Zabou the terrible

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vendredi, mars 27 2015

Le Carême, c'est comme (2015#3)

Le Carême, c'est comme.. 

... c'est comme apprendre à quitter nos "Dieu, Il est ceci, comme cela, etc.", 

c'est comme apprendre à quitter nos discours trop emplis d'arguties, pour entrer dans la plénitude d'une relation, 

c'est comme quitter les "Il", pour ne garder que les pronoms de la 1ère et de la 2ème personne, amoureusement. 

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mardi, mars 24 2015

Le Carême, c'est comme (2015#2)

 

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Le Carême, c'est comme apprendre à mieux distinguer le ciel, à travers tous les contrastes de nos existences. 

 

mardi, mars 10 2015

Lol est aussi un palindrome

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J’avais lu la critique – et des extraits hilarants - il y a peu de Lol est aussi un palindrome et puis l’auteur, M. Levesque, fut l’une de mes chargées de TD à la fac qui maniait si bien l’art de l’humour mordant alors, de manière tout à fait corporate, j’en ai évidemment fait l’acquisition !

 

Sous-titré « Journal d’une prof au bord de la crise [de rire] », l’auteur compile sous forme de journal de bord les meilleurs répliques de ses élèves.  

 

Que dire si ce n’est… que c’est parfaitement vrai, que cela sonne tout à fait juste, particulièrement pour qui enseigne en ZEP ? A contre-courant des défaitismes et des découragements qu’on croise trop souvent sur la toile, l’auteur croque un monde où, s’il arrive de passer de sales quarts d’heure, l’humour prend toute sa place dans un juste enseignement !

 

Enseignant en collège, je ne peux l’expérimenter au même degré de répartie mais il est bien rare qu’une journée n’offre pas sa dose de sourire… au sein même du désespoir du « on estime que tout prof de français consacre au moins un quart de sa vie à lutter contre la confusion entre l’auteur et le narrateur » (note de la page 19), lutte qui commence dès la 6ème.

 

Bref, que vous soyez prof ou pas, en ZEP ou pas, si vous voulez vous offrir quelques dizaines de minutes de franche rigolade ainsi qu’un regard apaisé et apaisant sur ces jeunes des banlieues et les personnes un peu folles qui leur enseignent, courez le lire !

 

 

lundi, mars 9 2015

L’Explicite de l’Implicite et l’Implicite de l’Explicite

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Toujours ces questions quand on évolue en « milieu non catho » :

Ces questions non pas forcément qui te viennent directement des autres, ces questions que les autres font naître à l’intérieur de toi, ma foi… ma foi : 

Que dire, que faire ? Ici ? Et là ?

Que dire et que taire ? Ici ? Et là ?

 

Il ne s’agit pas de se planquer façon « je ne suis pas là, vous ne me voyez pas, d’ailleurs je n’existe même pas »

Il ne s’agit pas de se la jouer prédicateur enflammé sur une chaise : ce n’est pas le lieu.

 

Il s’agit d’être chrétien, vraiment, assurément : dans les actes, oui, comme dans les paroles, aussi.

Et c’est peut-être là le moins facile : difficulté de la parole.

Quel espace ? Quelle justesse pour elle ?

 

Il ne s’agit pas d’être un mur,

Il ne s’agit pas d’être un contre témoignage,

Il ne s’agit pas d’arborer une face de carême,

Il ne s’agit pas d’être une caricature de ce que l’autre pense savoir déjà sur le catholicisme,

Il ne s’agit pas de vouloir imposer sa foi aux autres…

Et en même temps, cette foi, elle est intrinsèque à ma personne, indissociable de moi-même ;

Je crois que c’est un peu comme mon propre cœur : si on me l’arrachait, je crois que j’en mourrais.

 

Alors, ce n’est pas si facile… car, quand on a rencontré le Christ, on est habité par une grande joie, aussi immense qu’intime, aussi personnelle qu’à dimension universelle.

Et on se sent loin, très loin de tous les conflits de « laïcité à la française »… on s’en ficherait en réalité si nous n’étions pas plongés dedans au quotidien.  

En fait, on est chrétien, tout simplement et très profondément.

 

Je me rends compte au fil du temps, avec l’expérience, que je merdouille souvent, très souvent dans mes propos : taisant trop ou a contrario parlant trop.

Parfois, j’avance, un peu, heureusement.

 

Mais toujours je prie :

Parce que, qu’on prenne la voie de l’implicite ou celle de l’explicite pour parler aux autres de ce qui nous anime, de Celui qui nous fait vivre, selon les circonstances, Lui, toujours, Il est toujours là, en contrepoint et en sens ultime.

Il est l’Implicite de notre annonce explicite ;

Comme il est le seul vrai Explicite de tous nos implicites.

 

dimanche, mars 8 2015

Je(u) de regard sous Son regard

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L'onction de Béthanie / Le lavement des pieds  (Rupnik)

 

Regard baissé de celui qui a honte,

Regard dans le vague de l’élève qui rêvasse loin du cours,

Regard étincelant de celui qui a la réponse et qui veut la dire,

Regard pétillant de celui qui a une bonne réplique en stock ou un amour au cœur…

 

Tous ces regards divers, ceux que nous croisons ou offrons chaque jour ; 

Jeux de regards qui nous mettent en relation, avec celui qui est connu, comme celui qui est inconnu,

Regard sensible, regard invisible, regard du cœur…

Ou absence de regard : indifférence ou honte ?

 

Regard, premier rapport au monde :

Qu’est-ce que ou qui est-ce que je regarde ?

Comment est-ce que je regarde ?

 

La semaine dernière, ce fabuleux récit de la transfiguration : « ils ne virent plus que Jésus seul » : regard lumineux sur le Christ ;

Et, cette semaine, voir le Christ chasser les marchands du temple : notre regard… attristé, choqué ?

Et si ce n’était encore qu’une invitation à ne voir plus que Jésus seul plutôt que nos petits intérêts personnels ?

Une invitation à Le regarder Lui, avant tout ?

Lui qui pose sans cesse Son regard sur nous ?

 

Regard du Christ, regard d’amour posé sur nous ;

Regard du priant, levé vers le Christ ;

 

Regard du chrétien : dans le regard d’amour du Christ, longuement contemplé et vécu dans la prière,

Puiser un regard vrai, juste, qui ne se détourne pas, qui ne juge pas, qui n’exclut pas ;

Puiser notre regard dans le Sien, pour regarder le monde, tout le monde ; 

Regarder le monde selon Lui, pour le transfigurer.  

 

mardi, mars 3 2015

L'offrande du mendiant : à l'école de Sa pauvreté

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Ai lu durant les vacances L'Offrande du mendiant : quelques pages, fioretti d'une "communauté nouvelle", la communauté de l'Agneau, rameau descendant du solide tronc des nombreuses fondations de saint Dominique. 

 

Un charisme, une intuition : retrouver et s'enraciner dans la pauvreté et la mendicité des origines. S'ensuivent de beaux récits, tous pleins de la grâce de Dieu qui aime tant à s'écrire en clins-Dieu, à l'aune de Sa Parole, souvent rappelée en épigraphe ou au gré des récits : car la Parole n'est pas ici simple illustration, elle est au contraire vécue, incarnée, dans ces différents récits. 

 

Et pour nous dans le monde "ordinaire", quel intérêt allez-vous me dire ? 

 

Je vous répondrais déjà que se souvenir de la grâce de DIeu agissant dans notre monde, c'est déjà une belle joie et un motif suffisant pour le lire. 

 

Mais sans doute pouvons-nous le lire à plus large vue. Ainsi, pour moi, aimant la marche au long cours, j'y ai redécouvert quelques belles réalités que j'ai pu vivre le long du chemin : notamment cette réalité si grandiose que Dieu pourvoit, que l'inquiétude est de trop, que la confiance seule est essentielle... 

Il ne s'agit pas de jouer au pauvre : il s'agit de savoir ne pas, ne plus être repus, d'apprendre à laisser de la place pour accueillir le don de Dieu chaque jour, "notre pain de ce jour"... En ce sens, c'est aussi un chemin de Carême, c'est aussi un chemin de vie pour chacun. 

 

lundi, mars 2 2015

10 ans ??? 10 ans !!!

 

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2 mars 2005 – 2 mars 2015

10 ans de blogue… qui l’eût cru ?

 

[ton officiel] Je remercie le Seigneur sans qui rien n’aurait été possible…

Et euh, bon, je ne suis pas trop douée pour les discours officiels, je préfère les blagues (pas) drôles et les dialogues amicaux pétillants… [/off]

 

10 ans de blogue,

10 ans de vie,

10 ans à grandir,

10 ans de marche dans tous les sens du terme…

 

Ce fut vraiment bien, dans les hauteurs comme dans les gouffres,

avec vous tous et avec le Seigneur !

 

Comme dix années de vie à regarder, à contempler avec gratitude en priant ce soir… un peu pour vous et avec vous aussi, chers lecteurs, voire, pour certains devenus tels notamment à force de se croiser par ici, chers amis ! :-) 

 

vendredi, février 27 2015

Le Carême, c'est comme.... (2015#1)

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... Retrouver, par la conversion, les couleurs originelles, plus vives, de notre Foi !

(N.B : Non, je n'ai pas d'actions chez Converses mais leurs chaussures m'inspirent irrémédiablement !!!)

samedi, février 21 2015

Lumière intérieure

 

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Et, l’espace de deux jours, retrouver cette fameuse abbaye, ce fameux petit oratoire de l'hôtellerie, cette fameuse communauté…

Se retrouver comme chez soi : coutumes et visages si connus, silence si apprécié ! 

Douceur de l’air et esprit se perdant dans les voûtes romanes avant de revenir se concentrer sur l’essentiel.

 

J’avais oublié qu’en Carême, après la messe comme après les Vêpres, il y a un temps de silence, un grand temps de silence dans la crypte, autour des reliques de saint Benoît.

Silence… Prière…

Rien à voir, rien à entendre.

Juste laisser l’âme s’ouvrir, s’exposer un peu plus à la Parole de Dieu.

 

C’est le but de toute retraite,

C’est le but de tout carême.

Ouvrir, chaque jour un peu plus, notre être à la Rencontre du Seigneur.

 

mercredi, février 18 2015

Comme un trésor inconnu

 

- Bonjour mes sœurs !

Elles sont quatre, chacune portant le poids de l’âge inscrit sur leur visage mais avec de beaux regards clairs, francs et pétillants.

Il faut passer par la buanderie où traîne une table à repasser pour découvrir le trésor pour qui elles ont tout quitté, leur trésor : un petit oratoire soigneusement entretenu, une lampe brillant devant un tabernacle.

Rien d’ostensible, tout d’essentiel.

 

Elles, ce sont les sœurs qui nous ont accueillis pour un soir lors d’une journée de marche impromptue sur la via Francigena entre Clairvaux et Châteauvillain.

Des religieuses ayant un apostolat bien particulier : l’accueil des familles des prisonniers de la centrale d’en face. Car elles ont la particularité d’avoir un curieux voisinage : la magnifique abbaye fondée par saint Bernard, la terrible prison qui y existe depuis plus de deux siècles.

En face, il y a des murs et des hommes ayant commis des actes atroces.

Chez elles, il y a des familles, les familles de ces hommes, rudement touchées… alors qu’on y pense si peu.

 

Elles, ce sont les sœurs qui ont raconté à deux petits pèlerins chrétiens des anecdotes de vie pleines d’humanité.

Elles, ce sont les sœurs qui ont partagé avec simplicité ce qu’elles côtoient, chaque jour : horreur, détresse et espérance.

Elles, ce sont des sœurs qui nous ont touchés par ce que leurs actes et leurs vies disent de la grâce de Dieu :

Rien d’ostensible, tout d’essentiel.

 

C’est en partageant avec elles le repas, le pain et puis la prière, surtout la prière, en frère et sœur du jour, bréviaires en main et croix autour du cou, aux Complies puis aux Laudes, que nous pouvions reconnaître leur trésor, ce – ou plutôt Celui - qui fait la force et l’unité de leur vie.

 

Sur leur tabernacle, il y avait écrit : Ecce agnus Dei.  

Dans leur tabernacle, Lui. 

Comme pour Le reconnaître, en tous ;

Comme pour Le désigner, à tous.

 

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Icône de leur salle à manger

 

samedi, février 14 2015

Les Ignorants, récit d’une initiation croisée

 

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En ce début de vacances, quelques mots sur une autre B.D. lue récemment : Les Ignorants, récit d’une initiation croisée par Étienne Davodeau.

 

Là encore, l’histoire est simple : d’un côté, le monde de l'auteur, celui de la bande dessinée ; de l’autre celui du vin… « artisanal », d’un amoureux de la vigne. Étienne et Richard se rencontrent, rencontrent leurs vies, leurs univers dans une vraie plongée réciproque et croisée : l’histoire est efficace, tout autant que le dessin, très sobre, qui la double.

 

Ce sont deux univers qui m’attirent sans que je m’y connaisse vraiment et, de manière plus générale, j’aime les passionnés, ceux qui sont capables de se donner à fond : c’est le cas de ces deux-là et c’est vraiment appréciable. Le rythme est lent, comme pour nous faire sentir la nécessité des saisons et de leur succession pour les plus belles maturations. On a presque envie de le lire en dégustant un bon vin ! 

 

C’est un bel album, réussi, vraiment, sur une magnifique idée ! Seulement… je reste tout de même un peu sur ma faim – ou peut-être devrais-je dire sur ma soif ? –. Dès le début, on se doute des chemins empruntés par cette « initiation croisée » : pas de chemins de traverse, des parallèles prévisibles et, moi, j’aime qu’on me surprenne… Peut-être Étienne Davodeau pèche-t-il donc par excès dans sa volonté de nous faire comprendre toute la force de sa découverte : quelques petits éléments auraient pu gagner à n’être qu’esquissés… Mais cela reste un ouvrage charpenté et gouleyant !

 

jeudi, février 12 2015

L'enseignant est sorti ou est resté pour semer ?

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Il est 20h30 quand le professeur rentre, un peu harassé(e) de sa journée. 

Avoir enseigné,
avoir corrigé des copies,
avoir parlé,
avoir crié,
avoir puni,
avoir écouté,
avoir partagé,
avoir échangé,
avoir rencontré (ou pas) les parents des élèves sa classe. 

Des heures, les bêtes et simples heures de travail d'une journée...
Des heures parfois en apparence arides, malgré ici ou là, ces petites lueurs d'espoir...
Que bâtit-on ? Bâtit-on ? 

Bâtir ? Semer, plus probablement. 

Des heures à semer, à travers nous, malgré nous parfois,
Il est difficile d'évaluer le résultat :
En fait, c'est carrément impossible.
Mais semer, inlassablement, sempiternellement,
Dans l'espérance, dans la confiance,
Cette inextinguible confiance du semeur en ce qu'il ne maîtrise pas,
Sous et dans le doux regard du Semeur divin. 

mardi, février 10 2015

La seule motivation de l’obéissance et de l'action

 

« ‘En passant, Jésus vit Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des péages. Il lui dit : Suis-moi. Lévi se leva et le suivit’ (Mc 2, 14). L’appel est lancé, sans autre intermédiaire : l’acte d’obéissance suit de la part de celui qui a été appelé. La réponse du disciple ne consiste pas dans une confession de foi en Jésus, mais dans un acte d’obéissance. […] On pose la question stupide de savoir si, par hasard, le péager ne connaissait pas déjà Jésus, ce qui expliquerait qu’il ait été prêt à le suivre à son appel. Mais sur ce point même le texte s’obstine à ne pas répondre, tout ce qui lui importe, précisément, c’est ce vis-à-vis, sans aucun intermédiaire, d’appel et d’action. Peu lui importent les motivations psychologiques des décisions pieuses d’un homme. Et pourquoi ? Parce qu’il est une seule motivation valable à ce vis-à-vis d’appel et d’action : Jésus Christ lui-même. »

 

Dietrich Bonhoeffer, « L’appel à l’obeissance », Le Prix de la grâce, Cerf, coll. Labor et fides, 1985, p. 32.

 

jeudi, février 5 2015

Du séchage, de la justesse, de la politique de la main tendue et de l’éducation façon JC

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Hier matin, j’ai été confrontée à mon premier cas de sèche collective : un cours de rattrapage de 8h30 à 9h30, annoncé comme tel dans le carnet depuis plusieurs jours ;

Hier matin, au lieu d’une classe à peu près complète, j’ai eu des élèves en nombre tel que les doigts d’une seule main étaient déjà trop nombreux par rapport à ceux nécessaires pour les compter ;

Hier matin, j’ai été, je l’avoue, très en colère.

 

Mais très vite aussi je me suis demandée pourquoi étais-je donc en colère ?

En fait, j’ai été surprise devant cette violence soudaine qui m’habitait… Pourquoi suis-je en colère ?

Ce sont eux qui jouent avec leur scolarité, leurs bêtises diverses partout, la suite d’un début d’année plus que pas terrible… pas moi.

 

Il y avait certainement la colère d’avoir perdu une heure de sommeil, point un peu délicat et presque douloureux quand on n’est pas du matin et que c’est la période des conseils de classe et de diverses réunions ;

Il y avait aussi très certainement le fait de l’avoir pris pour moi… c’est un peu débile, je sais bien qu’il faut distinguer son « rôle » - dans le sens tant de fonction que de théâtre – de professeur de sa vraie vie. Mais il n’empêche… On passe tant de temps à préparer des cours qu’on y met un peu, beaucoup de soi. Et qu’un séchage, on a beau savoir que c’est plus un acte de paresse et de révolte adolescente, qui ne nous est pas directement destiné, c’est vrai qu’on le vit un peu comme un gros crachat dans la figure de notre investissement. C’est bête.

 

J’ai réfléchi en me tournant vers Celui qui est pour moi mon modèle d’éducateur, le Christ.

Lui qui s’est pris de vrais gros crachats dans la figure, pas de manière figurée ;

Lui qui a toujours appliqué à la politique de la main tendue…

Tu ferais quoi, Toi, Seigneur, à ma place ?

 

Les élèves furent repris et punis de leur acte… oui.

Et maintenant ?

Toi, Tu pardonnes toujours,

Toi, Tu tends la main, toujours.

 

Tu sais bien qu’on ne peut pas être de gros bisounours lançant des cœurs <3 à qui mieux mieux… surtout avec ces jeunes-là ;

Tu sais qu’il nous faut être droits, fermes et nous-mêmes le plus exemplaires,

Mais Toi Tu regardes,

Mais Toi Tu aimes à plein, à fond, vraiment…

 

Tu sais, j’ai beau m’interroger,

Je n’arrive pas franchement à savoir ce que Tu aurais fait,

Mais Toi Tu n’aurais certainement pas eu cette colère en Toi,

Tu aurais repris avec des mots justes, sans doute, qui pointaient pile sur leur cœur… mais Toi, Tu sais faire.

 

Il reste à espérer, il reste à prier :

Pour que la punition porte du fruit,

Pour qu’ils grandissent, comme de belles pousses,

Pour que vraiment mon cœur soit plein d’un juste et non naïf « je vous pardonne » comme Toi, Tu le fais si souvent avec mes merdouilles à moi,

Donne-moi Seigneur de les aimer, ces élèves pas faciles, comme Toi Tu les aimes.

lundi, février 2 2015

Fête de la Présentation de Jésus au Temple

Laudes en solitaire, un café brûlant sur le bureau, en contemplant le jour doucement se lever ; 

Sortie éreintante mais si belle au Louvre avec mes piou-piou de 6èmes si "inhabitués", si émerveillés ; 

Vêpres de la fête, priées dans la simplicité avec un grand ami prêtre ; 

Messe lumineuse, dans tous les sens du terme ; 

Soirée crêpes à dimension inhabituelle avec des amis. 

 

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Est-il besoin d'autre chose pour chanter avec Syméon : 

"Car mes yeux ont vu le Salut

Que tu préparais à la face des peuples ; 

Lumière qui se révèle aux nations...

Aux nations, à chacun de nous, en fait, 

Y compris dans l'ordinaire des jours mais où, l'esprit peut-être rendu plus aux aguets par la fête liturgique, nous chercons à mieux capter la Lumière... 

Lumière que Tu nous offres, 

Pour que nous l'offrions  à notre tour ; 

Merci Seigneur. 

dimanche, février 1 2015

Le Grand Méchant Renard

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Détente un peu hors-sujet du week-end, j’ai lu l’excellent Le Grand Méchant Renard, B.D. de Benjamin Renner. Achetée simplement parce qu’elle m’a attiré l’œil sur l’étalage et qu’en la feuilletant, j’ai goûté le dessin et les personnages qui semblaient venus tout droit du Roman de Renart (ça, c’est un truc pour faire acheter une B.D. à une littéraire !)

 

Je l’ai ouverte en rentrant et ne l’ai plus lâchée : pas tout à fait ce à quoi je m’attendais. Bien sûr, il y a des poules (surtout une !), un Chien, un Loup et un Renart parmi les personnages principaux, des personnages typiques venus de l’univers médiéval, mais l’auteur joue surtout avec finesse sur le détournement des « types ». Les situations improbables s’enchaînent les unes avec les autres et l’on sourit sans cesse, se demandant où l’auteur va encore nous mener.

 

Ni conte de fées, ni réelle récriture médiévale, Benjamin Renner construit avec pertinence un univers où un renard cherche sa place de Grand Méchant Renard parce qu’il est trop gentil : …dire que ce sont des poussins qui l’aideront à la trouver vous dira à quel point c’est improbable ! Bref, une excellente B.D. de détente !

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vendredi, janvier 30 2015

Apophtegme vécu de Miséricorde

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Après une confession... 

- Merci, père ! 

- [Tendant le bras vers le tabernacle] C'est Lui qu'il faut remercier ! 

:'-) 

 

mercredi, janvier 28 2015

Silence et justesse de ton

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Enterrement ce jour,

Deuxième en une semaine :

Il est des temps plus joyeux…

Mais cette fois d’un voisin.

 

Temps des témoignages au début,

Temps privilégié aussi pour connaître, pour prier,

Pour celui qu’on ne connaissait que par des discussions – certes parfois longues et belles – dans l’escalier.

Beaux témoignages justes, nombreux et touchants de la famille, profondément remuée par ce décès brusque, soudain, l’ayant laissée désemparée.

Et puis, à la fin, un témoignage d’un collègue du défunt…

D’un collègue peu habituel dans une église :

Athée, anticlérical, politisé et autres choses ayant de l’affinité.

 

Il ne s’agit pas de critiquer les athées, les anticléricaux, ni les francs-maçons ;

Comme tant d’autres, j’en fréquente au quotidien, j’en ai jusque dans ma propre famille et, en fait, j’ai beau ne partager aucunement leurs opinions, je les aime bien, je les aime tout court même, car je crois foncièrement que la différence est richesse ;

Mais il est question ici d’opportunité, de lieu, de temps.

 

Quand un témoignage se transforme en tribune politique,

Quand un témoignage se transforme en critique virulente de la religion,

Quelque chose de l’ordre d’un malaise s’installe.

Quand un témoignage, lu à l’ambon, clame notamment « ne laissons pas les religions prendre le pouvoir », alors qu’il est ici, devant, le corps d’un homme et devant une famille ayant choisi des funérailles chrétiennes pour l’un des leurs,

Il y a quelque chose qui ne résonne pas juste :

Maladresse ?

Malaise, mal-être.

 

Dans ce discours, le mot « laïcité » cachait un anticléricalisme crasse : c’était le droit de cet homme…

… Mais ce n’était pas le lieu, ni le temps de clamer ceci.

Et à l’heure où la « laïcité » a tendance à être mise à toutes les sauces, il serait bon dans le fond, elle qui dit si souvent aux religions de rester chez elles (c’est un autre débat !), qu’elle apprenne à respecter ces lieux, ces espaces, ces temps qui leur sont propres.

 

Pourquoi vouloir créer du conflit un jour où il est seulement question de prière ?

Pourquoi dire sa haine à peine masquée de la religion chrétienne par des mots que nous entendons déjà si souvent ailleurs dans nos vies ?

Convaincre des adeptes ? Laissez-moi rire !

 

A ce même ambon, ensuite, j’ai proclamé la Parole de Dieu qui parlait d’Espérance ;

Et puis, le prêtre qui célébrait a fait de même avec l’Évangile.

En proclamant ces mots auxquels je crois et que je voulais dire de la part du Seigneur notamment à la pauvre mère du disparu, j’avais le cœur encore plein de ce malaise.

 

Mais je suis restée sur ce mot d’Espérance, sur ce doux mot-là ;

Ce doux mot qui allait plus loin que les silences figés, pétrifiants, glacés d’une assemblée peu habituée à prier,

Ce doux mot qui allait surtout plus loin que la mort,

Ce doux mot qui porte, en germe, tout un monde pacifié en lui. 

En Lui. 

lundi, janvier 26 2015

Ciels hivernaux contemplatifs

 

J’éprouve une fascination sans réserve pour les couchers de soleil hivernaux :

Lumineux et pleins de contraste, ils sont toujours porte ouverte à la contemplation.

 

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De ces branches dénudées par le froid,

Ce même froid qui transit notre être,

Qui donne l’impression de mordre…

Et qui pourrait bien ne laisser plus que l’essentiel ?

 

Quand l’hiver casse et dépouille,

La tentation est grande de se racornir,

De se replier sur soi pour protéger ce qui reste.

 

Les grands arbres tendus vers le ciel restent invitation à l'inverse :

Rester debout dans l’hiver, pour affronter la nuit qui vient ;

Tendre, mêmes nues, nos mains vers le ciel pour la louange ;

S’étendre au maximum de ce qui nous est donné, sève des jours ;

Être heureux d’être planté en cette terre, puisque c’est Dieu Lui-même qui nous y invite !

 

Et, comme la lanterne du réverbère,

Apprendre à briller,

Apprendre à rayonner d’une lueur qui ne nous appartient pas et nous traverse avec une permanente douceur. 

 

jeudi, janvier 22 2015

Un grain de sel

Lu sur Facebook ce matin... 

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Parce qu'il est des fautes de frappe qui tombent... si bien ! :) 

 

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