver à la dérobée, un peu en retard,

Ensemble, cela fait des années qu’ils y sont,

Engagés dans l’Eglise et l’église, ensemble encore,

Souvent, je remarque entre eux de tout petits signes de tendresse,

Et une qualité unique d’attention,

Qui me font sourire aux anges :

Eux aussi ils sont beaux !

 

Elle, de ma propre famille, elle totalise plus de 70 ans donnés à son Seigneur,

Je ne la vois pas souvent et puis, elle parle peu de Lui,

Sauf en quelques phrases qui font mouche…

Comme si sa tâche était de continuer,

Dans l’immense faiblesse du très grand âge,

A transmettre quelques clins-Dieu, égrenés :

Ô Beauté si ancienne et si nouvelle !

 

Bien des fois, je contemple les plus âgés,

Quel que soit leur « état » de vie, choisi ou pas vraiment,

Je cherche à deviner leur vie, leur joie, dans leurs regards,

J’apprends, à discuter avec eux quand je les croise, à lire le sens de leurs rides creusées par le temps,

J’apprends à les regarder autrement,

J’apprends beaucoup et vraiment d’eux, tout simplement.

 

On admire souvent l’élan de la jeunesse, les grands idéaux,

C’est grand et il y faut certainement autant de fougue que de folie consenties ;

Mais, souvent, je m’arrête pour contempler l’allant de l’âge avancé,

Pour ce qu’il vient, malgré les ravins, les gros et petits soucis, 

Me murmurer de poids solide et de fidélité,

Qui se font élans pour aider les plus jeunes à marcher.

 

Bien souvent, je me dis que j’aimerais mieux savoir leur dire merci.

 

jeudi, mai 10 2012

Si, toi aussi, ta vie quotidienne ne te semble pas tous les jours franchement méga poétique

 

 

 

De passage par ici, mes yeux s’arrêtèrent bien sûr – esprit de contradiction oblige – par là ;

Sur un calendrier délicatement posé en chevalet à la page du jour, on pouvait lire une simple phrase attribuée à Rilke :

 

« Si ta vie quotidienne te paraît pauvre, ne l’accuse pas, accuse-toi plutôt.

Dis-toi que tu n’es pas assez poète pour en convoquer les richesses. » …

 

Si ta vie quotidienne te paraît pauvre,

Et que tu peines, et que tu râles devant la feuille souvent grisâtre de la vie,

Demande Lui d’en convoquer toutes les richesses !

 

Si ta vie quotidienne te paraît pauvre,

Demande Lui de te faire prophète de Sa Beauté inaltérable,

De te faire poète de Sa grâce !

 

Demande Lui l’émerveillement pour, en tout, Le chercher,

Et, en étincelles cachées autant qu’en rayons éblouissants, L’admirer.

Demande Lui Ses mains pour agir,

Et pour, là où tu te trouves, ainsi L’écrire. 

 

Si ta vie quotidienne te paraît grise

Et que le monde semble crouler

Sous des malheurs bien trop grands

Pour tes pauvres petits moyens de petit poucet rêveur,

Demande Lui Ses yeux pour l’admirer ;

Demande Lui Son cœur, pour l’aimer ;

 

Tu l’enrichiras alors, ta pauvre vie quotidienne, 

Par toute ta pauvreté, donnée.

 

lundi, mars 19 2012

Germe alléluiatique

 

 

St Joseph en Carême...

Fête de St Joseph et cette curiosité du bréviaire, cet alléluia entre parenthèses.

 

Je l'ai dit, je le redirai : ne pas chanter Alléluia en carême1, c’est pour moi quelque chose de difficile. Le matin, quand je prends ma douche2, je fredonne souvent.

Et, pas de chance pour moi, c’est souvent sur un Alléluia que ça tombe. Donc, oui, c’est difficile pour moi de ne pas le chanter, cet Alléluia3.

 

Bien sûr, lire « Alléluia »4, même entre parenthèses, ça m’a fait sourire.

Mais ça m’a fait réfléchir aussi.

 

Ne pas le dire, ne pas le chanter, ça ne veut pas dire qu’on l’ait totalement supprimé.

Il est là, entre parenthèses, là, bien présent – et heureusement, le Carême, ce n’est certainement pas arrêter d’un coup toute louange, toute joie ! – ,

Mais il est caché, comme en germe.

 

Et le carême, c’est peut-être justement d’aider à le faire grandir ainsi, caché au plus profond de nous, jusqu’à l’explosion de la joie pascale. 

 



[1] C’est d’ailleurs bien pour ça que je l’écris ! Non, mais franchement, vous croyiez vraiment que j’écrivais ce billet pour une autre raison, hein ? ;-)

[2] Oui, oui, c’est l’heure des révélations ce billet !

[3] Vous noterez que j’ai réussi à utiliser le mot encore une fois ! Et que vous ne vous êtes rendus compte de rien, chers lecteurs, n’est-ce pas ?

[4] Ibid. 

mardi, décembre 20 2011

Qui loue en tout ? Ut in omnibus...


 

(vu en la cathédrale de Saint-Malo)

 

Version moderne du « ravi » de nos crèches ?

Optimisme béat new age ?

 

Nécessaire conversion du « qui loue tout » à « qui loue en tout », oui…

 

Mais nouvel instrument de louange au service de nos églises et surtout de nous-mêmes ?

 

Car rappel, même dans le numéro « indigo » de l’Avent,

que la Joie, bien que don, peut être tâcheronne

mais qu’elle est tellement, tellement porteuse.

 

dimanche, septembre 18 2011

Sur le Camino 2011 : Dax → Sorde l’Abbaye

 

D’après mes griffonnages du 5 septembre 2011

 

Ouvrir l’Evangile selon St Jean.

Lire « Au commencement » et sourire…

 

 

 

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jeudi, juillet 28 2011

Reprendre bon pied bon œil

 


Sais-tu marcher ?

Je ne te dis pas marcher simplement, poser un pied devant l’autre, ni même recommencer mais marcher devant soi, loin, un peu plus loin, encore plus loin…

 

Marcher parce qu’on le souhaite,

Marcher sans vraie raison,

Marcher en respirant vraiment,  

Marcher en admirant,

Marcher en priant.

 

Seule dans la nature mayennaise,

Pas scandé par le rythme des ave, donné par le dizainier qui tourne doucement, comme pour orienter le sens profond de la marche en son commencement.

 

Marcher : prière du regard, de l’odorat, de l’ouïe…

Marcher, c’est vraiment prier avec tout son corps,

C’est se replacer dans la Création, en son cœur, à sa juste place, ni plus, ni moins ;

Et prier les heures avec le jour qui avance, c’est se replacer dans l’Eglise, en son cœur, en sa communion de priants. 

 

Marcher ainsi au terme d’une année, c’est aussi prendre le temps du recul par rapport aux moments où nous avons failli vaciller, par rapport à toutes les difficultés rencontrées, par rapport à toutes nos peurs pour l’avenir.

Marcher pour mieux ajuster, marcher pour vraiment reprendre pied.

 

Marcher, c’est également reprendre le goût du vrai voyage,

De celui qui n’est pas pays si lointain mais plutôt terre toute proche ;

Découverte un peu plus vraie de cette fabuleuse terra incognita que nous sommes, dans nos limites physiques avec en même temps un appel à nous surpasser : à lutter quand vient l’envie d’abandonner, à nous élever.

 

Et puis, découverte toujours plus de cet Autre plus intime à nous que nous... 

En sourire en contemplant la nature resplendissante,

A en chantonner avec un tel sourire aux lèvres qu’une rare voiture croisée vous demande ce que vous faites !

Et, pas si curieusement que cela, avoir dans la tête en arrivant à bon port cette hymne de st François : Laudato si, o mi signore…

 

abbaye N.-D. de Port du Salut à Entrammes

lundi, juin 20 2011

Quand un week-end s'écrit en actions de grâce

  

Samedi matin, 10h. Dans une cathédrale bien petite mais dans une cathédrale toute remplie, deux hommes s’avancent pour recevoir le sacrement de l’Ordre, l’un comme diacre, l’autre comme prêtre. Grandeur du sacrement qui les « configure » au Christ serviteur et au Christ pasteur, dans toute leur humanité. Et c’est l’Eglise entière qui est en liesse !  

 

 

Samedi soir, 18h. Mon église paroissiale est plus dépeuplée en ce mois de juin riche en fêtes familiales mais, à 18h, c’est toujours fête car Dieu se rend présent pour nous dans l’Eucharistie. Puis, pendant celle-ci, deux jeunes que je connais bien, deux jeunes partant aux JMJ dans mon groupe vont recevoir un autre sacrement, souvent méconnu : le Sacrement des Malades. L’un d’eux est mon frère. Force du Christ qui rejoint dans les faiblesses !

 

 

Dimanche matin, 10h30 : c’est à nouveau la messe, c’est à nouveau Dieu qui est sacramentellement présent. Mais cette fois, ce sont 40 jeunes de la paroisse qui vont Le recevoir pour la toute 1ère fois. Petites mains tendues pour recevoir Celui qui est la vie ; petites personnes chahutant devenues subitement calmes… En les embrassant d’un regard, on voit des yeux pétillants, des sourires, une paix qui ne vient pas d’eux-mêmes. Et c’est beau !

 

 

Dimanche, 17h00 : Il ne s’agit pas cette fois de sacrement. Il s’agit des engagements des « novices » du groupe des servants d’autel, des plus petits, après une année de service, face au groupe, face à Dieu. Dire « je », dire « je m’engage », et en même temps proclamer que, sans Lui, on ne peut rien faire… « Donne-moi d’être un bon serviteur » : alors être béni par l’aumônier pour qu’Il donne de Le servir longtemps et avec joie dans l’Eucharistie.

 

 

Quatre occasions où Dieu se donne à des humains, malgré toutes leurs limites, gratuitement, par Amour.

Quatre actes de Foi, quatre occasions où des humains s’avancent librement pour recevoir le don divin, s’avançant sans connaître l’avenir mais marchant quand même, sûrs d’un Amour qui les dépasse.

Quatre occasions de rendre grâce, de tout cœur.

·     

mercredi, juin 15 2011

Psalm d'exam'

 

Apprendre, dis-tu ?

Apprendre toujours plus,

Ou peut-être apprendre toujours mieux ?

Lire, relire, ingurgiter ;

Oublier, stresser, devoir restituer ;

Se sentir, souvent, tellement souvent, ignorant…


 Mais il est pourtant un savoir exponentiel,

Une Sagesse qui dépasse tous les âges,

Qui transcende nos actualités brûlantes et toutes nos modes :

« Savoir prodigieux qui me dépasse,

Hauteur que je ne puis atteindre » ! 


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jeudi, mai 19 2011

L’Evangélisation, la conversion, c’est une histoire de cercles pas fermés

 

J’ai une fâcheuse tendance à aimer parler si mal de Dieu, de ma foi si petite, de ce qu’un catholique vit… et qui fait sa joie ! Je ne fais même pas spécialement exprès… Mais quand je rentre d’un bel événement, quand je sors d’une chouette célébration, quand je viens de me prendre un bon gros temps d’oraison, cette fameuse prière en silence qui se passe dans les profondeurs, ça explose malgré moi, et j’en cause, tout sourire, parfois même tout émue.

 

J’y songe parce qu’une copine me disait récemment, après un de ces moments d’allégresse de ma part – 5 baptêmes, pensez donc ! –, « je viendrais bien à une messe un de ces jours… mais ne crois pas que tu vas me convertir ! ». Cela m’a fait sourire intérieurement car je me suis immédiatement imaginée à la manière de ces infatigables prêcheurs de l’Evangile du Moyen Âge, à la manière d’un religieux aussi plein de foi que de douce folie, hurlant, clamant la Bonne Nouvelle sur les grands chemins… Puis, soudain, bien pire, dans une peau inquisitoriale, forçant les gens à la conversion, non… NON, brr ! Non : j’ai un trop grand respect de la liberté des gens… puis en plus, pour moi, cette liberté, elle vient de Dieu himself ! Qui serais-je pour forcer quelqu’un à se convertir ?

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samedi, janvier 1 2011

2011, dans Ta joie et dans Ta lumière

   

Parce qu’il m’est impossible cette année de faire un classique bilan sans toucher à du trop personnel, mais que 2010, sans être exempte de difficultés et d'opacités fut si grandissante, si riche, si lumineuse ! C'est pourquoi tout simplement, en ce premier jour de l’année, je vous propose de prier avec moi par cette hymne, en action de grâce pour l’année écoulée.

 

Bonne année donc ! Avec et pour vous tous, amis lecteurs, habitués ou de passage aujourd’hui au gré des liens, avec une petite dédicace spéciale pour mon lecteur eudiste à qui je sais cette hymne particulièrement chère :

 

A toi, Dieu, notre louange !

Nous t’acclamons : tu es Seigneur !

A toi, Père éternel,

L’hymne de l’univers.

 

Devant toi se prosternent les archanges,

Les anges et les esprits des ceux ;

Ils te rendent grâce ;

Ils adorent et ils chantent :

 

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,

Dieu de l’univers ;

Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

 

C’est toi que les Apôtres glorifient,

Toi que proclament les prophètes,

Toi dont témoignent les martyrs ;

C’est toi que par le monde entier

L’Eglise annonce et reconnaît.

 

Dieu, nous t’adorons :

Père infiniment saint,

Fils éternel et bien-aimé,

Esprit de puissance et de paix.

 

Christ, le Fils du Dieu vivant,

Le Seigneur de la gloire,

Tu n’as pas craint de prendre chair

Dans le corps d’une vierge

Pour libérer l’humanité captive.

 

Par ta victoire sur la mort,

Tu as ouvert à tout croyant

Les portes du Royaume ;

Tu règnes à la droite du Père ;

Tu viendras pour le jugement.

 

Montre-toi le défenseur et l’ami

Des hommes sauvés par ton sang :

Prends-les avec tous les saints

Dans ta joie et dans ta lumière.

 

mardi, novembre 30 2010

Bon avent-terre

La neige déjà nimbe le sol,

Le froid transit les corps,

Les respirations embuent les vitres :

Tout devient lent et entre à pas de velours dans ce vaste silence de l’hiver.

 

Là où le murmure s’atténue aux contours floconneux,

Les âmes apprennent à laisser sourdre leur désir.

 

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vendredi, octobre 15 2010

En service extraordinaire

« … Reçois le corps du Christ et que Dieu te bénisse…. »

 

Je tendis mes mains et reçus cette patène pleine d’hosties consacrées. Dépassée. Emerveillée. Rendant grâce pour le Pain de Vie que je venais de recevoir et préparant mon cœur à le transmettre à mon tour. Tête légèrement inclinée, écoutant dans mon cœur les paroles de bénédiction et d’envoi du prêtre pour cette mission à nulle autre pareille.

 

Ministre extraordinaire : on n’est rien, on ne fait que passer, que donner. Que transmettre ce que Dieu a d’abord donné, ce que d’autres mains ont consacré et ce que d’autres encore vont recevoir.

 

Moments aussi rares que fabuleux. Non parce que l’on se trouverait ainsi mis en avant, mais au contraire parce que l’on est alors pleinement dépassé par ce que l’on fait.

 

Quand on donne la communion, on est à la fois pleinement là et en même temps, plus tout à fait, tellement il y a à s’effacer derrière le sacrement, derrière Dieu qui vient se rendre présent et se donner ainsi à chacun. Rencontre personnelle, profonde, unique, dans laquelle nous n’avons pas à interposer notre présence humaine et ses interférences : c’est au Patron et à lui seul de faire tout le travail. Ministre, cela veut simplement dire serviteur.

 

Ce qui compte alors, ce n’est pas ma voix disant « le corps du Christ », ou bien mon pouce traçant une légère croix sur le front des enfants, ou même encore mes deux doigts tenant l’hostie, mais bien le Corps du Christ qui est là dans nos mains respectives. Présent.

 

Dans mon cœur, un curieux mélange de sentiments. Tant d’indignité que de dignité : indigne de le porter par mes propres et piètres mérites, rendue digne par cette humanité qu’Il n’a pas craint de venir partager. C’est peut-être pour cela que je sens rarement la fraternité portée à une telle incandescence qu’à ces moments-là : j’en reste émerveillée.

 

Et j’admire les visages et les mains de ceux qui s’avancent…

Le cœur priant, le cœur en action de grâce.

 

« … pour Le porter chaque jour avec amour jusqu’aux extrémités de la terre ».

Amen.

 

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